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USUCAPION - RENAITRE OU NE PAS ETRE
LISLE MAXENT
DES LACS
9,90 €
Épuisé
EAN :9782491404215
Si comme l'affirme Pessoa, la "saudade" est quelque chose que seuls les Portugais possèdent parce qu'ils ont un mot pour la désigner, alors Zeewijk et les confins de la Ligurie occidentale ont superposé leurs formes et leurs frontières pour prouver que la mélancolie peut aussi se traduire en géographie. Sous les ciels de Zeewijk est une promenade le long des rues d'un quartier d'Ijmuiden, un petit village qui se trouve sur la côte hollandaise, pas loin d'Amsterdam. Bâti sur des dunes de sable, remodèle sa géographie urbaine tous les cinquante ans. C'est l'histoire d'un paysage qui ne cesse de changer, de maisons qui, depuis la pose de leur première pierre, arborent leur date de péremption, plus courte que celle des vies de leurs habitants. C'est aussi l'histoire d'une rencontre inattendue, joyeuse et mélancolique à la fois, comme d'ailleurs tout ce qui est de Zeewijk. Un quartier où la vie est filante comme une étoile. Sous les ciels de Zeewijk est le roman d'un observateur, mais aussi une cartographie, le journal d'un voyage de la Hollande à la Ligurie, la région italienne protagoniste des belles pages de Marino Magliani. Des pages remplies d'histoires de dunes et de potagers au fond des vallées.
Quel rapport peut donc exister entre la disparition d'un chanteur de pop britannique, un homme de dos avec une valise bleue, et le bon goût des Palmito ? C'est le mystère auquel se retrouvent confrontés, chacun de leur côté, Lubin et Blanche. Si tout semble séparer ces deux inconnus, l'annonce du décès de Mark Hollis - le chanteur de Talk Talk - est un véritable cataclysme dans leurs vies. Pourquoi ? Cette vive émotion couplée à la vision furtive d'une valise bleue sans roulettes traversant un hall d'aéroport va les contraindre aux souvenirs. Olivier Sorin dissémine des fragments d'êtres comme des pièces de puzzle qui s'assemblent au fil des pages jusqu'à dessiner la fresque que nous avions sous les yeux depuis le début sans pour autant la voir. Un roman délicieux où les occasions manquées ont autant d'importance que celles que nous avons le courage de saisir.
Le 17 juin 2013, Stéphane Richard reste à la tête d'Orange, le parti socialiste essuie une nouvelle défaite à l'élection partielle de Villeneuve-sur-Lot, et Louise Andrieu est retrouvée morte à son domicile. Tous ceux dont la vie est ponctuée par la mort des autres encerclent ce qui était, il y a encore une demi-heure, le corps frêle mais vivant d'une coquette dame âgée : les gendarmes et le médecin de famille, lui aussi alerté par son mari. Mais... Est-elle morte ce jour de juin 2013 ou un après-midi d'été, en 1963 ? Quand d'un côté, la haine remplace progressivement l'amour et que de l'autre, l'amour continue de tout pardonner, plongez dans les abîmes d'une vie subie dans laquelle le silence est... assourdissant.
Par ce recueil ludique de 100 poèmes dans lequel le lecteur est acteur de la poésie et de la réflexion, Emmanuelle Drouet démontre sa capacité à mettre des mots sur des maux. Ses vers traitent des souffrances passagères ou permanentes, quelles qu'elles soient : manque de désir dans le couple ou de confiance en soi, angoisses, phobies, jusqu'à la maladie psychiatrique. Ces vers sont ceux de vos vies, de vos doutes, de vos peurs, mais de vos réussites et de vos joies aussi car tout n'y est pas noir. Dans ces lignes, se sont glissées d'incroyables notes d'espoir.
N'est pas mère qui veut. Ne veut pas forcément être mère qui peut. Elsa a vingt ans et de grandes espérances. Une nuit, elle découvre avec stupeur qu'elle est enceinte. Consciente de ne pouvoir envisager de relation durable avec Federico, son compagnon instable, Elsa refuse d'emblée cette maternité. Commence alors un douloureux périple, face au peu de soutien de sa famille et à l'accueil déplorable des services hospitaliers dont la lenteur l'accable. Elle n'entrevoit donc comme unique recours qu'un avortement clandestin au péril de sa vie. C'est le tableau poignant d'une grossesse non désirée dans lequel Lucrezia Lerro parle à la fois d'un corps médical italien peu formé à la prise en charge d'une personne en souffrance, des médecins objecteurs de conscience et du manque de scrupules d'autres, tout en soulignant l'ambivalence des sentiments que génère cet événement. Lucrezia Lerro pose aussi la question de l'influence de l'entourage et des traditions dans l'expérience de la maternité.