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La muse rebelle
Lobry Bernard
JETS ENCRE
17,30 €
Épuisé
EAN :9782355237041
C'est l'histoire d'une fascination, celle de L'Intérieur d'Edgar Degas ; un tableau qui reproduit l'intérieur d'une chambre modeste de jeune fille. Deux personnages s'opposent ; du côté clair, la femme et du côté obscur, l'homme. La femme, l'épaule découverte, est morne, soumise ; l'homme, d'une condition sociale visiblement supérieure, est debout, victorieux, dominant, il semble avoir pris possession des lieux. Entre les deux personnages, gît le symbole d'une virginité souillée. Puis un jour, à La Queue-en-Brie - commune du Val-de-Marne où il réside -, Bernard Lobry visite la maison ayant appartenu à l'artiste-peintre Henri Rouart - une demeure dans laquelle Degas aurait séjourné à plusieurs reprises. Intrigué et inspiré par des similitudes entre le décor de la scène de L'Intérieur et une des pièces de la maison, Bernard Lobry se met à contempler, à songer, à réfléchir sur les muses des artistes, ces femmes (le plus souvent) qui participent au déclenchement de l'inspiration, mais aussi du désir : le désir de créer et le désir au sens propre. Derrière ce récit au style enlevé et évocateur, presque poétique, il y a une histoire bien réelle, mais aussi une part de fiction et de fantasme.
Disparitions raconte l'histoire d'une famille d'origine allemande dans une petite ville de Transylvanie, ballottée entre la dernière guerre mondiale et les retournements tragiques de l'Histoire. Le récit commence au seuil des événements de décembre 1989 quelque part non loin de Timisoara, pour faire immédiatement un saut dans le passé et reconstituer la généalogie des personnages et leurs histoires. On revient ainsi à l'hiver 1944-1945 et à la victoire de l'Armée rouge, ou aux années de la déportation des ethniques allemands dans des camps de travail en Sibérie. Le récit est repris dans les années 2006-2007 après l'entrée de la Roumanie dans l'Union européenne et l'ouverture à l'économie de marché. D'autres personnages entrent en scène, ceux qui ont émigré en Allemagne et reviennent en touristes et ceux qui y sont restés. Histoires des disparus, histoire des revenants, ce texte reste un geste contre l'oubli et l'ignorance.
Après la chute du Mur de Berlin, les différentes parties du continent européen se sont mutuellement redécouvertes avec curiosité ou agacement, admiration ou incompréhension, d'un côté comme de l'autre. En Europe médiane — cet ensemble complexe situé entre monde germanique et monde russe — le processus de retrouvailles a, en particulier, réactivé bien des stéréotypes anciens. Face-à-face un peu stérile à moins d'admettre, avec les coordinateurs de cet ouvrage, que les peuples de l'Europe médiane ont une réelle expertise les uns sur les autres. De l'entre-deux-guerres à nos jours, écoutons donc, grâce à eux, un Lituanien évoquer les Polonais, un Bosniaque les Albanais, ou bien encore un Sorabe les Macédoniens... Base documentaire précieuse pour qui réfléchit aux enjeux liés à la réaffirmation des identités nationales, cette anthologie n'a pas de volonté exhaustive ni systématique. Son mérite est de proposer un choix de textes peu connus, souvent traduits en français pour la première fois, et qui éclairent, avec la subjectivité de chaque auteur, la diversité tragique et splendide de notre continent.
Toutes les nouvelles qui composent le recueil Paskvelija se situent entre 1930 et 1960 et prennent place dans un même lieu, la région de Paskvel en Macédoine. Plusieurs nouvelles évoquent ces temps où des soldats vaincus erraient dans la campagne (Le plus beau jour de Zurlo, Ouailles paskvéliennes). Zivko Cingo ne se préoccupant pas de préciser de quelle guerre il s'agit, on retiendra le sentiment d'insécurité, d'impuissance des villageois, face à des changements politiques sur lesquels ils n'ont aucune prise. La résistance communiste, le mouvement des Partisans commandé par Tito, s'implante en Macédoine, entre 1943 et 1944. La lutte évoquée ici, c'est le moment fondateur de l'ordre nouveau, un moment de vérité, où le fondement nu des relations humaines se laisse voir, l'amour paternel (Fils), la lâcheté (La fille de From). La génération de l'après-guerre est au coeur du recueil. La rupture entre Tito et Staline, en juin 1948, met à mal les certitudes inébranlables des protagonistes. A la veille des Macchabées évoque certes une jacquerie anticommuniste, mais ce qui en ressort, c'est la stupéfaction peinée de voir des Macédoniens tués par d'autres Macédoniens. L'amertume de Cingo se révèle encore davantage dans le constat désabusé de la mort des campagnes suite à l'exode rural (Médaille, Des tombeaux dans la plaine...) ; Paskvelija rejoint là le grand lamento européen sur la mort de la civilisation villageoise. Les désordres de la société autant que les dérèglements de la nature en sont des signes avant-coureurs : gel, sécheresse et inondations scandent la chronique paskvélienne, étrangement les temps à venir rattraperont la littérature.
