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Métropoles XXL en pays émergents
Lorrain Dominique
SCIENCES PO
26,50 €
Épuisé
EAN :9782724612059
Ingouvernables ? Les très grandes métropoles, de 5 à 20 millions d'habitants, se multiplient ; la majorité d'entre elles se situent dans les pays émergents, accroissant les défis : peut-on dès lors gouverner de vastes ensembles complexes et divisés par des inégalités ? La recherche a souvent répondu par la négative. Cet ouvrage développe une approche de la ville matérielle et de ses institutions. La prise en compte des réseaux urbains et des institutions qui permettent de les piloter montre que, sans élaborer de grande théorie, les responsables urbains ont inventé les mécanismes d'un gouvernement ordinaire. Ils l'ont fait à partir de la résolution de problèmes pratiques et irrépressibles : fournir de l'électricité, de l'eau potable, assainir, permettre les déplacements, etc. Trois résultats ressortent : les réseaux techniques contribuent à structurer les villes et font office de dispositifs de cohérence. Les métropoles sont d'autant plus gouvernables qu'il existe un pouvoir légitime de rang supérieur capable de faire des arbitrages. Enfin, l'urbanisation anarchique trouve ses causes dans les régimes de propriété foncière, dans une insuffisante planification urbaine et dans les pratiques des promoteurs et des acteurs locaux qui s'enrichissent par la production du bâti. Par la nouveauté de ces hypothèses et la précision des analyses conduites à Shanghai, Mumbai, Le Cap et Santiago du Chili, ce livre s'adresse à tous ceux qui travaillent sur la ville : élus, fonctionnaires territoriaux et fonctionnaires d'Etat, cadres des firmes urbaines, citoyens et étudiants.
Les politiques de dérégulation mises en oeuvre depuis une trentaine d'années ont transformé les structures industrielles et les équilibres politiques des économies nationales et internationales. Tous les secteurs ont été touchés : l'industrie, les services et les industries de réseaux. Il en est cependant un qui occupe toujours une place particulière : celui de l'eau, secteur qui cristallise les passions politiques, au point de générer de nombreux conflits environnementaux. Les protagonistes de ces actions - entreprises privées ou mouvements en faveur de la remunicipalisation -, plaident à partir de leurs points de vue spécifiques et souvent partiels. La seule problématique des modes de gestion a rattaché le sujet au problème, bien plus large, de l'adhésion ou un refus du " consensus de Washington ". Les tentatives de remunicipalisation des services d'eau ont ainsi focalisé l'attention, au point de devenir l'incarnation exemplaire des luttes contre la globalisation libérale. La promotion d'un service universel est généralement considérée comme un progrès, sans pour autant épuiser la diversité des systèmes de distribution possibles. Trop d'attention a cependant été accordée aux contrats et à la définition du mode de régulation du service : les crises montrent aussi qu'il ne suffit pas de changer de contrat et d'opérateur pour améliorer le service. L'observation des systèmes existants suggère de s'interroger sur les facteurs de la performance et du progrès, sans les rattacher a priori aux catégories public ou privé. Le tout est de pouvoir dépasser l'indignation et le sentiment d'injustice suscités par les inégalités d'accès à l'eau. Afin d'élaborer une problématique qui évite aussi bien la description des inégalités que le saut normatif de l'imputation des responsabilités, ce numéro propose de croiser deux perspectives de recherche : l'une qui s'attache au gouvernement des villes ; l'autre qui étudie les inégalités d'accès à l'eau et les conflits environnementaux qu'elles génèrent. Il élabore une combinatoire de cas de mise en oeuvre possible du service, de l'Asie à l'Amérique latine, de l'Afrique à la France.
Résumé : Tout a commencé avec la chute de sa mère, veuve de 76 ans. Son col du fémur en fait les frais, et Guillaume Rotin, fils de feu Dr Rotin, est contraint de rentrer à Maulna, avec la ferme intention de se débarrasser enfin du fief. En faisant le portrait d'un homme partagé entre l'amour qu'il porte à sa mère et le refus de son héritage, François-Guillaume Lorrain nous raconte une histoire aussi singulière que collective, celle d'une maison de famille.
