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Découvrir Luxemburg
Lojkine Ulysse ; Vincent Alice
SOCIALES
12,00 €
Épuisé
EAN :9782353670796
Trop souvent réduite à une figure de révolutionnaire romantique, Rosa Luxemburg a été en réalité une théoricienne et dirigeante politique importante de l'histoire du mouvement ouvrier. Cet ouvrage présente la trajectoire de cette militante allemande et donne un aperçu des différents domaines dans lesquels Luxemburg a exercé sa pensée critique : économie politique, théorie de la révolution ou encore débats organisationnels, tout en restituant son tranchant polémique. A partir de douze extraits de ses textes, connus ou plus méconnus, ce Découvrir présente les différents débats et conflits auquel Luxemburg a pris part et explicite certains des thèmes majeurs qui travaillent son oeuvre : impérialisme, guerre, élection, démocratie, nationalisme et socialisme, rôle du parti, etc.
Lojkine Jean ; Cours-Salies Pierre ; Vakaloulis Mi
La montée des mouvements sociaux depuis 1995 a redonné vie aux débats sur les luttes de classes en France. La thèse, qui n'est pas neuve, de la "moyennisation" de la société capitaliste, un grand groupe social regroupant ouvriers à statut et cadres supérieurs, ne rend pas compte de la montée des inégalités sociales. Mais peut-on encore parler du "prolétariat", d'un combat "classe contre classe" ? Le salariat se généralise et se différencie : un clivage réel existe entre professions intellectuelles et professions d'exécution, entre salariés protégés et salariés à statut précaire. Cet ouvrage collectif apporte des éléments de réflexion en reprenant en partie certains débats du Quatrième Congrès international Actuel Marx 2004.
Résumé : Les rapports économiques du capitalisme ne s'observent pas à l'oeil nu. L'enchevêtrement de la circulation des marchandises, l'usage d'unités de compte monétaires, le mécanisme indirect des interactions par les prix ou la division internationale du travail les rendent illisibles. L'ouvrière marocaine, la caissière française et les grandes banques sont prises dans des liens rigoureux mais opaques, qui créent l'ambiguïté au sujet de questions fondamentales : qui travaille pour qui, qui décide pour qui ? A condition d'assumer l'abstraction et la rupture avec l'expérience immédiate, il est possible d'y répondre et de mettre en évidence, contre l'illusion libérale de l'égalité contractuelle, les rapports d'appropriation et de pouvoir qui traversent notre société. Comme l'avait dit Marx, ces rapports se révèlent inhérents au fonctionnement même du système capitaliste. Mais, en particulier à l'heure des réseaux de production internationaux, de la finance et de la rente, l'exploitation ne peut être analysée à partir du seul face-à-face entre employeur et salarié. Elle se déploie en cascade, à plusieurs échelles, dessinant une structure qui est aussi celle de la coordination économique. Point alors un horizon d'émancipation socialiste qui n'est pas celui d'un retour à des communautés locales, ni d'une mobilisation générale au service de l'Etat, mais d'institutions de synchronisation à grande échelle des fins et des capacités de chacun. Postface de Cédric Durand.
Lojkine Jean ; Malétras Jean-Luc ; Le Duigou Jean-
La mise en place des 35 heures semble aboutir à une situation paradoxale : le temps de travail "légal" est réduit, à la grande satisfaction de la majorité des salariés ; les jours de congés s'allongent, mais la stagnation des effectifs, la suppression systématique des pauses, le développement du travail en équipes, alourdissent la charge de travail. A la racine du mal, le conflit entre le travail en mutation, de plus en plus complexe, de moins en moins prévisible, et les mesures capitalistes de la productivité toujours centrées sur le temps de travail taylorisé. Alors qu'ils sont au coeur de la créativité et de l'efficacité du nouveau travail, les temps de formation, de concertation, de réflexion sont toujours des "temps morts" pour les normes de rentabilité. Contrairement à ce qu'ont dit les médias, il ne s'agit pas seulement d'un problème de cadres ; la grande majorité des salariés est concernée par la nouvelle organisation du travail qui utilise la RTT et les nouveaux outils informatiques pour éliminer les emplois administratifs considérés comme "improductifs" et les transférer sur les "opérationnels". Ingénieurs, enseignants, personnels de santé, travailleurs sociaux, mais aussi ouvriers polyvalents des ateliers robotisés font aujourd'hui l'expérience des surcharges de travail provoquées par la logique de la rentabilité. Les auteurs s'appuient sur des expérimentations syndicales concrètes pour proposer une refonte complète des dispositifs de réduction du temps de travail. A une relation purement individuelle entre le salarié et sa hiérarchie, les auteurs proposent de substituer une intervention concertée des salariés et de l'encadrement dans les institutions représentatives du personnel (et d'abord les CHSCT), à tous les niveaux de l'entreprise, pour mesurer et définir les charges de travail selon de nouveaux critères d'efficacité fondés sur la qualité des services rendus aux usagers.
