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LE CORPS SAISONNIER
LOIZEAU
DE BLEU
11,50 €
Épuisé
EAN :9782840311423
Au bord de l'étang de Villeneuve, vraiment seule, insoucieuse d'être belle, un peu ivre d'exister pour elle, de rêver son poème, une jeune femme enjambe amoureusement des flaques de pluie saturées de ciel, dans un pré de terre rousse et baveuse, sous de grands arbres bleus, ramures vibrantes dans le blanc du ciel de l'avant-printemps. Figure de cet enjambement, chaque passage à la ligne, dans les poèmes de Sophie Loizeau, aborde une solitude peuplée, de la profondeur des grands bois. Voici donc, d'une amoureuse fidèle de Mandiargues, un premier livre, étonnamment actuel, mais qui remonte du fond des temps vers des lisières désirées. Lectrices, lecteurs, nous nous retrouvons instantanément livrés sans défense à ce corps saisonnier, et sans fausse pudeur. Sophie appartient aussi à la littérature fantastique, qu'elle a lue dans le faisceau de sa lampe électrique, chaque nuit, sous le ciel du drap, depuis l'adolescence, en frissonnant. Elle dédie aujourd'hui Le corps saisonnier " à sa maison d'Arnouville ", et nous offre sur-le-champ les clés de son recueil : je dis/l'instant. Entre ces deux bords du livre, une poésie écrite d'instinct, vive, légère, effusive, anxieuse et trébuchante, savante aussi, qui n'insiste jamais lourdement, mais sait parfaitement nous toucher au plexus solaire, c'est-à-dire en plein cœur, où se niche toujours - quoiqu'on en dise - le génie des lecteurs. Découvrons ce corps écrit en ses primes et sublimes saisons. Henri Poncet
Résumé : En touchant à la langue des pères, Sophie Loizeau bouleverse les conventions. Elle tâche seulement de "récupérer ce qui a sombré dans le grand tout masculin". Ecrite entre 2004 et 2012, cette trilogie autour du mythe de Diane que La Femme lit inaugure, que le roman de diane poursuit en prose et que caudal conclue, tente de donner une visibilité du féminin dans la langue.
Avec Prié de me taire Gérard Loizeau nous livre un récit d'une rare élégance dont la force littéraire le rapproche des plus grands classiques de la confession.C'est aussi un pavé dans le bénitier.Rien ne nous est caché, ni les coulisses de l'Eglise catholique ni de ce que ses fidèles y vivent: les « amitiés particulières »; le port de la soutane (à la fois prestige et prison); la vie austère, réglée et ordonnée en communauté; la peur de la damnation éternelle.Cette oeuvre, résultat de 30 ans de recherche, est un formidable témoignage sur l'histoire religieuse, politique, sociale du XXème siècle, puisque l'auteur nous raconte sa guerre d'Algérie, ses missions aux Antilles, le bouillonnement de Mai 68. Au-delà du caractère romanesque, ce récit finement ciselé ouvre un débat latent: la reforme possible de l'Eglise. Véritable sujet de société, le phénomène vécu est ici analysé.Quatrième de couverture: Depuis 50 ans, 100 000 prêtres ont quitté l'Eglise catholique.Gérard Loizeau entre au séminaire à l'âge de onze ans, armé des meilleures intentions et d'une foi précoce. Il subit très vite « l'étau bienfaisant » du catholicisme d'une dureté difficilement soutenable. Il est dressé et son enfance est confisquée. Il se soumettra dans un premier temps, mais ensuite viendront les doutes. L'Église catholique a-t-elle raté sa mue? Est-elle devenue, en Occident, un dinosaure inadapté à la société? Voici la question traitée de l'intérieur, à travers le récit d'un prêtre qui, exténué de voir l'Eglise camper sur des positions qu'il juge rétrogrades, il lâche prise à la surprise de tous. À 40 ans, il quitte le ministère, s'intègre à la société et fonde une famille.Extrait:« Combien faudra-t-il encore de départs et de scandales pour que l'Eglise accepte de reconnaître les échecs causés par un célibat imposé, et pour qu'elle modifie une loi qui a déjà provoqué tant de dégâts? Pour qu'elle consente enfin à ordonner des prêtres, mariés ou pas, en nombre suffisant pour assurer le service des communautés chrétiennes? Pourtant, si je demeure irréversiblement attaché au Christ et à l'Eglise, je ne suis pas d'accord avec une institution qui paraît engluée dans tout un fatras de prescriptions et d'habitudes qui ont fini par être considérées comme aussi essentielles que l'évangile. Ceci au moment où certains rêvent de remettre en place aujourd hui les méthodes qui avaient si bien réussi en leur temps. Et pardon s'il m'arrive d'avoir envie de crier contre cette Eglise qui, après le traitement qu'elle a cru devoir infliger à des enfants, cherche aujourd hui à les enfermer dans la honte comme pécheurs publics et fauteurs de scandales. »
Il s'agit d'un récit sur Dieu. Dieu est, selon l'auteur, à la portée de tous. Un sujet qui intéresse chacun et chacune : amenés à vieillir, Dieu devient un sujet capital pour tous. On est frappé alors en découvrant que Dieu n'est pas tout à fait le même que celui qu'on avait appris à connaître. Dieu est différent. Dieu est meilleur que celui qu'on nous avait enseigné au catéchisme, et surtout, il est proche de nous.
