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Paris capitale coloniale. Violence cartographique de l'espace abstrait
Lisi Cosimo
ETEROTOPIA
17,00 €
Épuisé
EAN :9791093250663
L'espace produit par la modernité est celui qui fut nommé par Henri Lefebvre " l'espace abstrait ". Produit de l'Etat moderne, cet espace est structuré par la violence. Violence de prédation : celle de l'accumulation primitive du capital, destructrice de tous les mondes qui ne sont pas compatibles avec ou qui résistent à la logique capitaliste. Violence d'homogénéisation : celle qui nie les différences tout en fragmentant et hiérarchisant les existences. L'espace abstrait est l'espace " neutre " ou neutralisant, qui est assigné aux classes moyennes, mais aussi l'espace de ségrégation (néo-) coloniale et de hiérarchisation. Ce livre analyse la production violente de l'espace abstrait à partir de l'histoire de la construction d'un dispositif d'intervention spatiale ayant structuré Paris selon une logique cartographique : la rénovation urbaine. Ce dispositif, déployé massivement par Haussmann, trouve sa logique systémique dans la rénovation fonctionnaliste-gaulliste des Trente glorieuses, son origine dans l'histoire coloniale et sa place dans les processus d'accumulation du capital. Notre analyse se concentre sur Paris et sa banlieue. En effet, si les interventions spatiales de l'appareil d'Etat ont touché en profondeur la campagne française et l'ensemble du territoire national, la rénovation urbaine a surtout visé Paris et sa banlieue. La rénovation urbaine se présente tout d'abord comme une bataille continue de l'Etat contre Paris - le Paris populaire, le Paris communal - et comme sa transformation progressive en " capitale ", centre du dispositif cartographique. Le Paris populaire, qui s'est souvent manifesté dans l'histoire comme le Paris ingouvernable, était ce qui devait être dominé, domestiqué ou expulsé.
Fonda, Drew et Ruthie sont voisines et meilleures amies depuis qu'elles sont toutes petites. Pour cette nouvelle rentrée, elles seront enfin dans le même établissement ! Pour les trois copines, pas de doute : cette année sera leur année, celle où elles s?amuseront comme des folles et deviendront le trio le plus cool du collège !Mais tout déraille quand : Fonda devient obsédée par la popularité... Drew ne pense plus qu?à un garçon... Et Ruthie est séparée de ses amies pour intégrer une classe d?élèves à haut potentiel. Entre les coups de c?ur et les brouilleries, ça promet !Rien de tel que le collège pour tester les amitiés et prendre conscience de l'importance d'être soi-même..."Dans une langue simple et fluide, l?autrice arrive à nous toucher grâce à des portraits d'adolescentes très attachantes." Page des libraires
Pour des raisons de discrétion dans l'action politique mais aussi pour assurer un maximum de sécurité dans les voyages des présidents, ministres ou secrétaires d'Etat, le GLAM (Groupe de liaisons aériennes ministérielles) a offert, de 1940 à 1995, une disponibilité de tous les instants. Il a garanti les libertés de manoeuvre et de réactivité indispensables au bon fonctionnement de l'Etat français. Dans cet ouvrage dévoilant plus d'une centaine d'anecdotes inconnues du grand public, Alain Bévillard nous emmène au coeur de cette unité dédiée au transport des plus hautes autorités de l'Etat. Rendant hommage à ses serviteurs dévoués, navigants, mécaniciens ou personnels administratifs, tous professionnels de haut niveau, il permet de saisir les valeurs exceptionnelles des équipages d'avions et d'hélicoptères au fil des années. Un seul mot d'ordre vaut pour tous au travers des décennies : réussir la mission !