Si, à chaque extrémité du XIXe siècle, Auguste Comte invente le mot de sociologie et Emile Durkheim contribue à lui donner son éclat, la discipline est moribonde au milieu du XXe siècle, oubliée des universités, anémique au CNRS naissant. Ce n'est que dans le courant des années 1970 qu'elle achève de se voir gratifier de tous les attributs qui font une discipline en France, à commencer par des cursus et des filières de recrutement propres, et dans le courant des années 1980 qu'elle reprend son expansion démographique. Comment cette renaissance s'est-elle traduite sur le terrain scientifique ? A quoi la sociologie s'intéressait-elle vers 1970 ? Comment ses intérêts et ses méthodes ont-ils évolué ? I. e tournant des années 2010 est une période particulière. C'est alors que la première génération d'enseignants et de chercheurs formés comme sociologues par l'université dans les années 1960 part massivement à la retraite. Quel est le legs de cette génération à ses cadets, en matière théorique et empirique ? Comment ces derniers se sont-ils emparés de cet héritage, l'ont-ils fait fructifier et l'ont-ils transformé ? Cet ouvrage veut aider à répondre à ces questions, en mettant à contribuer ces deux générations sur quinze domaines explorés par la sociologie : stratification, famille, école, religions, travail, genres, économie, politique, monde rural, monde urbain, migration, santé, arts et de la culture, sciences et des techniques, communication et medias.
Journaliste renommé du Paris des années 1890, Jean Lorrain, dandy, fardé, homosexuel et éthéromane, est aussi l'auteur de romans et nouvelles à l'inspiration plutôt vénéneuse. Teinté d'autobiographie, son chef-d'oeuvre, Monsieur de Phocas, revêt la forme d'un journal intime : celui du duc de Fréneuse, esthète blasé et pervers, qui égrène au long des pages phantasmes et névroses. Avec Phocas, Jean Lorrain donne un pendant à l'oeuvre de Huysmans, ravivant une ultime fois les feux de l'esthétique qu'A rebours avait allumés. Le dossier s'intéresse à la genèse du roman, à la pratique - pléthorique chez Lorrain - de l'intertextualité et à la réception critique.
Deux degrés, cela semble peu, mais c'est énorme. La température terrestre a déjà augmenté d'un degré depuis l'époque préindustrielle. Les émissions de carbone liées aux activités humaines en sont les premières responsables. Des bouleversements climatiques sont en cours et leurs impacts ne vont que s'aggraver. Il est presque sûr que nous ne tiendrons pas l'objectif, solennellement acté par les gouvernements du monde, de contenir le réchauffement climatique en dessous de 2 °C. La raison de cette incapacité tient à la triple dépendance de nos sociétés (technique, économique, culturelle) aux énergies fossiles, qui en constituent un soubassement aussi diffus que puissant. La science nous annonce qu'à ce rythme le pire est à craindre. Mais cela n'induit pas une fuite individuelle. Nous devons, au contraire, faire face collectivement. Constatant l'impossibilité actuelle de changer radicalement nos modes de vie et d'organisation, ce livre nous engage néanmoins à suivre plusieurs voies réalistes d'adaptation et de réforme pour préparer un futur moins sombre.
La terre prodigue ses ressources et confère la puissance à ceux qui se l'approprient. Les sociétés n'ont eu de cesse de se battre et de mourir pour elle : conquêtes, guerres civiles, autoritarismes, etc. Des fascismes européens aux dictatures latino-américaines, de la révolution chinoise aux guérillas colombiennes, combien de séquences politiques ont eu pour arrière-plan une terre mal distribuée ? Des Etats-Unis de la guerre froide à la Chine et la Russie d'aujourd'hui en passant par les pays du Golfe, combien de pays ont exprimé leur volonté de domination et de sécurité par une emprise foncière ? Des Kurdes aux Tibétains, des Palestiniens aux Ouïgours, combien de peuples ont vu leurs terres se dérober et leur rêve de reconnaissance s'évanouir ? Pierre Blanc réexamine l'histoire contemporaine en plaçant la question foncière au coeur des logiques de pouvoir.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
Les grandes puissances reprennent leur compétition stratégique, Donald Trump répand sa vision isolationniste du monde, le terrorisme s'internationalise, la Chine devient le nouveau géant, la Russie retrouve son agressivité, les guerres se font cybernétiques... Autant de signes que l'ordre international tel que nous le connaissons a vécu. Si un terme devait résumer la période charnière que nous vivons, ce serait celui du recul des relations internationales : recul de la sécurité, de la stabilité et du multilatéralisme. Pour mieux comprendre la reconfiguration en cours du système mondial, cet ouvrage de référence présente, de manière pédagogique et critique, les concepts fondamentaux des études de stratégie et de sécurité, et revient sur les mutations du caractère de la guerre, les possibilités de régulation des conflits et les stratégies de paix au XXIe siècle.