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Hegel et la catastrophe allemande
Losurdo Domenico
ALBIN MICHEL
24,25 €
Épuisé
EAN :9782226067500
Dans le débat sur la responsabilité de certains intellectuels allemands à l'égard de la catastrophe qu'a connue l'Allemagne au XXè siècle, des penseurs renommés comme Karl Popper ont soutenu la thèse selon laquelle la philosophie hégélienne serait une des sources directes du nazisme. C'est ce mythe que dénonce Demenico Losurdo, professeur de philosophie politique à l'université d'Urbino, dans une enquête sur les variations de " l'image de Hegel " à travers les circonstances historiques. Comment, par quelles étranges voies, la philosophie du maître de Berlin, chantre de l'avènement de la liberté et théoricien de l'universalité, a-t-elle pu être identifiée à ce point à l'idéologie du " sang et (de) la terre " ? Ce livre ne constitue donc pas un commentaire de plus de l'?uvre de Hegel mais une réflexion ciritque sur sa réception en Allemagne, en Itlaie et dans toute l'Europe. Il fait la preuve que, pour reprendre une expression de Carl Schmitt, avec l'arrivée au pouvoir de Hitler, " Hegel pour ainsi dire est mort ".
L'idéologie de la guerre de 1914 et l'expérience de la mort lors du premier conflit mondial, qui arrache l'homme à la sécurité bourgeoise, continuent à jouer un rôle déterminant sur le climat spirituel qui règne durant la République de Weimar. Elles marquent profondément Heidegger lui-même.Domenico Losurdo souligne cette dimension culturelle de la pensée de Heidegger et ouvre ainsi une perspective totalement neuve et dénuée de sous-entendus politiques, sur sa vie et sur son oeuvre.
Présentation de l'éditeur Le libéralisme continue aujourd'hui d'exercer une influence décisive sur la politique mondiale et de jouir d'un crédit rarement remis en cause. Si les " travers " de l'économie de marché peuvent à l'occasion lui être imputés, les bienfaits de sa philosophie politique semblent évidents. Il est généralement admis que celle-ci relève d'un idéal universel réclamant l'émancipation de tous. Or c'est une tout autre histoire que nous raconte ici Domenico Losurdo, une histoire de sang et de larmes, de meurtres et d'exploitation. Selon lui, le libéralisme est, depuis ses origines, une idéologie de classe au service d'un petit groupe d'hommes blancs, intimement liée aux politiques les plus illibérales qui soient : l'esclavage, le colonialisme, le génocide, le racisme et le mépris du peuple. Dans cette enquête historique magistrale qui couvre trois siècles, du XVII e au XX e, Losurdo analyse de manière incisive l'oeuvre des principaux penseurs libéraux, tels que Locke, Burke, Tocqueville, Constant, Bentham ou Sieyès, et en révèle les contradictions internes. L'un était possesseur d'esclaves, l'autre défendait l'extermination des Indiens, un autre prônait l'enfermement et l'exploitation des pauvres, un quatrième s'enthousiasmait de l'écrasement des peuples colonisés... Assumer l'héritage du libéralisme et dépasser ses clauses d'exclusion est une tâche incontournable. Les mérites du libéralisme sont trop importants et trop évidents pour qu'on ait besoin de lui en attribuer d'autres, complètement imaginaires.
Losurdo Domenico ; Patrizio Marie-Ange ; Canfora L
Il fut un temps où d'illustres hommes d'Etat - comme Churchill - et des intellectuels de premier plan - Hannah Arendt ou Thomas Mann pour ne citer qu'eux - avaient pour Staline, et pour le pays qu'il guidait, du respect, de la sympathie et même de l'admiration. Avec l'éclatement de la Guerre froide d'abord, et surtout, ensuite, avec le Rapport Khrouchtchev, Staline devient, du jour au lendemain, un "monstre", comparable peut-être seulement à Hitler. Le contraste radical entre ces attitudes à l'égard du "petit père des peuples" devrait pousser l'historien non pas à trancher en faveur d'une de ces images mais bien à les étudier toutes, en analysant les conflits et les intérêts qui sont à l'origine de ces prises de positions. C'est ce que réalise Domenico Losurdo, en revenant scrupuleusement sur les tragédies du XXe siècle et en déconstruisant et contextualisant nombre des accusations et louanges adressées à Staline. Cet essai est une approche à la fois historique, historiographique et philosophique - qui, comme en Italie à sa sortie, ne manquera pas de susciter de vives polémiques.
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin
Résumé : En 195 aphorismes, les Yoga-Sutras de Patanjali codifient l'enseignement d'une pratique traditionnelle plusieurs fois millénaire. C'est l'esprit même du Yoga qui se trouve ici décrit, résumé en une série de remarques lapidaires et lumineuses. Vrai traité de connaissance de soi, cet ouvrage est l'un des textes majeurs de l'humanité. Son message, transcendant les siècles, se révèle bien plus que moderne : essentiel.
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.