Fonda, Drew et Ruthie sont dépitées : le traditionnel voyage scolaire à la ferme Ferdink approche. Alors cette année, Fonda décide de proposer une destination bien plus cool : l?île de Santa Catalina ! Mais voilà qu?Ava et Henry font également des suggestions?Pour les départager, la principale organise un concours de pétitions. Jusqu?où iront les trois amies pour gagner ? Drew réussira-t-elle à sauver sa relation avec Will, son crush depuis l?été, si elle campagne contre son meilleur ami Henry ? Fonda et Henry arriveront-ils un jour à s'entendre ? Pourquoi Owen, le fayot de la classe, se met brusquement à aider Ruthie ?Entre rivalités et histoires de c?ur, cette sortie scolaire promet d?être explosive?
Merker Anne ; Schöpsdau Klaus ; Lisi Francesco-L ;
PLATON - Anne Merker, " Corps et châtiment chez Platon " - Klaus Schöpsdau, " Richten und Strafen. Zum Strafrecht in Platons Nomoi " - Francisco L. Lisi, " El mito del Político " - Francesco Gregorio, " éléments pour une métacritique de l'interprétation aristotélicienne de la République de Platon " - Walter G. Leszl, " Plato's Attitude to poetry and the fine arts, and the origins of aesthetics " - Francesco Bearzi, " Il contesto noetico del Simposio " TRADITION PLATONICIENNE - Francesco Fronterotta, " La genèse et la succession des réalités atemporelles. Un argument paradoxal chez Plotin (Ennéades V 1 [10] 6, 19-22)? " - Luc Brisson, " La doctrine des degrés de vertus chez les néo-platoniciens. Une analyse de la Sentence 32 de Porphyre, de ses antécédents et de ses conséquences " NOTES ET LECTURES CRITIQUES - Francesco Fronterotta, " L'unità del Platonismo : Alcuni studi sulla tradizione medioplatonica e neoplatonica " - Bibliographie des études platoniciennes : années 2002-03 - Table des matières de la bibliographie Les Etudes Platoniciennes sont publiées avec le soutien financier de l'Instituto de Estudios Clasicos sobre la Sociedad y la Politica Lucio Anneo Seneca et des départements de Philosophie de Lecce et de Nanterre.
La cabane de Ted Kaczynski, le criminel américain connu sous le nom de Unabomber, est un objet paradoxal : construite et habitée par son auteur pour rester à l'écart, hors de toute visibilité, elle n'a pas seulement été sans cesse reproduite depuis 1996, mais elle a aussi été déplacée, exposée, reconstruite, copiée et pastichée. L'objet, situé autrefois au milieu des forêts du Montana, près de la petite ville de Lincoln, s'est transformé en un signe polyvalent. Séparée de son auteur, la cabane représente bien plus qu'un reste : c'est un élément qui dérange et qui attire à la fois ; c'est une drôle de relique, et c'est surtout, sur le plan sémiologique, un signe qui ne cesse de nous interpeller. Par ailleurs, son statut n'est pas simple à définir : que signifie, en effet, la persistante présence médiatique et artistique de cet objet, en soi plutôt banal ? Pourquoi réapparaît-il sans cesse ? Qu'en est-il de la violence que cette cabane symbolise ?
Partant du postulat que la performance, en tant qu'art d'action, est une forme décomplexée et individuelle du rituel qui, autrefois, avait cours de manière collective dans toutes les sociétés, l'auteur tente d'évaluer la portée de cette création qui est apparue dans les années 70 et qui, aujourd'hui, recouvre de nombreux aspects. Convoquant en même temps les paroles d'artistes et des écrits théoriques sur le domaine, son propos se décline en trois chapitres. Le premier met en lumière une possible définition de la performance, en regard du rituel (dans ses définitions anthropologiques, artistiques et esthétiques). Cet aspect conduit l'auteur à estimer que la performance est peut-être une nouvelle activité rituelle non fixée, fondamentalement plastique. Le second s'applique ensuite à l'analyse du contexte des années 70, avec, comme apogée, une étude sur les actions de Carolee Schneemann, en regard de l'érotisme et de l'objectivation, de l'essentialisme féministe et de l'écoféminisme. Le troisième, davantage contemporain, décline enfin les activités artistiques d'une des plus grandes artistes actuelles, Regina José Galindo, et ses possibles influences, afin d'évaluer les fondements d'une création engagée, et dont les thèmes principaux sont la violence, l'abjection, l'obscénité, et portant à l'acmé les questions du viol et du féminicide... La performance n'est donc pas, comme on a souvent tendance à le faire croire, un jeu artistique conforme et gratuit, mais plutôt une résistance aux traumatismes sociétaux et un "au-delà de l'esthétisable".
