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Le pays où naquit le blues
Lomax Alan ; Vassal Jacques
FONDEURS BRIQUE
30,00 €
Épuisé
EAN :9782916749341
A partir des années 1930, Alan Lomax a parcouru la région du delta du Mississippi - ses plantations, ses prisons, ses églises et ses bouges - allant à la rencontre des interprètes de la musique populaire traditionnelle. Afin de survivre, les Noirs du Delta ont gardé vivace leur héritage africain à travers les chants, les danses et la musique. Pour eux, le blues a toujours été une manière d'être autant qu'une façon de chanter. Alan Lomax sera le premier à enregistrer des artistes tels que Leadbelly, Son House, Muddy Waters, et tant d'autres musiciens de blues, célèbres ou anonymes. Grâce à ce travail inouï de collectage, poursuivi sur plusieurs décennies, la musique folklorique acquiert sa véritable signification, celle de la musique du peuple et le blues a pu, au cours du siècle, prendre une place centrale et influencer toute la musique populaire, blanche comme noire. En ce sens, Lomax a atteint son but: donner une voix aux sans-voix.
Résumé : Capturé par les Japonais en 1942 durant la bataille de Singapour, Eric Lomax, passionné de train, participe comme prisonnier de guerre à la construction de la "voie ferrée de la mort" entre Bangkok et Rangoon, construction qui aurait coûté la vie à 250 000 hommes. Soupçonné d'être un espion et de communiquer des plans aux Américains, il sera atrocement torturé, mais survivra à l'enfer de sa détention. Quarante ans plus tard, il retrouvera l'un de ses bourreaux et trouvera la force de lui pardonner. Best-seller mondial, ce récit bouleversant traduit dans une vingtaine de pays a été adapté au cinéma avec Colin Firth (oscar du meilleur rôle masculin en 2011) et Nicole Kidman.
VIETNAM 1967 Dans la région dite du "Triangle de Fer" au Nord de Saigon, Scott Neithammer, reporter de guerre, poursuit sa couverture de la guerre en compagnies des marines envoyés sur le terrain. Cette zone sous contrôle Viet Cong s'avèrera une cible primordiale pour les Américains qui décideront de la frapper très fort et feront de cette zone "la région la plus bombardée, gazée, défoliée et dévastée" de tous les temps par la guerre. Mais loin des considérations stratégiques et politiques, Scott Neithammer suit avant tout les hommes envoyés en première ligne, dans un univers impitoyable ou personne, militaire ou civil, n'est épargné. Entre horreur, actions désespérées, le drame côtoie en permanence l'absurde, et les hommes sur le terrain en paient le prix fort sous ses yeux.
VIETNAM 1967. Scott Neithammer, reporter de guerre, débarque tout juste de Saigon pour couvrir le conflit sur le terrain. S'il s'attend tout d'abord à être le témoin de belles conquêtes militaires et à rentrer en contact direct avec les populations " libérées " et enthousiastes, il se rend rapidement compte du décalage de ces espoirs avec la réalité et que les vraies histoires se trouvent parmi les hommes du rang, lâchés dans un conflit qu'ils ne comprennent pas et qu'ils ne peuvent pas gagner. Au travers des évènements auxquels Neithammer est confronté, Don LOMAX témoigne de sa propre expérience en tant que vétéran de la guerre du Vietnam. Les personnages et les évènements décrits dans ce recueil sont tous nourris de situations vécues en une succession de scénettes livrées sans fioritures ni glorification et imprégnées des sensations éprouvées sur le terrain. VIETNAM JOURNAL est l'occasion pour les lecteurs francophones de se plonger à la fois dans une brillante bande dessinée de guerre et dans un témoignage d'un conflit dont nous n'étions pas tout à fait étrangers.
