Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
PATHOLOGIE VERBALE
LITTRE EMILE
MANUCIUS
13,20 €
Épuisé
EAN :9782845780392
Ce petit texte peu connu, publié en 1880, constitue un florilège de ces mots indisciplinés, traversés par le temps et l'usage, modifiés dans leur sens originel parfois jusqu'à l'absurde, mais parfois aussi jusqu'à la plus inattendue des poésies. Emile Littré les traque, les débusque à la manière d'un entomologiste gardien d'un trésor passé, présent et à venir. Pathologie verbale ou petit voyage en "curiosité linguistique" atteste qu'il est à la fois émouvant et ludique de prendre conscience de la face cachée de la langue. Son auteur le dit lui-même, cette entreprise se voulait légère et didactique, en somme, le point final d'un travail magnifique au service de la langue: "Comme un médecin qui a eu une pratique de beaucoup d'années et de beaucoup de clients, parcourant à la fin de sa carrière le journal qu'il en a tenu, en tire quelques cas qui lui semblent instructifs, de même j'ai ouvert mon journal, c'est-à-dire mon dictionnaire, et j'y ai choisi une série d'anomalies qui, lorsque je le composais, m'avaient frappé et souvent embarrassé. Ce n'est point un traité, un mémoire sur la matière, que je compte mettre sous les yeux de mon lecteur. C'est plutôt une série d'anecdotes; le mot considéré en est, si je puis ainsi parler, le héros". "Démanteler, dans le seizième siècle, démanteler a le sens propre d'ôter le manteau, à côté du sens figuré : abattre les remparts d'une ville. Aujourd'hui le sens propre a disparu, et l'usage n'a conservé que le sens figuré. Démanteler est un néologisme dû au seizième siècle, qu'il faut féliciter d'avoir introduit ce mot au propre et au figuré. C'est vraiment une métaphore ingénieuse d'avoir comparé les remparts qui défendent une ville au manteau qui défend l'homme des intempéries. Honneur à ceux qui savent faire du bon néologismte !"
Avec cette édition, Le Nouveau Petit Littré s'affirme comme le dictionnaire de référence de la langue française, dans sa richesse et sa diversité. Il offre au lecteur un point de vue unique sur la langue, retenant de l'oeuvre d'Emile Littré l'idée centrale selon laquelle un mot est la somme de son histoire: sa définition doit donc tenir compte de la totalité des sens passés et présents dans une perspective chronologique, pour donner toute leur profondeur et leur force aux sens actuels des mots. Le Littré d'origine a été conservé; plus de 10 000 entrées ont été ajoutées, ainsi que des milliers de nouveaux sens. Le Nouveau Petit Littré présente ainsi toute la langue française du XVe au XXIe siècle. Il est le seul dictionnaire à faire découvrir dans sa continuité le français vivant d'hier et d'aujourd'hui, le seul qui permette de répondre à tous les besoins de lecture, une page de Montaigne ou un roman policier du XXe siècle, une pièce de Molière ou une revue informatique.
Ce fut surtout au cours des années 1850-1860 que la doctrine positiviste d'Auguste Comte (1798-1857) commença à gagner du terrain et à rassembler des adhérents et des disciples. Le plus fameux d'entre eux, celui-là même qui sortira Comte de l'isolement dogmatique dont il a été l'objet, fut sans nul doute le savant Emile Littré (1801-1881). S'emparant de la philosophie du maître du positivisme qu'il va populariser, il exercera une influence très importante sur le mouvement philosophique en France en ralliant à la doctrine de Comte de nombreux scientifiques et médecins attirés par les questions philosophiques. Si Littré s'est toujours proclamé " disciple " de la philosophie positive de Comte, il resta peu fidèle à la doctrine sur de nombreux aspects de son œuvre. En ce qui concerne plus spécialement la psychologie, celle-ci fut largement interprétée en termes physiologiques et amendée dans nombre de ses aspects. Dans son fameux ouvrage sur " Auguste Comte et la philosophie positive " (1863), Littré a examiné l'œuvre de Comte et présente la position comtienne sur la psychologie. Il montre dans son livre la nécessité scientifique de l'absorption de la psychologie par la physiologie. Cependant, il invalide la phrénologie de Gall sur la base même de la méthode comtienne de la philosophie positive (elle n'a pas été vérifiée ni par les faits ni par l'expérience). Nous reproduisons ici en fac-similé l'édition originale (1863) du livre de Littré Auguste Comte et la philosophie positive. Ce livre s'adresse aux philosophes, psychologues, historiens et étudiants désireux de découvrir un des premiers livres qui a fait connaître l'œuvre de Comte.