Dans un récit dynamique et marqué par des épisodes parfois tragiques, toujours haletants, Éric Loizeau recense les vingt grands chavirés en multicoques et monocoques depuis les années quatre-vingt jusqu?à nos jours. Il a rassemblé les témoignages, les récits, et les nouvelles de navigateurs célèbres. Chaque chapitre présente ainsi les circonstances du chavirage et la carte de situation, les caractéristiques du bateau et son histoire, l?équipage et le skipper.Éric Loizeau nous donne à lire des histoires qui ont fait rêver le grand public : Éric Tabarly sur Côte d?Or, Loïc Caradec sur Royale, Jean Maurel et Paul Vatine sur Groupe André et quelques autres.
Créer un poème et créer une ville, c'est un peu la même chose : ce condensé d'art poétique et politique formulé par Aimé Césaire s'applique tout à fait à Roland Nadaus qui, maire, a construit une ville et, poète, a bâti une œuvre. Dans les deux cas, multiplicité des entrées, des formes, des espaces, des lignes comme autant de voies d'accès. On s'y perd quand on ne les connaît, ni l'une, ni l'autre. On s'y sent bien, quand on les a bien arpentées, l'une et l'autre. On y décèle des endroits privilégiés, calmes, apaisants, apaisés. On y ressent des passages plus bruyants, plus chaotiques, plus difficiles d'accès. Mais l'ensemble est harmonie. Dans la ville, entre avenue passante et quartier calme ; dans l'œuvre, entre poème et pamphlet truculent. Parce que l'homme n'est pas que poète. Ou plutôt, si : il n'est que cela et avant tout cela.
Une petite fille arrive en courant ". Elle arrive dans les mots : quelque chose de vivant, déjà morte souvent. Elle a plusieurs noms, Catherine, Carrie, d'autres ; peut-être aussi celui d'Émilie, sa maman. Une petite fille, une maman, un je qui les conjugue et les écartèle. Le feu, le vent, lui qui n'a pas de nom. Une petite fille, ça va de soi ; mais c'est aussi les phrases qui arrivent en courant, la grammaire et les mots qui trébuchent parce que trop ou mal vivants. On entend de la tragédie et d'innocentes rengaines d'enfance, un récit qui s'émiette en douleurs. Quelque chose manque : " voyez comme les mots ne disent rien ". Mais on les voit : " visage arrêté dans la langue ". Les poèmes d'Ariane Dreyfus : leur " eau se mêle " ; écrire " éclabousse ". " Une petite fille arrive en courant Elle respire d'avoir couru ". Nous aussi. (James SACRÉ)
J'aime dans les poèmes de Jacqueline Astégiano cet humour grave, cette philosophie souriante, ces notations au petit point qui m'avaient frappé dès le début. En lisant ces poèmes, je songe au cher Bachelard pour qui la poésie était une métaphysique instantanée. Ici, l'instantané devient lapidaire : La moitié du soleil est en moi/l'autre flamboie dans tes certitudes. Le poète fait plus bref encore que le haïkaï et cela donne, sous le titre "Brouillard" : Le paysage/a oublié/son texte. Dans l'humour grave et le jeu sur les mots, voici un autre petit chef-d'œuvre : La feuille qui tombe effleure ma joue/La feuille qui joue effleure ma tombe. Les enfants adoreront ces poèmes. Les adultes seraient bien inspirés d'en faire autant.
La poésie n'a pas besoin de préface. Pas besoin de poteaux indicateurs et encore moins de " mode d'emploi ". Les chemins de la poésie - comme les chemins que j'aime ne sont pas goudronnés, aménagés ou fléchés. C'est toi qui le dis : " Ils ne sont pas beaux les hauts murs qui marquent de leurs intentions raides le cours du temps comme des stigmates au bout des espérances. " Je préfère donc ne pas construire un (petit) mur de préface devant ton horizon. Ceux qui veulent le voir n'ont pas besoin de cela : les " yeux du cœur " suffisent. Pour te lire. François de CORNIÈRE.