
Conversations avec Shimon Peres
En décembre 1996, quelques mois après l'arrivée au pouvoir de la droite israélienne, Shimon Peres, homme d'Etat, artisan du processus de paix au Moyen-Orient et prix Nobel en 1994, a accordé une série d'entretiens à Robert Littell, ancien journaliste à News week et aujourd'hui romancier. En une semaine de discussions intenses, les deux hommes se sont penchés sur cinquante ans d'histoire. De l'enfance de Peres (né en 1923) dans le shtelt aux débuts de l'Etat juif; de l'Holocauste à l'Intifada; des négociations secrètes avec les Palestiniens aux accords d'Oslo ; de l'assassinat de Rabin à la victoire du Likoud; de Anouar el-Sadate à Yasser Arafat; de De Gaulle à Mitterrand ; de Ben Gourion à Yitzhak Rabin, ces conversations passent en revue les grands événements et personnages qui ont façonné l'Etat d'Israël. Elles soulignent la place prépondérante de Shimon Peres dans l'histoire du Moyen-Orient.
| Nombre de pages | 287 |
|---|---|
| Date de parution | 12/02/1998 |
| Poids | 163g |
| Largeur | 108mm |
| SKU: | 9782070404438 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | No (Out of Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | No (Out of Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782070404438 |
|---|---|
| Titre | Conversations avec Shimon Peres |
| Auteur | Littell Robert |
| Editeur | FOLIO |
| Largeur | 108 |
| Poids | 163 |
| Date de parution | 19980212 |
| Nombre de pages | 287,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La peste sur vos deux familles. Un roman au coeur de la mafia russe
Littell RobertCe 25 décembre 1991, alors que l'accession au pouvoir de Boris Eltsine annonce la dissolution de l'Union soviétique, Roman Timourovitch est de retour à Moscou. Fils du légendaire parrain Timour le Boiteux, il constate rapidement que l'appétit des familles mafieuses qui se disputent le contrôle de la capitale n'a désormais plus de limites. Mais les haines ancestrales et le cercle infini de la vengeance sont un héritage bien difficile à porter, surtout depuis qu'il a trouvé en Yulia, la fille de l'ennemi juré de son père, le même désir de s'en affranchir. Nés sous des étoiles contraires, ils vont devoir s'allier pour tenter de défier leur destin. A l'heure où la guerre des gangs menace d'embraser Moscou, le retour du fils prodigue déclenche un cataclysme qui, sous la plume experte de Robert Littell, prend des allures de tragédie shakespearienne au suspense implacable.ÉPUISÉVOIR PRODUIT21,00 € -

Requiem pour une révolution. Le grand roman de la Révolution russe
Littell Robert ; Deleuze JulienExtrait New York 1917 Dès que le Juif vit l'insigne doré et argenté, il tenta de refermer la porte, mais l'agent fédéral fut trop rapide pour lui. Il avait déjà fermement enfoncé un de ses richelieus dans l'embrasure. «On ne peut pas dire qu'il soit accueillant, se plaignit le visiteur à son collègue. - On dirait qu'il ne veut pas nous laisser passer», fit le second agent. Le Juif évalua les deux hommes pendant qu'ils entraient. Ils avaient des lèvres minces, des visages typiques du Midwest, portaient des feutres mous et des pardessus bon marché, à martingale, identiques. L'un d'eux laissa entendre qu'il s'appelait Hoover. L'autre ne se présenta pas. Ils remirent leurs badges dans leurs poches et essuyèrent soigneusement leurs chaussures sur le chiffon qui servait de paillasson pour en enlever les traces imaginaires du Lower East Side. Puis, ils suivirent le Juif au travers du couloir étroit où, le long des murs, des piles de livres montaient à mi-corps, jusqu'à la petite pièce donnant