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Ethique médicale et philosophie. L'apport de l'Antiquité
Lombard Jean
L'HARMATTAN
14,00 €
Épuisé
EAN :9782296098664
Avec le Serment d'Hippocrate, première codification d'une activité à être fondée non sur des objectifs mais sur des valeurs, l'éthique médicale a été le modèle de toute éthique. Et elle l'est restée pour d'autres raisons tenant à la pesanteur ontologique de l'activité médicale et au questionnement éperdu que génèrent aujourd'hui les avancées de la biologie, les nouveaux pouvoirs de la médecine et les doutes sur le bon usage de la science. Car l'éthique est avant tout la mise en cause d'un pouvoir et son interrogation au nom d'un royaume des normes, démarche dont la déontologie est bien souvent la subversion. L'apport essentiel de la philosophie grecque aura été d'écarter ce risque à travers une série d'éthiques premières, de la vie, de la mort, de l'art, de l'humanité, qui sont examinées ici comme le legs antique à une sorte de comité d'éthique intemporel.
Le passé lointain de la médecine nous questionne à la manière d'un clair-obscur : quand il s'agit de la santé et de la vie, quelle place faut-il faire à des pratiques et a fortiori à des théories qui ont été depuis longtemps remplacées par d'autres plus efficaces et donc plus vraies ? Mais à l'inverse, peut-on laisser de côté les erreurs, les incertitudes créatrices et les anticipations hardies qui ont permis à la médecine de s'inventer elle-même ? De fait, la médecine antique nous semble tour à tour - quand ce n'est pas en même temps - balbutiante et périmée. Elle peut se lire comme un début, une avancée glorieuse mais réversible, à laquelle la médecine moderne aurait d'une certaine façon mis un terme. Pourtant, plus qu'un moment daté, elle est un moment qui fait date, un commencement, où la médecine de l'Occident est instituée par la jonction d'une pratique, d'un discours et d'une règle. Sous le nom d 'art est alors proclamée, non plus pour telle ou telle cité, mais à la face du monde, la médecine. Hippocrate et l'hippocratisme représentent ainsi un accès à la genèse archivée mais vivante du geste médical. A travers eux, la Grèce ancienne donne à voir le matin de la médecine, elle permet au soir de se reconnaître comme soir, elle s'offre comme l'avènement d'une origine.
La philosophie est partout : envahie par les signes, la modernité en recherche le sens et, au-delà des effets de mode, il existe bien dans ce qu'on appelle le grand public un authentique désir de philosopher. La question est de savoir comment commencer, à partir de ce matériau composite fait de savoirs acquis et d'expérience de la vie qui, à défaut du "long détour" préalable exigé par Platon et des prérequis attendus par l'enseignement scolaire, constitue la qualification requise : celle du client du café-philo, du membre d'un club qui a inscrit un cours de philosophie à son programme ou du soignant qui apprend chaque jour l'ontologie dans la densité de l'univers hospitalier. Et comme on ne peut pas, selon la lumineuse distinction faite par Kant, apprendre la philosophie mais seulement apprendre à philosopher, il n'y a rien d'autre à faire que de commencer. Les parcours proposés ici sont la trace d'invitations à entrer en philosophie faites aux Amis de l'Université. Ils sont exotériques au sens où on peut les écouter sur le seuil, entrant et sortant librement mais ne sortant pas toujours comme on était entré.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.