La Dobroudja ? Le lecteur tente de mobiliser ses souvenirs : n'est-ce pas un de ces coins, quelque part dans les Balkans, que des peuples se disputent pour d'obscures raisons, d'eux seuls connues ? N'est-ce pas encore un de ces terrains minés où il est préférable de ne pas trop s'aventurer ? Il y a bien eu, en effet, une question de Dobroudja ! Mais elle s'est résolue en 1940 et n'a plus été rouverte depuis lors. Même le fameux réveil des nationalismes de l'après-communisme ne l'a pas sortie de l'oubli. Accueillez donc sans appréhension cette invitation au voyage. Dobrogea pour les Roumains, Dobrudza pour les Bulgares, ces confins de notre continent, entre mer Noire et Danube, méritent d'être explorés. Nous vous convions à cette découverte avec les yeux d'un jeune médecin français, Camille Allard, que les aléas de l'histoire conduisirent en 1855 dans ces parages peu fréquentés. Accompagnant l'armée française en "Bulgarie orientale" lors de la guerre de Crimée, Camille Allard rend compte de son voyage dans un texte composite, foisonnant. Ces observations, publiées l'année de sa mort en 1864, sont à l'image de sa volonté de comprendre encyclopédique, elles nous donnent une foule de renseignements sur la Dobroudja au milieu du XIXe siècle : géographie, climat, faune, flore, peuples, histoire antique et moderne, économie, coutumes et moeurs...
Aujourd'hui, manager une entreprise ne consiste plus à considérer les seuls paramètres économiques, si tant est que ces seuls critères aient prévalu. Manager, c'est intégrer chacun de ses salariés dans sa différence, libérer son potentiel pour l'impliquer et le responsabiliser et en faire un acteur de l'entreprise. Mais comment faire adhérer l'autre à ses valeurs ? Comment faire évoluer les comportements des acteurs de l'entreprise ? Comment créer une émulation autour d'une culture d'entreprise ? L'auteur, qui a longuement réfléchi sur le rôle des valeurs dans le fonctionnement des organisations et mis en place de vraies stratégies au sein des usines qu'il a dirigées, livre ici le résultat de ses réflexions et de son expérience. Il analyse l'importance aujourd'hui, dans un contexte économiquement, socialement et politiquement tendu, de mettre en place une politique de management basée sur des valeurs humaines comme gage de compétitivité et de réussite. Il montre quels moyens il a employés pour faire adhérer son personnel à ses valeurs, pour faire évoluer leur implication et rendre à nouveau concurrentielles des sociétés qui dérivaient. Car pour l'auteur, la valorisation de la dimension humaine, la responsabilisation et l'épanouissement personnel de chacun sont les conditions indispensables à la satisfaction des clients, à la profitabilité et à la pérennité de l'entreprise. Cet ouvrage s'adresse aux dirigeants d'entreprise, cadres et responsables des ressources humaines, étudiants en école de commerce, et plus globalement à toute personne confrontée au management d'individus.
Il me faudra bien pourtant grandir, trouver des solutions, des appuis, des remèdes. Se libérer du fardeau de la souffrance, abattre cette nostalgérie des jours heureux. Le soleil, la plage, l'insouciance. Comme s'il n'y avait que cela là-bas. Rien que du bonheur... " Juillet 1962. L'auteur n'a que 16 mois lorsqu'il doit quitter son pays, l'Algérie. Le pays de ses parents, de ses grands-parents... son pays ? Déraciné, il cherche ses repères dans une France qui ne lui est pas d'emblée familière, recherche une identité culturelle et nous relate, sous une forme particulièrement originale et dans un style chargé d'émotion mais aussi d'humour, la quête de ce moi algérien qui est resté au pays...
Dans sa poésie touchante et parfois crue, Pauline Labrande raconte le parcours amoureux d'une femme qui aime les femmes - les incertitudes d'un amour hors norme et le regard des autres, la chaleur d'un corps et les souffrances du bonheur... Des mots justes et émouvants pour libérer un coeur débordé de questions et de sentiments.
Anne Rataud effleure ou crucifie des fragments de sa vie - l'enfance partagée entre la Nièvre et le Cher, les premiers désarrois amoureux, la fin de l'errance en Vendée, la maternité, la perte de son père... Une musique empreinte d'émotion, une poésie d'instants fragiles traversés par l'enfance, la mort, l'amour, le peu, le trop, que chaque lecteur pourra s'approprier en y trouvant d'intimes correspondances avec sa propre histoire.