sur la cour. Là, celui qui s'appelait Hoover, un jeune homme qui n'avait pas beaucoup plus de vingt ans, sortit un petit carnet à spirale, se mouilla le pouce et le feuilleta jusqu'à la page qu'il cherchait. «Son vrai nom est Alexander Til», dit-il au Juif. Sa voix, rauque, fatiguée, semblait venir du fond de sa large poitrine. «C'est un blanc. Naturalisé américain, d'origine juive russe. Un mètre soixante-seize. Maigre. Début de calvitie. Les yeux verts. Le sujet porte des lunettes et a une cicatrice de huit centimètres derrière l'oreille gauche, résultat d'une blessure reçue alors qu'il résistait à une arrestation pour piquet de grève illégal durant la grève des ouvriers de l'habillement en 1912. Le coup à la tête a diminué l'acuité de son oreille gauche. Il a l'habitude de tendre l'oreille droite vers les gens quand il leur parle. Il s'est parfois déguisé en laissant pousser sa barbe et sa moustache.» Le Juif, qui louait le trois pièces de Hester Street et sous-louait la plus petite, donnant sur la cour, pour joindre les deux bouts, fixa Hoover. «Le nom de Til jusqu'à présent jamais je n'ai entendu, répondit-il prudemment. Le locataire à qui je loue, il m'a dit qu'il s'appelait Rosenstein.» L'autre agent se déplaçait dans la pièce, passant distraitement le bout des doigts sur une table, l'appui de la fenêtre et le dos des livres comme une femme qui soupçonne la présence de poussière. «Est-ce que votre Rosenstein avait une barbe ?» demanda-t-il au Juif sans le regarder. Celui-ci haussa les épaules. «Des barbes, beaucoup de gens ici ont. - Est-ce qu'il était sourd d'une oreille ? - Je lui ai jamais assez parlé pour remarquer.» L'agent se tourna pour fixer le Juif. «Depuis combien de temps est-il parti ?» - Quatre, peut-être cinq jours. - Pourquoi est-il parti ? - Il est parti, c'est tout ce que je sais. - Il n'a pas dit où il allait ? - Non. - Et, naturellement, vous ne savez pas où nous pourrions le trouver ? - C'est correct. Je ne sais pas. - Vous êtes étranger aussi, n'est-ce pas ? Mentir à des agents du FBI en mission pourrait vous coûter cher. - Je ne sais pas où il est», insista le Juif, têtu. Son fils de douze ans entra dans la pièce. Le garçon, comme la plupart des enfants des quartiers ouvriers, puait le kérosène ; on lui en mettait tous les jours sur le cou, les poignets et les chevilles pour éviter les poux. Il se plaça timidement derrière les jambes de son père, accrocha les mains à ses bretelles et fixa les intrus avec d'immenses yeux noirs.ÉPUISÉVOIR PRODUIT21,00 € -

La Compagnie. Le grand roman de la CIA
Littell RobertLa Compagnie est un roman d'une imposante envergure: il s?attache à raconter toute l'histoire de la CIA depuis sa création jusqu'à nos jours ? vue de l'intérieur. Sur cette toile de fond historique se déploie toute une galerie de personnages complexes, tous mus par des ambitions et des principes personnels, et chacun se confrontant aux motivations diamétralement opposées (et en général bien cachées) de leurs pairs. Littell se concentre sur quelques épisodes cruciaux de l'histoire contemporaine: la révolution hongroise, la crise de la Baie des Cochons, le conflit russe en Afghanistan, le putsch qui a évincé Gorbatchev. Il montre, en démontant la mécanique pas à pas, minute par minute, comment la CIA a agi dans chaque situation pour exercer son pouvoir en coulisses et influencer (pour ne pas dire déterminer) le cours de l?histoire mondiale. La lecture de cette étonnante aventure est parfois choquante, toujours pleine de surprises et, d'un bout à l'autre, fascinante.ÉPUISÉVOIR PRODUIT23,35 € -

Vladimir M.
