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Rien n'est plus drôle que le malheur. Du comique et de la douleur dans les écritures drammatiques
Losco-Lena Mireille
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753513259
Rien n'est plus drôle que le malheur, je te l'accorde. Mais -". Cette réplique de Nell à Nagg, dans Fin de partie de Beckett (1957), peut être considérée comme programmatique de tout un pan du théâtre comique contemporain. Situé entre rire de la douleur, rire avec douleur, rire malgré la douleur et douleur de rire, ce théâtre ne craint plus de faire commerce avec la mélancolie, de s'aventurer sur les territoires les plus violents de l'histoire du XXe siècle, d'entretenir des liens étroits avec les désastres intimes et collectifs, d'explorer tout le lamentable de la vie humaine, de réinventer de drôles de tragédie. Rendant compte d'une mutation de la sensibilité comique occidentale qui s'est engagée depuis le XIXe siècle, il nous propose, envers et contre tout, un rire quand même: paradoxal, insolent, provocateur, inattendu, ambigu, anxiogène et libérateur tout à la fois. À travers un ensemble de pièces écrites, pour la plupart d'entre elles, au cours des vingt dernières années, dans l'aire européenne - avec quelques ouvertures du côté de l'Algérie et d'Israél -, cet ouvrage rend compte de la diversité des dramaturgies du comique et de la douleur. De George Tabori à Noëlle Renaude ou Patrick Kermann. d'Eugène Durif ou Daniel Lemahieu à Biljana Srbljanovié en passant par Hanokh Lev in. Michel Vinaver ou Werner Schwab. les théâtres ici explorés conjuguent pertinence mimétique et impertinence ludique: le comique s'y présente comme un outil de représentation du monde et d'examen de l'histoire, mais il témoigne également d'une quête de résistance et d'une roborative obstination à vivre.
Résumé : ELLE : Zut ! Je suis en retard. C'est toujours comme ça quand on fixe un rendez-vous en bas de chez soi. Mais je ne pouvais pas laisser ma fille en pleurs au téléphone. Ce bonhomme sous son parapluie, je suis sûre que c'est lui. Le pauvre ! Je suis vraiment bourrique de le faire attendre sous la pluie. Dieu, que son chapeau est moche ! Et cet imper minable, tout étriqué ! Je ne m'attendais pas à rencontrer Clint Eastwood, mais la réalité est tout de même cruelle. Lui : Dix minutes de retard ! Encore une qui ne dépare pas la collection. Elle doit se pommader, se pomponner pendant que j'attrape la mort sous le déluge. Non mais, de quoi j'ai l'air ? A soixante-cinq ans, attendre une inconnue avec qui j'ai échangé trois lignes et un maigre coup de téléphone ? Si Noémie voyait son grand-père comme ça, elle se moquerait de lui. Et elle aurait raison. Je ne regrette pas d'avoir posé cette annonce, mais elle me vaut bien des ridicules. Dieu du Ciel ! Faites que cette furie en baskets ne soit pas celle que j'attends... - Bonjour, je suis Brigitte. Lui : Aïe ! - Enchanté. Moi, c'est Albert. ELLE : Albert ! Il ne me l'avait pas dit, ça. Albert ! Ça ne nous rajeunit pas, ce nom-là. Un roman vif, tendre et hilarant sur les surprises de l'amour à tout âge.
Juste un pas de plus est un roman mettant en scène une affaire judiciaire vécue de l'intérieur. A la suite d'un événement anodin, le personnage principal passe par toutes les étapes, de l'instruction jusqu'à la condamnation en appel. A travers cette expérience, l'auteur lève le voile sur les arcanes d'une institution en souffrance. Au-delà de l'affaire, le roman est également, et surtout, un prétexte pour illustrer le concept de résilience.
Lorsque Tom atterrit sur l'île de Félico, les poches vides et la tête pleine de curiosité, ce jeune cadre parisien, en quête de repères sur le plan personnel et de renouveau sur le plan professionnel, envisage ce voyage comme une formidable aventure humaine au coeur d'un paysage naturel féérique. " Laisse-toi surprendre, lui avait lancé un collègue de bureau, grand amateur de périple à travers le monde, avec un sourire complice. Lorsque tu pars ainsi, sans billet retour, une foule d'opportunités s'offre à toi. Tu iras de surprise en surprise, mais, sois en certain, quand tu en auras réellement besoin, tu trouveras quelque chose ou quelqu'un pour satisfaire ta demande. Ton chemin ne t'abandonnera pas". Et ce sera exactement le cas. Mais au moment de descendre du vol TSF2964 en provenance de Paris, il ignore tout de sa véritable destination. Mots clés : Aventure, découverte, coup de foudre, mémoire, éveil, nature.
Tout commence par cette observation de l'informaticien Daniel Hillis, en 1993 : "Quand j'étais enfant, les gens parlaient de ce qui se passerait quand on approcherait de l'an 2000. Aujourd'hui, trente ans plus tard, ils en parlent toujours. Le futur s'est réduit d'année en année, et ce toute ma vie. Je pense qu'il est temps que nous nous lancions dans un projet à long terme qui poussera les gens à penser au-delà de la barrière mentale du millénaire. J'aimerais proposer une grande horloge mécanique, alimentée par les changements de température saisonniers. Elle fait tic-tac une fois par an, sonne une fois par siècle, et le coucou ne sort qu'à chaque nouveau millénaire" . Stewart brand explique (en 1995) : "Une telle horloge, si elle était suffisamment impressionnante et bien construite, incarnerait pour tous la profondeur du temps. Il serait charismatique de la visiter, intéressant d'y penser, et elle serait assez célèbre pour devenir une icône dans les discours publics. Idéalement, elle ferait, pour la réflexion sur le temps, ce que les photographies de l'espace ont fait pour la réflexion sur l'environnement. De telles icônes remodèlent complètement la façon dont pensent les gens. Il a été suggéré que la limite temporelle du projet soit de 10 000 ans, voici 10 000 ans, la fin de l'ère glaciaire marquait le début de l'agriculture et de la civilisation : nous devrions créer une perspective analogue pour le futur" . Le premier prototype de cette Horloge du Long Maintenant a commencé à fonctionner le 31 décembre 1999. Il est exposé au Science Museum de Londres.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.