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La Science grecque après Aristote
Lloyd Geoffrey-Ernest-Richard
LA DECOUVERTE
21,19 €
Épuisé
EAN :9782707119513
Ce livre prend la suite des "Débuts de la science grecque"(également publié à La Découverte). L'auteur y manifeste les mêmes qualités de sûreté dans l'informaton, de clarté dans l'exposition, de mâitrise dans le choix et la disposition des thèmes. Sa réussite est d'autant plus méritoire que le sujet, ici, était peut-être plus difficile encore à traiter de façon satisfaisante, à cause de son étendue historique (un bon millénaire)et géographique (Athènes, Alexandrie, Rome, Byzance et quelques autres lieux), à cause aussi de sa complexité croissante : s'il est vrai qu'après la mort d'Aristote, les écoles philosophiques continuent à s'intéresser à des problèmes qui relèvent de la science et de la reflexion sur ces conditions, s'il est vrai aussi que beaucoup de savants spécialisés conservent des préoccupations philosophiques, il reste que les travaux scientifiques de l'époque helléniste et romaine sont souvent hautement techniques. L'auteur étudie successivement les écoles philosophiques (le Lycée après Aristote, l'épicurisme, le stoïcisme) et les grandes disciplines scientifiques de l'époque helléniste (mathématiques, astronomie, biologie, médecine, mécanique appliquée) ; il consacre des chapitres approfondis à deux grandes figures du IIe siècle après J. -C. , l'astronome Ptolémée et le médecin Galien ; il montre pour finir comment se pose le problème complexe du"déclin de la science antique".
Lorsque Monsieur Renard arrive au Bal annuel des amis de la forêt, les invités sont un peu inquiets : ils ont entendu des rumeurs alarmantes sur les renards et leur appétit. Mais ils sont vite rassurés : Monsieur Renard est devenu végétarien et se révèle être un invité très sympathique ! En fait, on pourrait même dire qu'il est terriblement sympathique... Une histoire pleine d'humour, pour rire et se faire peur !
Chacune de ces quatre études traite des conditions externes de constitution de la science grecque : la critique de la magie et des croyances traditionnelles ; l'évolution de la théorie et de la pratique de l'argumentation, réussite majeure de l'ancienne science grecque ; le développement de la recherche empirique (médecine et astronomie) ; enfin, le rôle de l'organisation de la société grecque dans l'invention de la philosophie et de la science...
A la fois un livre de synthèse dont il n'existe aucun équivalent français et un livre d'ouverture débouchant sur la réflexion et la recherche. L'auteur n'a pas cherché à énumérer banalement des théories, encore moins à marquer les étapes d'un " progrès ". Aucun mot grec n'est l'équivalent exact de ce que nous appelons la " science ". Mais les Grecs se sont posés des problèmes que nous appelons scientifiques et ils ont réfléchi à la fois sur ces problèmes que nous appelons scientifiques et ils ont réfléchi à la fois sur ces problèmes et sur la nature même de leur démarche réflexive. " De ce fait, l'étude des débuts de la science grecque est une étude du développement et de l'interaction des opinions touchant la nature de la recherche, tout autant qu'une étude du contenu des théories qui furent proposées. " L'auteur a conçu son sujet de façon très large, dessinant le cadre social et technologique dans lequel s'insère le mouvement intellectuel, traitant tantôt des écoles - les milésiens , les pythagoriciens, Platon, Aristote -, tantôt des disciplines - la médecine, l'astronomie - tantôt enfin des problèmes : comment perçoit-on le " changement " ? La bibliographie de ce livre, devenu classique, a été actualisée pour cette dernière édition.
Pellegrin Pierre ; Lloyd Geoffrey Ernest Richard ;
L'immense aventure du savoir grec est encore aujourd'hui la source essentielle à laquelle puise et revient sans cesse notre civilisation. L'ambition de ce livre, élaboré par les plus éminents spécialistes de l'Antiquité et traduit en plusieurs langues depuis sa parution initiale, est de mesurer ce que les Grecs savaient, ce qu'ils croyaient savoir, ce qu'ils ont inventé; d'analyser le regard qu'ils ont porté sur leur civilisation et sur leurs propres entreprises intellectuelles. Il y est ainsi moins question de leur histoire que de leurs historiens, de leur poésie que de leur poétique, de leur musique que de leur harmonique, car l'originalité des Grecs n'est pas tant d'avoir su beaucoup de choses que d'avoir exigé d'eux-mêmes de savoir ce qu'ils savaient, ce qu'ils disaient, ce qu'ils faisaient, ce qu'ils voulaient...
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.
Narcisses pathologiques mégalomanes, prêts à tout pour réussir, Narcisses vulnérables, hypersensibles à la critique, dissimulant leur désir de toute-puissance derrière une façade d'humilité, les Narcisses sont de tous les fronts et font recette. Pour s'en prémunir, il faut pouvoir les reconnaître : Marie-France Hirigoyen propose ici une grille de lecture explicite et salutaire. Dans un monde toujours plus compétitif, les Narcisse occupent des positions de pouvoir au sein des affaires ou des médias, voire à la tête des Etats. Certains observateurs, confondant narcissisme et confiance en soi, considèrent que le renforcer permettrait d'affronter les maux de l'époque. Pourtant, les " psys " dénoncent régulièrement le rôle désastreux du narcissisme ambiant sur leurs patients : solitude, souffrance au travail, désordres amoureux... Pour comprendre cette réalité paradoxale, Marie-France Hirigoyen propose une enquête détonante nourrie de sa clinique. Elle pointe la confusion entre le narcissisme sain, qui permet d'avoir suffisamment confiance en soi pour s'affirmer, et le narcissisme pathologique consistant à se mettre en avant aux dépens des autres. Elle reprend la genèse de ce concept dans la psychanalyse freudienne, puis dans la psychanalyse américaine, qui l'a transformé en mettant l'accent sur l'" estime de soi " - participant ainsi d'un glissement de sens emblématique. Emaillé de nombreuses études de cas, histoires et récits de vie, ce livre explique ainsi de manière vivante et originale les dérives du monde moderne, où de plus en plus d'individus sont centrés sur eux-mêmes, " scotchés " à leurs écrans, " accros " aux réseaux sociaux pour se valoriser et exister uniquement dans le regard de l'autre. Mais il invite aussi, grâce à un dialogue renouvelé entre psychanalyse et sociologie, à mieux comprendre les traits narcissiques pour contrer l'ascension des Narcisse tout-puissants. Un projet indispensable pour notre avenir commun.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.