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Penser avec les lèvres. La philosophie contemporaine à l'épreuve de la langue
Llevadot Laura ; Valls Boix Juan Evaristo ; Vermer
L'HARMATTAN
24,50 €
Épuisé
EAN :9782343177281
Le défi soutenu par les textes de cet ouvrage consiste à penser avec les lèvres, à faire sentir la portée de certaines philosophies contemporaines qui font jouer l'exigence d'avoir la bouche bien ouverte et des lèvres qui montrent les dents. Ce volume prend le relais des journées de recherche qui se sont déroulées à la Faculté de Philosophie de l'Universitat de Barcelona en février 2016, où a été soulevée, sous diverses formes, la question de savoir comment faire de la philosophie, non pas avec le langage, mais avec la langue. Autrement dit, comment faire de la philosophie en tenant compte du rôle des lèvres, de la matérialité de leur turgescence et de la singularité de leurs moues. Ainsi, ce livre ne traite pas du langage, de l'identité, du sujet ou de la conscience, ou peut-être que si, mais à partir des lèvres : il questionne la frontière, l'altérité, le pouvoir, la jouissance, la littérature et ses politiques. Bref, il recherche le plaisir de faire de la philosophie en langues.
Les rapports entre philosophes français et catalans sont anciens, et le dix-neuvième siècle a vu se développer les ""voyages philosophiques"". Parmi les plus connus, celui de Victor Cousin en Allemagne. Moins connus, ceux des philosophes exilés qui partirent sous les régimes de persécutions pour trouver en France une terre d accueil et de philosophie. De la même manière, un certain nombre de communards trouvèrent dans la Barcelone révolutionnaire bon nombre de camarades. Ces rencontres se sont poursuivies au vingtième siècle, et la période actuelle vit une nouvelle revitalisation des échanges. Ce livre en est un exemple."
Que la répétition ait été considérée comme une catégorie déconcertante, ou qu'elle ait été confinée dans le domaine religieux ne mériterait pas d'être reconsidéré si ce n'est parce que le fait de travailler ce concept décisif permet de réinterpréter le projet philosophique de Kierkegaard en son ensemble. Il ne s'agit donc pas seulement d'analyser un des domaines du corpus Kierkegaardien délaissé jusqu'à présent par l'intérêt académique. Prendre la répétition pour la clé herméneutique de lecture des textes de Kierkegaard permet au contraire de resituer son oeuvre dans un contexte contemporain marqué par le dépassement de la métaphysique et la réflexion sur le langage. La lecture existentialiste de Kierkegaard est-elle la seule possible ? Une lecture de Kierkegaard qui le rapprocherait des positions post-métaphysiques ne serait-elle pas convenable ? Kierkegaard suggère lui-même cette direction lorsqu'il recentre sa pensée sur la catégorie de répétition. De fait, dans La répétition, il est explicitement affirmé que "la répétition constitue l'intérêt de la métaphysique et, en même temps, l'intérêt sur lequel la métaphysique échoue" (R, 21/SKS, 25). C'est la catégorie de répétition qui fait précisément échouer le projet métaphysique dans son ensemble, celle qui ruine l'aspiration métaphysique. La répétition signale l'impossibilité de l'adéquation entre pensée et réalité, et donc l'impossibilité de la représentation. Elle déplace dans cette mesure la compréhension de l'existence qui n'est plus dès lors un simple pôle opposé à l'essence. La question de l'existence chez Kierkegaard doit être réinterprétée dans cette perspective.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.