Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Gang
Litt Toby
SEUIL
21,30 €
Épuisé
EAN :9782020520072
Nous avions une structure de commandement, car il en fallait une à Gang. Mais il n?y avait aucune autre raison à ça et il n?aurait pu y en avoir de meilleure. Andrew était Sergent, Matthew, Sous-Lieutenant. Paul et Peter, Caporaux. Il n?y avait cependant aucune infériorité innée entre nous (ou aucune qui aurait été apparente à cette époque). Chacun avait des talents particuliers, chacun des choses qu?il refusait. Andrew, par exemple, n?aimait pas l?eau. Dans les arts du feu, Matthew était un génie. Paul connaissait le morse et l?allemand, et avait quelques notions de russe. Peter était obligé de porter des lunettes. Notre tenue vestimentaire visait à l?efficacité, pour parer à toute éventualité. Et, en particulier, à la Guerre. Nous souhaitions aussi nous identifier en tant que Gang [?] Peut-être avons-nous donné l?impression que toute notre vie, à cette époque, n?était faite que de permanents et anxieux préparatifs. Mais il serait faux d?imaginer que nous passions tellement de temps à nous entraîner à sauver notre pays qu?il ne nous en restait pas pour en apprécier ses nombreuses et fragiles beautés. Parfois, nous ne faisions rien de plus (mais existe-t-il activité plus importante?) que rester assis à contempler la lente progression des choses autour de nous. Des fourmis surchargées s?escrimant à remonter une pente. Les papillons, semblables à des fleurs qui voleraient. Les étraves effilées des skiffs fendant l?eau sous la poussée des rameurs. Nuages, cèdres, ou vaches et bestioles rampantes, nous éprouvions un profond respect pour la Nature dans ses différentes manifestations. Consciemment ou pas, c?était d?Elle que nous apprenions les leçons les plus importantes de la vie. Sur la persévérance, sur la grâce, sur le camouflage, sur l?adaptation. Il est inutile de lutter contre l?ordre adopté par la Nature. Cette puissance qui lui appartient en propre, cette puissance terrifiante, ne peut être que dirigée ? jamais on ne peut s?y opposer. Mère Nature a été notre maîtresse d?école. Elle régnait sur une classe où nous n?allions jamais en traînant des pieds, une classe sur un hectare de terrain fait de fourrés et de taillis, appelé Wychwood. C?est ici qu?eut lieu notre véritable éducation, c?est ici que nous avons étudié les manuels qui ne sont pas des manuels: feux, piqûres, coups, caprices météorologiques. Le ciel était notre tableau noir. Un carré d?herbe, notre bureau. Et nos plumes, des bâtons et des couteaux de chasse. [?] Ce qui définit l?innocent est le sentiment qu?il a d?avoir déjà perdu, et depuis bien longtemps, son innocence. M?auriez-vous dit, la veille du jour où Matthew mourut, que j?étais innocent, j?aurais probablement tout fait, sur-le-champ, pour vous amener à penser le contraire. Ce fut cependant l?heure où tous nous avons perdu notre innocence de petits garçons. Jusqu?ici, nous avions été des enfants désirant être des hommes; à présent, nous étions des hommes ? très jeunes, soit, mais des hommes ? désirant être morts. En réalité, on déploya beaucoup d?efforts, et avec beaucoup d?efficacité, pour nous empêcher de mourir.
Résumé : Attablé dans un restaurant chic de Londres, Conrad Redman assiste, impuissant, au meurtre sanglant de sa jeune fiancée, Lily. Lui-même grièvement blessé et plongé dans un long coma, il ne cesse de revoir cette scène tragique où, déjà à l'agonie, Lily l'injurie dans un demi-souffle. Dès son réveil et comme une sorte de catharsis, Conrad entreprend de mener l'enquête. Accompagné par une journaliste en mal de scoops, une psychologue spécialisée dans l'aide aux victimes de traumatismes, un chauffeur de taxi douteux et les parents de Lily, Conrad découvre peu à peu l'horrible vérité... Mené tambour battant, sur un ton à la fois ironique et désespéré, Doux Carnage est une histoire d'amour posthume et terrifiante, écrite dans un style moderne et violent.
