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La déification de l'homme selon la doctrine des Pères grecs
Lot-Borodine Myrrha ; Daniélou Jean
CERF
24,00 €
Épuisé
EAN :9782204090285
Les études rassemblées dans ce livre ont pour but de faire découvrir les richesses encore peu connues de l'Orthodoxie, héritière des Pères grecs. L'auteur, selon le cardinal Yves Congar, " a sur tout autre spécialiste l'avantage d'entrer dans l'intime des doctrines et de deviner comme sans effort le secret du jardin fermé ". " La lecture de cet ouvrage, écrit le cardinal Jean Daniélou, fut pour moi décisive. Il cristallise quelque chose que je cherchais, une vision de l'homme transfiguré par les énergies divines [...]. Ce qui fait la valeur exceptionnelle de l'oeuvre de Madame Lot-Borodine, c'est qu'elle a retrouvé l'expression vivante de la mystique byzantine et qu'elle a su la faire percevoir. Ce qui nous est donné ici est plus qu'un travail d'érudition. " En effet, on sent passer à travers ces pages le souffle d'un Maxime le Confesseur, d'un Grégoire de Nysse et de toute la tradition grecque et orientale affirmant avec force et lyrisme que l'être humain a été créé à l'image de Dieu, à l'image du Verbe. Son destin est de s'enraciner tout entier dans l'Esprit, de spiritualiser jusqu'aux forces somatiques du composé humain et du cosmos, et ainsi de parachever la Création sur le modèle du Verbe.
Résumé : Je dois l'avouer, il y a des années que je n'avais lu un livre qui m'ait causé autant de joie. C'est un livre extraordinairement limpide dans sa profondeur même, et d'une extrême justesse spirituelle. En le lisant on ne peut que dire : c'est cela, c'est bien cela. On y entend la voix de la Tradition. Mais cette Tradition est vivante, créatrice, juvenescens, disait Irénée de Lyon, capable d'inventer " des mots nouveaux ", affirmaient les Pères Cappadociens. On trouvera dans ce livre les thèmes fondamentaux de la théologie dogmatique - le mystère, la Trinité, la création, le Dieu fait homme, l'Esprit Saint, la prière (y compris la " prière de Jésus "), l'eschatologie - mais toujours exposés pour changer notre vie maintenant, dans les conditions qui sont aujourd'hui les nôtres. Le Dieu dont nous parle Kallistos Ware n'est pas la clé de voûte de l'ordre social, mais le Dieu crucifié par folie d'amour. Il faut méditer ses pages sur le Dieu souffrant et sur l'agonie du Christ, agonie dont " théologie morale " russe du début de ce siècle a si prophétiquement parlé. Au moment où tant de chrétiens doutent de leur identité et de leur vocation, ce livre vient à son heure pour rappeler que le christianisme n'est pas une morale plus ou moins humanitaire, mais une ascèse, une mystique, une vie crucifiée et ressuscitée, un élan qui ne bute pas sur le néant mais se déploie en " voyage dans l'infini ".
Expression fondamentale du christianisme à l'instar du catholicisme romain et des religions issues de la Réforme, l'Eglise orthodoxe s'implante progressivement en Occident et, après des décennies d'oppression sous le régime soviétique, renaît en Europe orientale, son foyer historique. Olivier Clément brosse un tableau des aspects essentiels de l'orthodoxie, tant sur le plan historique que théologique, ecclésiastique et rituel. Il constitue à ce titre une présentation lumineuse de cette religion, à la fois simple et fervente.
La religion chrétienne orthodoxe est aujourd?hui probablement la plus méconnue et la plus sujette aux confusions. D?entrée, dans une ignorance largement partagée, on songe aux liens de soumission de l?Église de Moscou au pouvoir russe - mais on oublie que la deuxième Église orthodoxe orientale est celle d?Éthiopie ; à l?association historique de l?orthodoxie au panslavisme - mais c?est ne pas mesurer l?importance que prend désormais l?Église orthodoxe nord-américaine ; à une mystique impressionnante, telle celle du Mont Athos, mais c?est alors prêter à cette religion une unité liturgique plus qu?institutionnelle. Antoine Arjakovsky, dans cet ouvrage d?une singulière originalité, nous fait découvrir l?orthodoxie dans la dynamique de l?histoire, c?est-à-dire dans la crise profonde que traversent aujourd?hui une religion, des Églises et leur identité trop souvent figée. Car les orthodoxes ne s?entendent pas sur la définition de leur Église (est-elle celle des sept premiers conciles ?cuméniques ? ou, plutôt que la fidélité à la mémoire, est-ce la capacité à incarner, avec l?aide de l?État, le règne de Dieu sur la terre grâce à la «droite vérité» qui la définit ? ou bien encore se ramène-t-elle à la «juste glorification» - c?est-à-dire sa spiritualité, son culte, sa prière, qui remontent aux apôtres notamment ?) ; moins encore sur la place des femmes ni sur les rapports aux puissances politiques. Face à des tensions internes qui peuvent conduire à l?éclatement d?une identité commune devenue impossible, Antoine Arjakovsky montre l?émergence d?une conception nouvelle de l?orthodoxie comme «la connaissance juste», celle qui unifie ce qui est cru avec ce qui est vécu, en quelque lieu que ce soit. Il n?y va plus seulement de questions de doctrine mais, pour le monde contemporain, aussi de rééquilibrages géopolitiques.