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Sous le feu numérique. Spatialités et énergies des data centers
Lopez Fanny ; Cécile Diguet
METISPRESSES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782940711260
Les centres de données se multiplient vertigineusement, offrant une diversité formelle surprenante : des "boîtes" anonymes standardisées, des architectures manifestes dans des campus high-tech, des bâtiments transformés tels d'anciens bureaux, centraux téléphoniques, sites industriels ou zones commerciales en obsolescence. Dans un effet boomerang, cette nappe d'infrastructure de stockage impacte tous les territoires : urbains, périphériques ou ruraux. Les data centers sont cependant un angle mort de l'urbanisme, mais aussi de la gestion des risques environnementaux, des impacts territorialisés de la crise climatique, ainsi que des effets sur l'architecture et le paysage. Pourtant, ils représentent des infrastructures stratégiques dans des économies et des sociétés de plus en plus numérisées. Cet ouvrage s'appuie sur une vingtaine d'études de cas situés et une centaine d'entretiens. Les stratégies de planification spatiales et énergétiques de centres de données sont documentées et analysées : ce sont les bâtiments-machines du coeur de Paris ou de New York, les clusters métropolitains d'Amsterdam, de Dublin ou de Stockholm ; les périphéries numériques de Portland, de la Silicon Valley ou de Paris ; la transformation des territoires ruraux de Prineville dans l'Oregon ou de Gävle au nord de la Suède.
La maîtrise industrielle de l'électricité et l'ordre électrique qui en est directement issu ont façonné nos sociétés depuis plus d'un siècle. Ils ont permis une démultiplication de la croissance et de la consommation, tout en menant à l'appropriation des milieux de vie. Aujourd'hui, un mouvement de profonde reconfiguration des territoires-ressources est à nouure, remettant en question nos modes de vie ainsi que la nature et l'échelle des infrastructures et des territoires qui nous permettent de subsister, alors même qu'un grand nombre de ces derniers sont fortement dégradés. La quête d'un sol et de l'autosuffisance ria cessé de bousculer l'ordre électrique. Cet ouvrage propose une histoire critique de ses infrastructures, depuis leur avènement a la fin du 19e siècle, suivi par leur rapide développement à grande échelle ? les monuments du capitalisme électrique ?, jusqu'aux crises récentes et aux transformations qui ont conduit à l'émergence d'une diversité infrastructurelle et d'une gouvernance plus locale. Les territoires à énergie positive, les micro-réseaux électriques de Londres, de Berlin ou de New York, les mini-centrales urbaines, rurales ou domestiques, qui redessinent des trajectoires productives de plus petite échelle, promeuvent des dynamiques de réappropriation et des nouveaux systèmes d'interconnexion. Ces réalisations bouleversent les hiérarchies sociotechniques héritées du passé et redéploient nos devenirs énergétiques urbains et territoriaux.
Par un frais matin de janvier, cinq personnages sur la chaussée. C'est jour de passage pour les élèves d'Antoine, le moniteur d'auto-école. Charlie, la youtubeuse pressée, Éléonore, l'étudiante au c?ur brisé, Gaspard, le vieux professeur d'université, et Marco, le jeune homme venu d'ailleurs... Voilà quelques mois, le code de la route a fait se croiser leurs chemins. Il n'y a, en théorie, pas de permis pour vivre heureux. Pas d'examen. Mais cette rencontre sera plus qu'une rencontre. Elle va leur offrir un véritable carrefour de destins.
Résumé : Sur un campus universitaire situé au bord d'une lagune, des événements inquiétants se succèdent. Des étudiants disparaissent pendant plusieurs heures, puis réapparaissent, hagards, comme vidés de leur âme. Il n'en faut pas plus pour que la rumeur se propage : le campus est hanté. Diana, elle, a fait sa rentrée universitaire comme tous les autres étudiants, mais elle cache un secret. C'est une sirène. Elle vient de la lagune et a choisi, à ses 18 ans, de venir vivre sur la terre ferme pour échapper à la solitude de sa condition aquatique, d'autant plus qu'étant une espèce rare et puissante de sirène, elle a grandi à l'écart des autres. Grâce à d'autres étudiants sirènes, elle essaie de s'intégrer à la vie étudiante et de passer inaperçue, comme l'exigent les règles du monde aquatique. Mais ce n'est pas si simple. Un garçon nommé Eiden attire son attention et les deux se rapprochent beaucoup, alors que les relations entre humains et sirènes sont très mal vues par le Conseil de la lagune...
