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Le péché originel du XXe siècle
Losurdo Domenico ; Goux Jean-Michel
ADEN BELGIQUE
9,20 €
Épuisé
EAN :9782930402420
Peu à peu se fait jour l'idée que le communisme serait la cause initiale de tous les crimes du XXe siècle. Pour les tenants d'une histoire réactionnaire, le génocide de "race" initié par les nazis ne serait qu'une réponse au génocide de "classe" lancé par les bolcheviques. L'auteur démontre que les germes des massacres du XXe siècle, étaient pourtant bel et bien présents bien avant Octobre 17. Contre les faussaires de l'histoire, Losurdo révèle à quel point le colonialisme fut une véritable école du crime de masse pour les nazis comme pour la plupart des pays libéraux de tradition démocratique. On pense à l'exemple saisissant d'Hitler fasciné par les massacres d'indiens par les américains. L'originalité du livre est de dénoncer le discours hypocrite qui compare les crimes du communisme aux déclarations de principe de la démocratie libérale, en ignorant la pratique de cette dernière. Il s'amuse à inverser le processus. Un exercice salvateur pour s'armer contre toutes les manipulations idéologiques de l'histoire.
L'idéologie de la guerre de 1914 et l'expérience de la mort lors du premier conflit mondial, qui arrache l'homme à la sécurité bourgeoise, continuent à jouer un rôle déterminant sur le climat spirituel qui règne durant la République de Weimar. Elles marquent profondément Heidegger lui-même.Domenico Losurdo souligne cette dimension culturelle de la pensée de Heidegger et ouvre ainsi une perspective totalement neuve et dénuée de sous-entendus politiques, sur sa vie et sur son oeuvre.
Losurdo Domenico ; Patrizio Marie-Ange ; Canfora L
Il fut un temps où d'illustres hommes d'Etat - comme Churchill - et des intellectuels de premier plan - Hannah Arendt ou Thomas Mann pour ne citer qu'eux - avaient pour Staline, et pour le pays qu'il guidait, du respect, de la sympathie et même de l'admiration. Avec l'éclatement de la Guerre froide d'abord, et surtout, ensuite, avec le Rapport Khrouchtchev, Staline devient, du jour au lendemain, un "monstre", comparable peut-être seulement à Hitler. Le contraste radical entre ces attitudes à l'égard du "petit père des peuples" devrait pousser l'historien non pas à trancher en faveur d'une de ces images mais bien à les étudier toutes, en analysant les conflits et les intérêts qui sont à l'origine de ces prises de positions. C'est ce que réalise Domenico Losurdo, en revenant scrupuleusement sur les tragédies du XXe siècle et en déconstruisant et contextualisant nombre des accusations et louanges adressées à Staline. Cet essai est une approche à la fois historique, historiographique et philosophique - qui, comme en Italie à sa sortie, ne manquera pas de susciter de vives polémiques.
Présentation de l'éditeur Le libéralisme continue aujourd'hui d'exercer une influence décisive sur la politique mondiale et de jouir d'un crédit rarement remis en cause. Si les " travers " de l'économie de marché peuvent à l'occasion lui être imputés, les bienfaits de sa philosophie politique semblent évidents. Il est généralement admis que celle-ci relève d'un idéal universel réclamant l'émancipation de tous. Or c'est une tout autre histoire que nous raconte ici Domenico Losurdo, une histoire de sang et de larmes, de meurtres et d'exploitation. Selon lui, le libéralisme est, depuis ses origines, une idéologie de classe au service d'un petit groupe d'hommes blancs, intimement liée aux politiques les plus illibérales qui soient : l'esclavage, le colonialisme, le génocide, le racisme et le mépris du peuple. Dans cette enquête historique magistrale qui couvre trois siècles, du XVII e au XX e, Losurdo analyse de manière incisive l'oeuvre des principaux penseurs libéraux, tels que Locke, Burke, Tocqueville, Constant, Bentham ou Sieyès, et en révèle les contradictions internes. L'un était possesseur d'esclaves, l'autre défendait l'extermination des Indiens, un autre prônait l'enfermement et l'exploitation des pauvres, un quatrième s'enthousiasmait de l'écrasement des peuples colonisés... Assumer l'héritage du libéralisme et dépasser ses clauses d'exclusion est une tâche incontournable. Les mérites du libéralisme sont trop importants et trop évidents pour qu'on ait besoin de lui en attribuer d'autres, complètement imaginaires.