Cadre dans une grande banque, à 34 ans cette jeune femme se dit qu'elle a toute la vie devant soi. Dans une période de sa vie où tout va très vite, et où elle consacre beaucoup de temps à ses obligations. Une situation professionnelle établie, des responsabilités, des perspectives d'évolution permanentes, une vie pleine de projets... Pourtant, dans cette vie trépidante et stressante, on peut parfois être stoppé en plein élan. Une maladie peut venir chambouler les projets les plus planifiés. On se voit alors obligé de vivre une vie au ralenti, d'accepter une parenthèse que l'on espère passagère. Mais que dire lorsque le diagnostic est grave. Cancer du poumon métastasé. Un des cancers les plus meurtriers, découvert à un stade avancé. Le stade IV: dernier stade de cette maladie. Des métastases au niveau des os qui promettent des souffrances supplémentaires. Différentes hypothèses dans le cas de cette jeune femme peuvent être envisagées niais Claudia a choisi la voie la plus optimiste qui soit: se battre contre cette maladie alors que tout se ligue contre elle. La maladie ne va pas lui mâcher le travail, elle s'acharne, elle met des bâtons dans ses roues déjà fragiles. Perdant tous ses repères: professionnels, familiaux, relationnels allant jusqu'à chambouler son image et l'estime qu'elle avait de soi. Sa vie en est bouleversée niais elle en ressort encore plus forte. Cette histoire vraie est le combat de celle qui a voulu prouver à ses médecins et à son entourage qu'elle n'était pas une statistique, pas une malade de plus mais qu'elle allait s'en sortir et que la vie est plus forte que tout si on sait l'apprécier et la voir avec optimisme.
La vie de Long Litt Woon bascule. "J'avais l'impression d'avoir reçu un coup de massue. Quelques heures plus tôt nous étions mariés. Désormais Eiolf était étendu. Froid et mort." En plein deuil, elle se lie avec un club de cueilleurs de champignons, qui a son propre langage et ses rites de passage. Long Litt Woon s'aventure au royaume mycologique et fait son chemin à travers la douleur et le chagrin.
Résumé : Pour les collectioneurs de "Je t'aime", les amoureux du mot doux, les inquiets de la page blanche, les romantiques improductifs ou les imaginations rétives, un grand coup de main et un petit livre malin, variations sur le thème du "je t'aime". Sacha Goldberger ou l'art de décliner sa flamme, ou comment, en 164 pages, la simple déclaration se fait matière d'illustration : un je t'aime banane, ivresse de toi, pour faire un vrai je t'aime tout rouge, je t'aime en braille, une idée de tatouage : "PROPRIETE PRIVEE ENTREE INTERDITE", je sais compter jusqu'à toi, un deux, toi, www.Je t'aime.com, Je t'aime un point c'est tout. Autant de photographies, délicates ou décalées, drôles et sans pitié, un concentré d'amour qui passe en revue les émois du palpitant : le livre idéal à offrir pour la Saint-Valentin. Ce premier livre de Sacha Goldberger est une preuve d'amour, la seule manière qu'il ait trouvée pour déclarer sa flamme à la femme de sa vie partie sur d'autres chemins.
La Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".
Résumé : La petite maison n'est plus synonyme de maison en carton-pâte, mais symbolise au contraire toute une gamme de valeurs : compacité, efficacité, précision, discrétion, minimalisme. Contrairement à l'architecture dans la tradition bourgeoise, la petite maison sous-entend une vision austère et ascétique de la vie, pour laquelle tout "excès" est considéré comme négatif. Dans son introduction, cet ouvrage explore en détail le contexte historique et social qui a vu naître le logement compact au XXe siècle. Puis sont étudiés 37 exemples illustrés choisis parmi les plus intéressants construits dans le monde au cours des cinq dernières années. La surface habitable y dépasse rarement 100 m2, et chaque projet incarne une approche architecturale particulière des aménagements compacts. Les exemples sont divisés en trois sections : retraites rurales, unités urbaines et banlieusardes, petits regroupements et multiplex. On retrouve ici des noms prestigieux comme Toyo Ito, Lacaton et Vassal, Herzog & de Meuron, LOT/EK.