Günter Anders était, comme il devait le rappeler lui-même, un penseur chassé de toutes les frontières et c´est à partir de cette condition que nous pouvons comprendre une vie intellectuelle inquiète qui a traversé les événements, souvent dramatiques, d´une grande partie du siècle dernier. De cette situation, Anders réussit à produire une réflexion intellectuelle très riche, fondée sur une base théorique d´une grande importance, à partir aussi d´une formation philosophique qui a vu une comparaison variée avec la phénoménologie, l´anthropologie philosophique (dont il peut être considéré comme l´un des premiers et des plus radicaux représentants), l´existentialisme, l´éthique technologique. Ce recueil de textes, notamment de jeunesse, veut permettre d´approcher la figure d´un penseur qui offre encore aujourd´hui des pistes importantes pour pouvoir réfléchir de manière critique sur la dynamique de la civilisation technologique et sur les enjeux environnementaux de plus en plus urgents...
Mumford Lewis ; Cruz-Pierre Azucena ; Paquot Marti
Les Brown Decades ont commencé après la guerre de Sécession : elles ont pris fin avec l'adoption de la frontière. La couleur de la vie en Amérique a changé par la suite. L'électricité a effectué des progrès pour notre civilisation mécanique : la période néotechnique était née. Les nouveaux appareils de libération du territoire, l'automobile, l'avion et la radio, ont été inventés : l'atome a révélé la complexité insoupçonnée et la psychologie a mis en lumière des profondeurs jusqu'alors intactes dans l'esprit. A côté de ces impulsions vives à la réflexion et à l'action sont des éléments plus sombres, aussi sombres que tout ce qui a été généré par la guerre de Sécession : la journée du pionnier industriel finie, un impérialisme agressif commençait la recherche de nouveaux marchés et par une centralisation constante du pouvoir et de la richesse, des villes monstrueuses ont commencé leur existence : l'embrigadement des hommes et de la culture de choses ont suivi. Les Brown Decades finissaient : leurs créateurs et initiateurs ont été négligés, jetés avec mépris de côté, leurs espoirs sont devenus insolvables ; leurs seuls monuments ont ironiquement défié le temps. Nous avons gagné et nous avons perdu. Qui peut pleinement montrer où, qui peut estimer combien ? Un changement définitif dans notre vie a eu lieu vers 1895 et il y a quelque chose derrière celui qui se perd dans un simple compte des choses, des forces, des machines, des institutions, des événements : quelque chose qui nous échappe encore et semble détenir un indice. C'était peut-être que seulement une couleur. Mais ce qui était valable dans l'art et dans la pensée des Brown Decades n'a pas cessé d'exister, même si cela a été temporairement oublié. Si l'on met l'accent sur les personnes négligées des Brown Decades, il n'y a pas a dénigrer les leaders reconnus ou a rabaisser tout à fait leur travail : il s'agit plutôt de placer la totalité de la somme des réalisations dans une meilleure perspective et de mettre en premier plan les noms les plus illustres. Quand les artistes s'appelaient - Olmsted, Roebling, Richardson, Ryder - les Brown Decades devenaient dans les arts ce qu'était le Guilded Age dans la littérature : l'accomplissement du passé et un point de départ pour l'avenir. Ce travail mène-t-il vers notre propre génération ? Oui, au moins, dans une certaine mesure. Vers une réalisation encore plus solide que la nôtre ? Espérons-le.