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Aux Antilles
Bertho Lavenir Catherine ; Little Roger
L'HARMATTAN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782336560403
Victor Meignan n'est pas un homme sympathique. Partisan de l'esclavage à Cuba, adversaire du suffrage universel dans les îles françaises, ce voyageur et écrivain de métier porte sur les pays qu'il visite un regard condescendant, imprégné des théories racistes de son temps. On aurait tort, pourtant, de le négliger. Il se révèle, en effet, attentif, à Cuba comme en Haïti, à la géopolitique de son temps et bâtit, pour la Martinique et la Guadeloupe, un projet politique utopique destiné à contrer une évolution qui lui paraît mener à l'indépendance. Son livre illustre les débuts de la nouvelle culture coloniale, associant racisme "scientifique" et nationalisme, dont les racines s'avèreront profondes. A propos de la Martinique et de la Guadeloupe, Meignan écrit : "Puissent mes faibles efforts, en faisant seulement soupçonner à mes lecteurs mon enthousiasme, réveiller aussi en eux quelque ardeur pour rendre à ces deux colonies la prospérité dont elles sont dignes et les placer à la tête de l'archipel des Antilles, comme deux phares étincelants représentant, en même temps que le travail libre et le progrès, l'ordre, la soumission à la métropole et le patriotisme français".
Résumé : Les missions sont aujourd'hui à nos portes. Si la figure du missionnaire barbu et bienveillant, façon Tintin au Congo, est à ranger au rayon des souvenirs de la mauvaise conscience occidentale, la dynamique de la mission, elle, est toujours à l'?uvre. Sur tous les continents s'affairent aujourd'hui des ONG, désireuses à la fois de sauver les hommes et de moderniser les sociétés. À leurs côtés s'activent des missions évangéliques, souvent d'inspiration américaine, ainsi que des organisations qui se sont donné pour but de ramener les croyants à l'islam. Pendant ce temps, les missionnaires catholiques et protestants, forts d'une expérience séculaire, continuent, à bas bruit, à convertir les âmes et à soigner les corps. Or la mission, croyons-nous, est un objet médiologique. Les idées ne voyagent pas toutes seules et ces entreprises de conviction donnent à voir les mécanismes de la conversion. Il s'agit d'abord de faire corps : ordres religieux, confréries, associations, ONG... permettent de recruter ceux qui partent, de les financer, de les protéger, d'en surveiller l'orthodoxie et, en cas de malheur, d'en conserver la mémoire. Il faut aussi faire croire : c'est par l'écrit et l'image, la parole et le corps, que s'exposent les croyances et que l'on gagne les esprits. L'âge religieux des missions s'était ouvert avec les voyages de saint Paul. Un âge politique lui a succédé, qui s'est clôt sur l'héritage de la IIIe Internationale. Le XXIe siècle inaugure un âge idéologique de la mission. Sous nos yeux des prédicateurs, des médecins et des défenseurs des droits de l'homme diffusent sur tous les continents leurs croyances et leurs modes de vie. D'actualité, l'esprit de mission ? Sans aucun doute.
Seules onze lauréates ont eu accès à la villa Médicis depuis la création du Prix de Rome de composition musicale en 1803 et ce jusqu'à l'abolition de ce concours en 1968 Lib Boulanger, Marguerite Canal, Jeanne Leleu, Elsa Barraine, Yvonnes Desportes, Odette Gartenlaub, Adrienne Clostre, Eveline Plicque-Andrcani, Thérèse Brenet, Lucie Robert et Monic Cecconi-Botella. Elles ont ainsi démenti les préjugés concernant une prétendue musique " féminine " et, par leur réussite, ont contribué de façon décisive à officialiser le métier de compositrice. Comment ont-elles su trouver leur place dans ce concours ? Quelles expériences ont-elles vécues durant leur séjour à la villa Médicis ? Quel rôle ont-elles tenu, entre tradition et modernité, dans la production musicale ? Que sont-elles devenues après leur séjour romain ? Cet ouvrage retrace les parcours musicaux de chacune d'elles. Des réticences à la reconnaissance officielle, le siècle dernier a été un moment décisif dans l'acceptation des femmes dans ce métier. Au travers de l'histoire de l'obtention de ce prix prestigieux retracée ici, notamment à partir des témoignages écrits des actrices elles-mêmes, il est fascinant de constater l'évolution des mentalités. Il s'agit donc d'un document unique qui retrace le parcours de ces onze compositrices plus ou moins connues, voire oubliées malgré un catalogue d'oeuvres impressionnant Elles méritent que leur place leur soit rendue dans l'histoire de la musique française. Enfin, des témoignages inédits recueillis directement par l'auteure auprès de Thérèse Brenet, Odette Gartenlaub, Lucie Robert et Monic Cecconi-Botella viennent enrichir cet ouvrage.
La catastrophe climatique a commencé. Ce désastre annoncé s'accompagne aujourd'hui d'un véritable effondrement politique de notre monde. Tout concourt à la course à l'abîme de l'Humanité : la folie aveugle des pouvoirs et de la finance, l'institutionnalisation de la corruption, l'explosion des inégalités et l'extrême brutalité des relations sociales, la désagrégation des Etats dans l'extension de la guerre et la destruction de la planète. La logique prédatrice d'un capitalisme financier et numérisé emporte les Etats eux-mêmes. Les espoirs révolutionnaires du siècle dernier ont fait naufrage. La démocratie représentative est à la dérive. Grande est alors la tentation du sauve-qui-peut généralisé, qu'il soit individuel ou collectif, du populisme et de l'apartheid climatique. Chacun sait qu'il y a urgence. Nous n'avons plus le temps. d'attendre des décisions qu'aucun gouvernement ne prendra, plus le temps de construire patiemment des stratégies électorales sur des échéances pluriannuelles. L'enjeu d'aujourd'hui n'est pas de sauver coûte que coûte la démocratie représentative mais de faire face ensemble, en commun, à l'apocalypse qui vient. Cette urgence vitale est le moteur des soulèvements contemporains : en 2019 en France avec les Gilets Jaunes, au Chili, en Irak, au Liban, à Hong Kong, en Algérie, en Iran, en Equateur, au Pérou.... Une autre fin du Monde est peut-être possible, celle d'une intervention directe des peuples dans les affaires du Monde et d'une démocratie radicale à la hauteur des défis de l'époque que nous vivons.
Ingrid est berlinoise. 1943 : Brême saisit par hasard sa vie oisive dans l'activité d'une grande cité vidée de ses hommes allemands au combat, mais où la Polizei, les usines d'armement, les vols nocturnes des bombardiers syncopent chaque jour les existences d'une humanité hétéroclite, rabattue de tous les coins de l'Europe asservie. Monde d'une vitalité impudente et rusée qui s'agite autour de Madame Blanche, de Robert, de Théo le Hollandais et de trop jeunes petites Allemandes, où Pierre, l'étudiant en maths, cherche à résoudre le difficile problème de la conquête d'une femme, Ingrid à l'âge éclatant. Création littéraire où la réalité de la guerre, de l'Allemagne, de Brême, de l'usine est présente dans ses moindres détails, mais en même temps transfigurée, interprétée, décryptée par la profondeur de la poésie.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.