Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Heures d'Afrique. Chroniques du Maghreb, 1893-1898
Lorrain Jean
L'HARMATTAN
20,85 €
Épuisé
EAN :9782738425256
Jean Lorrain (1855-1906) fut un chroniqueur, un écrivain et un esthète ; il fut aussi un grand voyageur. Il a effectué plusieurs voyages au Maghreb ; ses chroniques furent publiées dans les journaux de son époque et réunies dans un recueil intitulé "Heures d'Afrique". "Lorrain tombe chez moi de retour d'Alger, de Tunis. Il parle avec passion de ces pays qui apportent une espèce d'assoupissement à la nervosité parisienne. Mais son admiration enthousiaste est surtout pour le désert du soir, et il le peint tout d fait en peintre-poète. Dans la journée, la terre, le ciel, les burnous sont d'une couleur rougeâtre de vilaine poterie ; mais le soir, mais au crépuscule le ciel se fait rose, les montagnes de l'horizon, apparaissant plus légères, moins denses que le ciel, ressemblent d des vapeurs mauves, et la terre du désert se voit bleue comme la mer, avec des ondulations du sol ayant l'air de vagues et sous le souffle d'une brise vous mettant du .sel sur les lèvres." Edmond de Goncourt. Journal. Mercredi 5 avril 1893. "Il jouait volontiers au corsaire et s'il aimait â ce point faire de longs séjours en Tunisie ou en Tripolitaine, c'était par une singulière nostalgie des époques barbaresques." Edmond Jaloux.
Jean Lorrain vous propose de découvrir ou de revisiter sa décadence fin-de-siècle en cinq nouvelles. Ses récits fantastiques nous promettent la traversée du miroir au pays du visionnaire inspiré par l'éther et l'art. L'onirisme surgit de l'enfermement névrotique. Le conte immoral s'avère stérile et sans lendelmains et l'épilogue désenchante les vaines espérances de désintoxication mais le lecteur conquis a savouré l'aventure !
Sur la Riviera, Jean Lorrain (1855-1906), chroniqueur satirique mais aussi dandy, brosse l'intimité luxueuse et luxurieuse d'une faune interlope en mal de villégiatures et d'amours. Stigmatisant les prétentions et les niaiseries, ces chroniques de la Belle Epoque, sensuelles et sadiques, parurent dans les journaux du temps et ne furent réunies par leur auteur qu'en 1905. Lorrain disait que "[...] les ménages du grand monde passant la porte d'un salon lui apport[aient], par la laideur des femmes, l'idée que dans ce monde, les hommes étaient les prostituées, tandis que dans le bas de la société, dans le peuple, c'étaient les femelles." (Journal des Goncourt, 13 mai 1884.) Lorrain croque, à la manière d'un Lautrec, des corps vitriolés par l'âge: "Le corps humain, quelle source de joies et de surprises inespérées pour l'oeil de l'artiste! Depuis quarante ans que je l'étudie, je découvre tous les jours en lui des aspects que j'ignore..." (Le Journal, 30 juillet 1899, Raitif de la Bretonne, pseudonyme de Jean Lorrain). Jamais l'art n'alla plus loin dans le dosage méticuleux de sucre et de piment, de la confiture de rose et du poivre rouge. Remy de Gourmont. Mon cher Lorrain, je crois très franchement que votre littérature reste Le plus sérieux de mes vices. J.-K. Huysmans. Il peignait le vice, s'y attarda, s'y complut: cela est incontestable car il percevait nettement que le vice fait plus de martyrs que la vertu [...] Octave Uzanne.
Journaliste renommé du Paris des années 1890, Jean Lorrain, dandy, fardé, homosexuel et éthéromane, est aussi l'auteur de romans et nouvelles à l'inspiration plutôt vénéneuse. Teinté d'autobiographie, son chef-d'oeuvre, Monsieur de Phocas, revêt la forme d'un journal intime : celui du duc de Fréneuse, esthète blasé et pervers, qui égrène au long des pages phantasmes et névroses. Avec Phocas, Jean Lorrain donne un pendant à l'oeuvre de Huysmans, ravivant une ultime fois les feux de l'esthétique qu'A rebours avait allumés. Le dossier s'intéresse à la genèse du roman, à la pratique - pléthorique chez Lorrain - de l'intertextualité et à la réception critique.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.