Littell Robert ; Arnaud CécileRésumé : Lilia, Tatiana, Elly, Nora : quatre femmes réunies en 1953 à Moscou autour d?un étudiant américain, R Litzky. Elles ont aimé le même homme, l?immense poète russe Vladimir Maïakovski. Lilia Brik, volage et envoûtante, son grand amour. Tatiana lakovlevna, l?aristocrate, la seule qui s?est refusée à lui. Elly Jones, l?âme soeur. Nora Polonskaïa, la belle comédienne. Elles pensent toutes connaître ses secrets. Et pourtant, vingt-cinq ans après sa mort, alors que ces quatre muses confrontent leurs souvenirs du jeune artiste tourmenté, les révélations s?enchaînent. Elles dévoilent des détails de plus en plus intimes, charnels. Le suicide du poète, magistralement mis en scène, ne fait qu?épaissir le mystère autour de cette figure emblématique de la Révolution. Dans la lignée de son bestseller L?Hirondelle avant l?orage, Robert Littell brosse ici le portrait subversif et passionné d?un autre grand poète russe. Amours libres, avant-garde et idéal politique : un cocktail détonant qui mêle habilement réalité et fiction. Avec audace et non sans une pointe de provocation, Robert Littell joue plus que jamais avec l?Histoire.ÉPUISÉVOIR PRODUIT21,00 €
Du même éditeur
-
L'Univers élégant
Greene Brian ; Laroche Céline ; Trinh Xuan-ThuanLe XXe siècle a vu naître les deux plus belles théories physiques jamais inventées. La première, la relativité générale, est l'oeuvre du seul Albert Einstein. Son domaine d'application est l'infiniment grand. La seconde, la mécanique quantique, est l'oeuvre collective de certains des plus grands esprits du XXe siècle. Son domaine d'application est l'infiniment petit. Mais ces deux théories sont incompatibles entre elles. Cherche-t-on à les réunir dans ce qu'on appelle la "théorie du tout", on se heurte alors à d'insurmontables difficultés. Aujourd'hui, la "théorie des cordes" semble en passe de réussir là où toutes les précédentes théories ont échoué: ce faisant, elle bouleverse notre conception de la matière, de l'espace et du temps. C'est l'histoire pleine de rebondissements de cette révolution en marche - où les particules élémentaires s'avèrent semblables à d'infinis bouts de ficelle, où l'espace-temps se déchire, se répare, se replie en dix dimensions invisibles, où le Big-Bang et les trous noirs prennent des formes inattendues - que nous raconte ici l'un de ses éminents acteurs. Après la relativité générale et la mécanique quantique, l'avenir appartient-il à la "théorie des cordes"?ÉPUISÉVOIR PRODUIT13,30 € -
Les diaboliques
Barbey d'Aurevilly Jules ; Petit JacquesNouvelle édition en 20034e de couverture : "Quant aux femmes de ces histoires, pourquoi ne seraient-elles pas les Diaboliques ? N'ont-elles pas assez de diabolisme en leur personne pour mériter ce doux nom ? Diaboliques ! il n'y en a pas une seule ici qui ne le soit à quelque degré. Il n'y en a pas une seule à qui on puisse dire le mot de "Mon ange" sans exagérer. Comme le Diable, qui était un ange aussi, mais qui a culbuté, - si elles sont des anges, c'est comme lui, - la tête en bas, le... reste en haut !"EN STOCKCOMMANDER6,60 € -
L'Univers chiffonné. Edition revue et augmentée
Luminet Jean-PierreQuelle est la forme de l'Univers? Est-il courbe, refermé sur lui-même? Est-il en expansion? Vers quoi tend-il? L'espace serait-il "chiffonné" au point de créer des images fantômes des lointaines galaxies? Spécialiste des trous noirs et du big-bang, Jean-Pierre Luminet nous fait voyager dans de surprenants couloirs de l'espace-temps où topologies de l'Univers, explorations de l'infini et mirages cosmiques conjuguent leurs mystérieux attraits pour dérouter nos sens. La construction de l'ouvrage épouse la forme de son sujet une lecture à multiples entrées, des pistes à explorer pour s'y perdre, bifurquer à nouveau ou revenir en arrière, au gré du plaisir ou de la curiosité de chacun. Anecdotes cocasses et révélations historiques étonnantes agrémentent ce parcours à la recherche des secrets de la beauté sidérale.ÉPUISÉVOIR PRODUIT12,60 € -
Les amoureux de l'Hôtel de Ville
Delerm PhilippeLe Baiser de l'Hôtel de Ville. Je n'aimais pas cette photo. Tout ce noir et blanc, ce gris flou, c'était juste les couleurs que je ne voulais pas pour la mémoire. " La librairie où François travaille ferme ses portes; à l'approche de la quarantaine, il se retrouve face à lui-même. Les souvenirs se bousculent, amplifiés par la vogue des années cinquante. Il éprouve alors le sentiment d'être dépossédé de son enfance. Pourquoi ses parents ont-ils toujours prétendu être les amoureux que l'on voit sur cette photo de DoisneauÉPUISÉVOIR PRODUIT8,10 €
