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DEUX TRAITES DU GOUVERNEMENT
LOCKE
VRIN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782711613083
Dans les Deux traités du gouvernement, publiés sans nom d'auteur, Locke poursuit des fins polémiques, politiques, philosophiques. Il écrit le Premier traité contre la théorie du droit divin des rois lié à la primogéniture, dont Filmer, alors décédé, s'était fait le protagoniste. Il oppose aux adversaires qui se réclament de Filmer une réfutation acharnée. A cette rude école, la raison politique accède à la maturité du Deuxième traité. Locke, à son époque, en Angleterre, sert la cause de la royauté constitutionnelle de religion réformée. Il préconise ce régime avant la révolution et l'applaudit après la réussite révolutionnaire de 1689. Cependant les arguments qu'il invoque à l'appui de son choix doivent leur validité à l'effort dont ils procèdent. Locke affirme le principe du pacte social, l'exigence de la séparation des pouvoirs. Il affirme que le gouvernement légitime ne peut se fonder ni sur la conquête, ni sur l'usurpation, ni sur la tyrannie.
Si, dans les conditions actuelles de leur existence et de leur construction, le hommes voulaient améliorer les moyens de découvrir la vérité et mettre en ?uvre, sincèrement et en toute liberté d'esprit, le zèle et l'énergie aussi dont ils font preuve pour soutenir le système, l'intérêt ou le parti en faveur desquels ils se sont engagés, alors la connaissance humaine pourrait être poussée bien plus loin qu'elle ne l'a été jusqu'ici. Pourtant, je pense pouvoir dire, en toute assurance et sans médire des perfections humaines, que jamais notre connaissance n'atteindra tout ce que nous désirons connaître à propos des idées que nous avons; jamais, elle ne sera capable de surmonter toutes les difficultés ni de résoudre toutes les questions qui peuvent surgir à propos de telle ou telle idée."
Paru en 1689, l'Essai sur l'entendement humain de Locke achève de reconfigurer le paysage philosophique de la modernité. La philosophie reçoit désormais pour tâche non plus d'augmenter notre connaissance des choses, mais d'en analyser les matériaux ? les idées ? et d'en donner la critique. Elle voit dans l'homme un être voué à la sensation, au désir et à l'inquiétude, qui ne peut plus se prévaloir des ressources de l'innéité ou de l'inspiration divine. De là la question provocante qui sous-tend l'ouvrage et lui donne son entière actualité: comment rendre pensables et possibles la rationalité, la responsabilité morale, ou la croyance religieuse? La traduction présentée ici est celle de Pierre Coste, entreprise sous la supervision de Locke. C'est dans cette traduction remarquable que l'ouvrage fut diffusé et connu au XVIIIe siècle, irriguant profondément la pensée des « philosophes » français des Lumières, et suscitant les discussions critiques tant de Leibniz que de Kant.
Cette édition séparée du livre IV de l'Essai, est motivée par le souci d'offrir aux étudiants passant l'agrégation de philosophie, le texte au programme de l'oral d'anglais en format poche. Le livre IV est un livre très important au sein de l'Essai, il répond aux questions posées dans le livre I au sujet des limites précises de notre connaissance. On y retrouve l'examen de la validité de la croyance compris comme une modalité du savoir. Aussi, le livre IV comporte-t-il deux parties : connaissance et probabilité. Dans la première, les analyses sur les propositions identiques et les propositions d'existence, ainsi que sur la preuve de l'existence de Dieu, sont absolument incontournables. Quant à la seconde partie, Locke y est très novateur, évoquant la croyance en des termes dont les débats contemporains sont très proches.
Locke est le père de toute l'école sensualiste du XVIIIe siècle. Il est incontestablement, en date commune en génie, le premier métaphysicien de cette école. Et (...) la morale, l'esthétique, la politique, ne sont que des applications de la métaphysique, applications qui sont elles-mêmes les bases de l'histoire de la philosophie. De plus, Locke n'est pas seulement un métaphysicien ; il a transporté lui-même sa métaphysique dans la science du gouvernement, dans la religion, dans l'économie politique : ses ouvrages en ce genre ont servi de fondement aux ouvrages analogues de l'école sensualité. "
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.