L'ouvrage traite de l'articulation entre recherches historique et ethnologique. Ce volume collectif est le fruit de la collaboration de 27 historiens et ethnologues venus de toute l'Europe pour rendre hommage à l'Åuvre de Charles Parain, Åuvre exemplaire qui a patiemment ouvert les chemins de la recherche et élargi son rayonnement. Les co-auteurs de l'ouvrage sont : M. Agulhon, G. Angioni, M. J. Brunhes Delamarre, A. Casanova, R. Cresswell, M. Damon, A. G. Haudricourt, G. Heitz, F. W. Henning, T. Hoffmann, W. Jacobeit, C. Jest, J. Kolendo, J. Kramarik, A. Leroi-Gourhan, H. H. Muller, Ch. Parain, J. P. Parain, A. Paris, G. Ravis-Giordani, Cl. Royer, W. Schwackofer, E. Sereni, V. Smelhaus, A. Soboul, J. Toposki, I. Wellmann.
Les Principes du communisme sont l'ultime brouillon du Manifeste du parti communiste de Friedrich Engels et Karl Marx. Il s'agissait en cette année 1847 de dépasser le communisme égalitaire et d'inspiration chrétienne qui avait éveillé les consciences des artisans et des premiers ouvriers allemands émigrés. L'objectif poursuivi par les deux amis est d'amarrer le combat ouvrier à leurs propres découvertes théoriques. Elles s'ancrent dans la modernité capitaliste anglaise que connait particulièrement bien Engels. On y voit donc le mouvement s'extraire de la croyance et entrer dans l'ère de la théorie critique. Le texte marque par sa grande clairvoyance les enjeux qui allaient façonner le combat pour la révolution sociale. Le Projet de profession de foi communiste écrit en juin 1847 souligne l'évolution rapide des esprits parmi les militants huit mois avant les révolutions qui vont soulever l'Europe en 1848. La "Contribution à l'histoire de la Ligue des communistes" écrite en 1885, reconstitue le contexte dans lequel les deux textes ont été écrits. Elle est traduite nouvellement par Jean Quétier qui a réalisé l'édition de ce petit volume.
Butler Judith ; Carbonell Juan Sebastian ; Haselde
Résumé : Judith Butler, pionnière des études de genre, se saisit de la question écologique dans une perspective marxiste. Les réflexions du jeune Marx sont-elles, comme on l'a souvent dit, foncièrement anthropocentriques ? En discutant la conception de la nature comme "corps inorganique de l'homme" développée par Marx dans les Manuscrits de 1844, Judith Butler répond par une tout autre lecture. Ce texte prononcé au séminaire étudiant Lectures de Marx de l'ENS de la rue d'Ulm est complété par une discussion avec le public offrant une traversée des principales oeuvres de Judith Butler. Dans la seconde partie de l'ouvrage, la philosophe se penche sur la célèbre lettre du jeune Karl Marx à Arnold Ruge en 1843. Elle y trouve l'occasion de repenser la tâche de la philosophie comme "critique impitoyable" et sans cesse recommencée de l'ordre établi.
Ce recueil contient 234 lettres ou extraits de lettres de Marx et Engels groupés autour d'un thème central : les problèmes économiques. Elles se situent entre 1845 et 1895 et embrassent la plus grande partie de la vie des deux hommes. Elles nous renseignent au jour le jour sur la genèse, l'élaboration, les plans successifs de l'oeuvre économique de Marx. Nous voyons naître l'idée de l'oeuvre, puis comment elle grandit, prolifère, débordant chaque fois le plan initial et n'apparaissant que bien plus tard sous forme de livre. Nous connaissons aussi les conditions exactes de la publication du "Capital", les problèmes soulevés par sa traduction et l'accueil que lui réservent les économistes et le public de différents pays. Le lecteur trouvera en annexe un index des noms cités.