De la même catégorie
-
La guerre m'a parlé de loin
Habibi FaranguisRésumé : 1979-2019 : il y a exactement 40 ans, l'Iran a tourné une page de son histoire. La Révolution était un "matin de printemps", l'espoir gagnait le pays, pour les femmes notamment. Faranguis Habibi est témoin de ces années. Sa culture, ses yeux, son âme vivent en persan et en français. Alors, lorsque la guerre Iran-Irak fait dire à l'ayatollah Khomeini "La guerre est un don de Dieu", Faranguis Habibi rejoint la France en fille de Victor Hugo, pour devenir une figure importante du féminisme iranien.ÉPUISÉVOIR PRODUIT20,60 € -
L'Empire ottoman et la Turquie face à l'Occident
Eldem EdhemRésumé : Durant le long xixe siècle, face à un Occident de plus en plus puissant et arrogant, l'Empire ottoman s'est modernisé dans le but avoué de gérer une situation de plus en plus précaire. L'histoire de cette modernité, fortement empreinte d'occidentalisation, doit s'affranchir de bien des influences politiques et idéologiques qui l'ont grevée jusqu'ici : orientalisme eurocentrique, nationalisme kémaliste, ottomanisme islamisant... L'étude d'une grande variété de sources - la plupart encore inexploitées - viendra nourrir une réflexion critique sur cette période dont l'importance n'a d'égal que sa complexité. L'historien Edhem Eldem a enseigné aux universités de Bo aziçi, Berkeley, Harvard, Columbia, à l'EHESS, à l'EPHE et à l'ENS. Titulaire de la chaire internationale d'Histoire turque et ottomane au Collège de France, il est l'auteur de travaux sur le commerce du Levant, l'épigraphie funéraire, la Banque ottomane, les dynamiques de l'occidentalisation, Istanbul au tournant du xxe siècle, l'orientalisme, la photographie, l'histoire de l'archéologie et des collections dans l'Empire ottoman.ÉPUISÉVOIR PRODUIT13,70 € -
L'Iran de 1800 à nos jours
Richard YannRésumé : Pourquoi l'Iran fait-il trembler l'Occident depuis quarante ans ? Comment est née cette république islamique dont dépend en partie la paix au Moyen-Orient ? Depuis l'avènement des Qâjârs au début du XIXe siècle, la modernisation de l'Etat a progressé en même temps que la violence politique. Un nationalisme particulier, inséparable de l'islam chi'ite, s'est développé en réaction contre les ingérences des puissances européennes. Une première révolution, en igo6, a doté l'Iran d'une monarchie parlementaire. Soixante-dix ans plus tard, la révolution qui a renversé le chah a été menée par les mollas associés à des intellectuels libéraux et à des forces de gauche. Derrière le rideau de l'islam militant, les cortèges révolutionnaires réclamant l'indépendance et la liberté dénonçaient autant l'absolutisme du chah que l'impérialisme de Washington. En 2009, les dissidents ont de nouveau envahi les rues de Téhéran pour dénoncer la dictature de Mahmud Ahmadinejad, fraîchement réélu dans des conditions douteuses. Mais le "mouvement Vert", démesurément amplifié par les médias occidentaux, a fait long feu ; et le régime, malgré ses détracteurs, résiste encore. D'où tient-il son dynamisme, et de quelle légitimité se réclame-t-il ?ÉPUISÉVOIR PRODUIT11,00 € -
Comment le peuple juif fut inventé. De la Bible au sionisme
Sand Shlomo ; Cohen-Wiesenfeld Sivan ; Frenk LevanRésumé : Quand le peuple juif fut-il créé? Est-ce il y a quatre mille ans, ou bien sous la plume d'historiens juifs du "axe siècle qui ont reconstitué rétrospectivement un peuple afin de façonner une nation future ? Dans ce livre qui a fait date, Shlomo Sand a montré pour la première fois comment, à partir du xixe siècle, le temps biblique a commencé à être considéré par les sionistes comme le temps historique, celui de la naissance d'une nation. Si ses propos ont soulevé une onde de choc dans le monde entier, c'est que derrière le débat historiographique se cache une question brillante : à l'heure où certains généticiens israéliens cherchent encore à démontrer que les juifs forment un peuple doté d'un ADN spécifique, que cache aujourd'hui le concept d'"Etat juif", et pourquoi cette entité n'a-t-elle pas réussi jusqu'à maintenant à se constituer en une république appartenant à l'ensemble de ses citoyens, quelle que soit leur religion ? En dénonçant cette dérogation profonde au principe sur lequel se fonde toute démocratie moderne, c'est une critique de la politique identitaire de son pays que propose Shlomo Sand.EN STOCKCOMMANDER13,00 €







