Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Droit, culture et minorités
Raulin Arnaud de ; Ould Abdallahi Sidi Mohamed ; L
L'HARMATTAN
37,50 €
Épuisé
EAN :9782296100435
On observe la montée en puissance, au sein de la communauté internationale, d'un discours de la diversité culturelle qui accorde une place croissante aux minorités. Ces revendications minoritaires, fondées sur l'idéologie des droits de l'homme, apparaissent comme un contrepoids face au processus d'uniformisation sociale, économique et culturelle induit par la mondialisation. La France est toujours apparue un peu réfractaire à ce mouvement car le droit des minorités est contraire à sa tradition constitutionnelle. Pendant longtemps les régimes démocratiques ont été jusqu'à nier l'existence même des minorités alors que ces dernières sont devenues une condition effective de la reconnaissance de jure des Etats et un droit inscrit dans de nombreux instruments internationaux. La pratique internationale tend d'ailleurs à ranger le respect des droits dûs aux minorités dans la catégorie des normes impératives de droit international (jus cogens) comme en témoignent notamment le cadre européen et les continents sud-américain et africain. Dans la première partie de l'ouvrage, l'approche théorique privilégie la définition d'un statut international pour les minorités ethniques, religieuses, culturelles et linguistiques. La question des droits culturels contre le communautarisme ou des droits universels contre les droits collectifs, est une des problématiques centrales du sujet posé. Dans la deuxième partie est surtout mis en relief le paysage politique national et international des minorités à travers le monde, en particulier au Proche et au Moyen-Orient, en Afrique, dans le Pacifique et en Europe. La logique " différentialiste " en mouvement dans ces régions est porteuse de dérives secouant les régimes politiques et sociaux des pays. La question analysée ici, vitale pour ces minorités, concerne la manière dont elles se manifestent et sont traitées dans leur contexte spécifique.
Présentation synthétique, claire et riche d'un champ en pleine expansion, l'anthropologie urbaine, cet ouvrage traite à la fois de la ville comme espace global, des milieux sociaux qui la composent et des cultures urbaines dans leur foisonnement. Il s'appuie sur une méthodologie, nouvellement appliquée aux villes, qui privilégie l'analyse comparative et accorde une large place aux descriptions de " terrain " - tout en intégrant les données relatives à l'histoire, la géographie et la sociologie urbaine. Pour assurer la distance critique nécessaire, il remonte aux fonctions fondamentales de la ville et s'attache à conceptualiser les problèmes de l'essor contemporain. Il aborde les grands débats, savants et médiatiques, de ce domaine aux enjeux politiques, sociaux et culturels essentiels Que désigne l'expression " culture urbaine " ? La vitalité des identités citadines vient-elle compenser aujourd'hui l'affaiblissement d'autres composantes identitaires comme la classe sociale ? L'opposition entre ville et campagne est-elle en train de disparaître ? La civilisation de l'Islam a-t-elle influencé le développement urbain de l'Occident médiéval ? Que signifie la généralisation du terme " ghetto " ? Doit-il être repris par les chercheurs ? Cet ouvrage s'adresse aux étudiants des 1er et 2e cycles en sciences sociales, des formations d'urbanisme et d'aménagement du territoire, mais aussi aux professionnels de la ville et à toutes les personnes désireuses de réfléchir à la " révolution urbaine " en cours.
La biodiversité si riche des Outre-mer, en attisant les convoitises, a donné naissance à la bio piratrie, qui consiste en une appropriation non équitable de ces richesses, tant animales que végétales, tant terrestres que tsarines. Le droit, d'abord international, puis local et national, cherche les solutions d'une protection suffisante en évitant l'excès de la sanctuarisation de la nature, et d'un partage équitable des avantages résultant d'une valorisation de ces ressources biologiques, pour une biodiversité réellement partagée. Les solutions adoptées en Polynésie française, non satisfaisantes, devaient être mises en perspective, à travers un échange constructif entre chercheurs juristes ou scientifiques, entreprises, hommes politiques, administrations et populations locales détentrices des savoirs traditionnels si précieux dans l'utilisation des richesses naturelles. A l'image du pont de corail illustrant la convenue de cet ouvrage, c'est un partage d'idées et d'expériences entre ces différentes communautés qui ont nourri une journée d'étude organisée par l'Université de la Polynésie française et qui alimentent aujourd'hui l'ouvrage éponyme La biodiversité partagée.
Au moment où l'actualité est à la mondialisation et à l'avènement de l'euro, les pays d'Afrique francophone s'interrogent de plus en plus sur l'avenir de leurs économies, et notamment, de leurs monnaies. De son histoire, l'Afrique a hérité d'une relation forte et vivante avec la France. Elle se manifeste sur le plan monétaire avec la zone franc, expression à la fois de solidarités entre pays africains, à travers leurs deux unions économiques et monétaires (UEMOA, CEMAC), et de solidarités entre ces unions et la France. Le passage à l'euro et la création d'une banque centrale constituent des changements fondamentaux pour l'Europe et ses partenaires africains. Cette entrée de l'Europe dans une nouvelle ère monétaire bouscule considérablement le vieil ordre établi et cet évènement revêt une importance toute particulière pour les pays africains traditionnellement ouverts aux échanges avec les pays européens et liés entre eux par des accords monétaires. Compte tenu de ces évolutions juridiques, institutionnelles et économiques, les responsables des pays africains se posent à juste titre des questions sur la situation future de la zone franc. Trois hypothèses semblent possibles : soit le passage du franc français à l'euro ne modifie pas dans ses grandes lignes les mécanismes de la zone franc ; soit la zone franc éclatera à moyen terme au profit de monnaies nationales ou enfin, on assistera à la mise en place de monnaies sous-régionales à l'instar du projet de la CEDEAO (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest) en Afrique de l'Ouest. C'est la première hypothèse qui a été retenue pour l'instant par les autorités politiques africaines et françaises. Ces dirigeants n'ont pas voulu remettre en cause le vieux pacte unissant l'Afrique et la France et le système d'appui monétaire instauré de longue date. Mais l'enjeu et la problématique de ces nouvelles relations reposent notamment sur les questions suivantes : quel sera le maintien des liens tels que ceux du franc français avec le franc CFA ? ; quelle sera la nouvelle parité du franc CFA par rapport à l'Euro ? Pour le troisième cas de figure, nombreux sont ceux des Africains qui pensent qu'il importe de travailler à une intégration monétaire sous-régionale entre pays ayant des caractéristiques et des potentialités économiques voisines. Aux yeux de ces partisans, dans la mesure où la monnaie est un instrument politique et d'indépendance, cette option est la meilleure et les autorités politiques devraient en tenir compte. Se dessineraient donc des perspectives de sortie progressive de la zone franc et euro pour les pays africains, mais n'anticipons pas un tel scénario. On ne sait pas comment évolueront en géopolitique les rapports euro-africains. Ce que l'on sait, c'est qu'une aire de stabilité monétaire, ouvrant un pôle de croissance dynamique et régionale, est une des conditions pour l'Afrique d'échapper à l'isolement et de lutter contre une marginalisation ambiante. Leur monnaie, rattachée à l'euro, devrait y contribuer et aider à réaliser cet objectif.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.