Résumé : Dans le débat sur la responsabilité de certains intellectuels allemands à l'égard de la catastrophe qu'a connue l'Allemagne au XXè siècle, des penseurs renommés comme Karl Popper ont soutenu la thèse selon laquelle la philosophie hégélienne serait une des sources directes du nazisme. C'est ce mythe que dénonce Demenico Losurdo, professeur de philosophie politique à l'université d'Urbino, dans une enquête sur les variations de " l'image de Hegel " à travers les circonstances historiques. Comment, par quelles étranges voies, la philosophie du maître de Berlin, chantre de l'avènement de la liberté et théoricien de l'universalité, a-t-elle pu être identifiée à ce point à l'idéologie du " sang et (de) la terre " ? Ce livre ne constitue donc pas un commentaire de plus de l'?uvre de Hegel mais une réflexion ciritque sur sa réception en Allemagne, en Itlaie et dans toute l'Europe. Il fait la preuve que, pour reprendre une expression de Carl Schmitt, avec l'arrivée au pouvoir de Hitler, " Hegel pour ainsi dire est mort ".
Cohn Norman ; Clémendot Simone ; Fuchs Michel ; Ro
De la fin du XIe jusqu'à la première moitié du XVIe siècle, l'Europe fut le foyer de nombreux soulèvements dont les chefs nourrissaient leurs doctrines des grandes prophéties traditionnelles de l'Ancien Testament. Aux pauvres et aux exploités des villes et des campagnes, ils prédisaient l'avènement prochain d'un Millenium - pratiquement illimité -, sorte d'âge d'or où, libérée du mal et de la souffrance, la terre se transformerait en un nouveau Paradis terrestre. Le contenu révolutionnaire de ces mouvements ne tardait pas à mettre en péril l'ordre établi, l'exaltation mystique venant renforcer la violence des revendications sociales. Aussi furent-ils sauvagement persécutés et anéantis tant par l'Église que par le pouvoir temporel. Le messianisme révolutionnaire, qui, pendant près de quatre siècles et demi, cristallisa les aspirations et les rancoeurs sociales des couches les plus pauvres d'une partie de l'Europe, est un phénomène mal connu. Norman Cohn, disposant d'une très vaste documentation, décrit avec bonheur l'histoire de ces courants messianiques, depuis les premières croisades des pauvres jusqu'aux prophètes du Millenium égalitaire, Thomas Müntzer et Jean de Leyde (roi éphémère de la ville de Münster devenue la "Nouvelle Jérusalem" communiste), en passant par le mouvement des "flagellants", les hussites, les anabaptistes, etc. Mais l'auteur va plus loin. Il affirme que les chimères millénaristes n'ont rien perdu aujourd'hui de leur pouvoir de fascination. Les grandes idéologies du monde moderne doivent beaucoup à la tradition apocalyptique des masses du Moyen Âge... On le découvrira dans ce livre.
Alinsky Saul ; Görtz Nic ; Zamora Daniel ; Hellier
Après avoir étudié la sociologie et la criminologie à Chicago où il travailla sur la mafia d'Al Capone et ses techniques organisationnelles, Alinsky (1909-1972) s'est consacré à l'organisation politique des habitants les plus pauvres de Chicago à des fins émancipatrices. De sa pratique, il a tiré des conclusions, des recommandations passionnées et une méthode qu'il a systématisée dans ce livre phare, Etre radical, publié pour la première fois en 1971. Rédigé dans un climat social et politique explosif aux USA (Black Panthers, radicalisation des campus universitaires, luttes dans les ghettos, Weather Underground, grèves), ce livre assurera à Alinsky bien des adeptes aux USA dont un certain Barack Obama. Etre radical donne aux radicaux des clés pour opérer une transformation sociale constructive et comprendre "la différence entre un vrai radical et un radical de papier".