Lors de la publication en 1949 de ce troisième roman de José Revueltas, l'enthousiasme de la critique de droite s'éveilla immédiatement et provoqua la colère et la condamnation brutale des "compagnons de route" de l'auteur. Le livre fut retiré des librairies à sa demande, suite à la polémique qu'il suscita, et, naturellement, "réhabilité" dans les années soixante. Dans le roman, des militants à la fois proches du peuple et partisans de la liberté de conscience s'opposent à d'autres militants dont le manque d'ouverture idéologique et l'éthique erronée causent équivoques et tragédies. Mal interprété par certains idéologues de l'époque, ce texte, à la fois philosophique, poétique et méditatif traite des relations entre l'art, la morale et la politique, questions récurrentes dans le Mexique post révolutionnaire des années trente dont il recrée l'univers. Il présente avec une acuité toujours actuelle la problématique de l'engagement politique et du destin personnel. L'œuvre de José Revueltas (1914-1976) est l'exemple même d'une littérature ne cédant pas aux tâches que la politique lui impose. Eternel marginal, il fut envoyé au bagne pour son appartenance au Parti communiste mexicain dont il fut ensuite exclu pour non-conformité au dogme... Plongée au plus profond des méandres de l'âme, son style poétique, vierge de tout sentimentalisme, puise autant dans une religiosité dostoïevskienne que dans l'existentialisme dont il partagea l'engagement et la foi dans l'humain.
Dormir à terre est une anthologie inédite en français des meilleures nouvelles de l'auteur. Elle s'efforce d'offrir un éventail représentatif de l'art révueltien de la nouvelle, dont le petit chefd'oeuvre Dormir à terre (1959) donne une idée, tout en privilégiant un tant soit peu les textes les plus récents, leur facture étant souvent originale et même parfois franchement audacieuse : c'est le cas de Hegel et moi (1973), qui met en scène, en prison, un truand assimilé au philosophe allemand par sa manière de discourir ; de Lit numéro onze (1965), qui associe l'autobiographie à la fantasmagorie ; de Ezéchiel ou le massacre des innocents (1969), qui transmet une impression obscure de découragement mais laisse entrouverte une porte étroite à la lutte car il est bien précisé dans les dernières lignes que le personnage "franchit la confusion des vitres pour entrer dans le bois du monde" .
Résumé : Ce recueil de 15 articles (avec deux appendices contenant des lettres au poète Cortines y Murube et à Eugenio Noel) parus dans la presse hispanique entre 1896 et 1936, nous donne le point de vue du philosophe, figure majeure de la génération de 98, sur la "soi-disant fête nationale espagnole" . Point de vue sacrilège puisqu'il rejette le jeu tauromachique comme symbole de l'hispanité, au même titre que le flamenco.
En 1966, le boxeur noir, Rubin "Hurricane" Carter, est arrêté pour le triple meurtre de consommateurs blancs dans un bar de Paterson, New Jersey. Il clame son innocence mais est néanmoins condamné. Depuis sa prison, il nous raconte ce qui l'a amené jusque-là : une enfance dans les Etats-Unis de la ségrégation avec les gangs, les premiers menus larcins, le placement en école disciplinaire dès l'âge de 11 ans à la suite d'une agression sexuelle dont il est victime, puis un vol qui le conduit en maison de redressement à 14 ans. Il parvient à s'évader avant sa majorité et s'engage dans l'armée. Il y découvre la boxe et commence une carrière qui le conduira aux portes de la consécration. Son punch lui fait fréquemment remporter ses matchs par des KO fulgurants et lui vaut son surnom, "L'Ouragan". Fin 1964, il est volé de la victoire dans le combat pour le championnat du monde. Il ne retrouvera pas de seconde chance avant son arrestation. Incarcéré, Rubin Carter obtient, après de nombreuses semaines à l'isolement et des brimades constantes, de ne pas porter l'habit du prisonnier, de ne pas manger la nourriture de la prison, de ne pas participer à la vie carcérale. C'est à ce prix qu'il peut continuer à vivre emprisonné à tort. Il concentre son énergie dans sa lutte judiciaire, étudiant le droit et acquérant une éducation que la vie ne lui avait pas donné l'occasion d'aborder. Ce livre est son moyen de démontrer au monde son innocence ; Mohamed Ali s'engagera à ses côtés, tout comme Bob Dylan, avec sa chanson "Hurricane" et sa tournée Rolling Thunder (1975) devant servir à faire parler de l'affaire et à obtenir la libération de Carter (livre de Larry Sloman sur cette tournée, à paraître aux Fondeurs de Briques, octobre 2015). Traversant plusieurs milieux - société ségrégationniste, système carcéral, armée, monde de la boxe - le récit de Rubin Carter est cru et rythmé d'une volonté viscérale de sur-vivre. Il porte l'implacable regard de celui qui a connu l'injustice et pour qui tout ce qui ne le détruit pas le rend plus fort.