En marge de son célèbre Dictionnaire, mais aussi de ses nombreuses activités politiques et littéraires, Emile Littré (1801-1881) est l'auteur de cette monumentale Histoire de la langue Française.
Résumé : Le redoutable chantage qui tient Paris sous sa coupe est en passe de réussir (Les Esclaves de Paris, tome 1). L'exécution du plan machiavélique ourdi par les trois malfaiteurs, Mascarot, Hortebize et Catenac se déroule si bien que seul un miracle semble maintenant pouvoir sauver les victimes de la catastrophe finale. Peu à peu avec une minutie et une précision d'orfèvre, l'étau s'est resserré sur les divers protagonistes qui, insensiblement et dans la plus parfaite ignorance, semblent s'acheminer vers un désastre annoncé. Dans Le secret des Champdoce, la machination arrive à son terme. Devant une telle maestria dans le crime, il faudra alors toute la clairvoyance et le génie du premier des détectives, Monsieur Lecoq, pour apporter des lumières à tant de ténèbres.
Dès l"Antiquité, Héraclite d Éphèse fut une légende. On dit qu" il vit le jour à Éphèse, au VIe siècle avant notre ère, vers 544-41. Mais très vite, on donna le surnom d Obscur à celui dont les aphorismes mystérieux et inintelligibles pour le commun des mortels prenaient davantage l"allure d" une parole pythique que d"une pensée philosophique rationnelle et traditionnelle. Ce qu" il y a de sûr, c"est que les récits des éminents spécialistes d" hier et d"aujourd hui ne pourront jamais dissiper même le soupçon de sa véritable existence. Et pourtant, les quelques malheureux fragments qu" on lui attribue ici ou là brillaient d"un éclat si puissant qu" ils suffirent à ébranler entièrement le monde intellectuel grec et romain. C"est comme si des cendres du temple d Artémis, le tombeau de l" unique exemplaire de son oeuvre un traité intitulé De la Nature derrière un caractère réputé méprisant et mélancolique jaillissait encore une pensée cristalline, sublime, foudroyant et bouleversant ceux qui s aventuraient à l"embrasser et à la méditer. C" est sans aucun doute cette philosophie mystérieuse, réservée aux initiés, aux « éveillés » dira-t-il, qui marqua le plus la fameuse « misanthropie » d Héraclite. Sa doctrine est révolutionnaire. Tout en s"inscrivant dans la lignée des cosmologues de son temps, le philosophe annonce le passage décisif au problème de l" Être et du devenir, celui qui donnera naissance à l"ontologie classique de Parménide et de Platon, ainsi qu" à la métaphysique d"Aristote. Au XIXe siècle, ce sera même Hegel qui dira s" être inspiré de lui.Quatrième opus extrait de l"oeuvre de Theodor Gomperz Les Penseurs de la Grèce, après « Les Sophistes », « Les Médecins » et « Parménide et ses disciples », « Héraclite » se présente comme un guide clair et précis pour tout futur lecteur avide d" ouvrir les portes d"Artémis."
Est-ce que l'intelligence suprême a pu lancer le soleil dans l'espace et ordonner la marche merveilleuse des sphères pour que des êtres à gros ventre et à figure sans génie brocantent entre eux les produits de la terre, y compris les hommes, afin de parvenir à manger seuls, à avoir seuls des maisons et des vêtements, à jouir seuls enfin, non pas de la pensée, mais du pouvoir d'étouffer la pensée ! Vous n'avez pas le droit, Madame, de réclamer l'émancipation de la femme, m'ont dit ces hommes. Quoi ! Parce que je n'ai ni état dans le monde, ni considération parmi les gens comme vous ; parce que je suis froissée, brisée à chaque pas ; parce que je crie sans qu'on daigne m'entendre ; parce que je dévore mes larmes ; parce que je m'arme de toute l'énergie d'un légitime orgueil contre les lâches qui m'écrasent, je serai la seule qui n'aurai pas le droit de me plaindre ! "