Les derniers mois de la Seconde Guerre mondiale en Europe sont les plus sanglants et les plus destructeurs de tout le conflit. Chaque jour, en moyenne, 30 000 êtres humains perdent la vie. De cette orgie de mort, Hitler est le grand responsable. Diminué par la maladie, traqué, contesté ou haï par son peuple même, réduit à vivre sous les bombes dans un trou humide, il continue néanmoins à alimenter le brasier. Pour comprendre ce cataclysme, Jean Lopez livre la chronique des derniers jours de la vie du Führer, de son retour à Berlin à la mi-janvier 1945 à son suicide en avril de la même année.
De nombreux auteurs ont mis au jour les conditions qui ont conduit à penser autrement la ville au tournant des années 1900: un savoir qui se forme au carrefour de plusieurs disciplines, l?adoption de nouvelles méthodes de gestion par les personnels administratifs, la création de nouveaux cadreslégislatifs, les actions d?un milieu réformateur qui conduisent au renouvellement des pratiques et du métier. Mais, très peu d?entre eux se sont intéressés aux dispositifs matériels par lesquels s?est élaborée une pensée, se sont formés des concepts et se sont légitimées des démarches. Enrico Chapel s?attache à l?un d?entre eux: la statistique graphique. En suivant une approche sociohistorique, il montre que l?urbanisme naît de deux fascinations: celle du désordre urbain, étroitement lié à l?essor de la ville industrielle et des échanges capitalistes, et celle du nombre. L?auteur montre que la statistique graphique devient un outil incontournable pour nombre d?architectes au nom d?une analyse exacte, voire scientifique du phénomène urbain, ainsi que la condition de possibilité d?un projet spatial qui se veut objectif et prédictif à la fois.
Cet ouvrage se propose de redéfinir le rôle joué par le projet - projet de villes et de territoires - dans la construction sociale de l'espoir. Les disciplines de la transformation de l'espace ont toujours contribué à l'élaboration de visions du monde et de systèmes de valeurs partagés. Leur participation à la construction de l'espoir est pourtant remise en question aujourd'hui, principalement en raison de leur difficulté à s'inscrire dans une narration collective convaincante à propos du futur. Les contributions rassemblées dans le présent ouvrage visent à identifier les conditions théoriques et pratiques nécessaires à la constitution d'un urbanisme de l'espoir : saisir tes configurations socio-économiques du territoire en dehors des théories dominantes ; appréhender le territoire comme palimpseste, en considérant sa profondeur historique et ses potentialités évolutives ; privilégier l'approche descriptive et qualitative pour aborder, sous l'angle des enjeux climatiques et énergétiques, des problématiques aussi cruciales que la régénération des sols, les structures paysagères, le bâti ou les formes de la production industrielle et agricole. Une posture paradoxale doit être assumée : réanimer le lien indissoluble que la modernité a établi entre projet et espoir, tout en en renversant les fondements.
Entre l'art et le témoignage, au moins quatre générations d'écrivains de langue arménienne ont pratiqué une écriture contrastée pendant tout le cours du XXe siècle. Partagés entre le Pays et la Dispersion, entre le reniement et la fidélité, entre le communisme et l'idée nationale, ces écrivains se sont débattus avec leur temps aussi bien qu'avec le singulier destin de leur langue déchirée. Dans le même temps, ils ont su inventer une modernité pour leur propre compte, où intervenaient la Catastrophe, le deuil philologique, le débat continuel avec le témoignage, la critique acerbe de la révolution nationale et, bien sûr, la question récurrente : comment la littérature est-elle encore possible dans ces conditions extrêmes, au bord (ou au-delà) de l'effondrement ? Le présent volume inaugure une série d'études monographiques sur ces écrivains du bout du monde. Il traite de quatre auteurs (Yeghishé Tcharents, Gourgen Mahari, Zabel Essayan, Vahan Totovents) qui ont produit l'essentiel de leur œuvre en Arménie ou qui ont émigré sur le tard pour se voir emportés par la tourmente stalinienne en 1937.