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SAN FRANCISCO - LA GRILLE SUR LES COLLINES
LIPSKY FLORENCE
PARENTHESES
27,00 €
Épuisé
EAN :9782863640777
A San Francisco, on alterne les montées et les descentes pour finalement buter contre un mur qui barre la rue. Là il faut abandonner la machine pour retrouver le pas. Seuls des escaliers permettent de suivre la pente et raccorder deux tronçons de la même rue. Tout au long de ce trajet on enchaîne une vue de la rue montant vers le ciel dans un cadre de tours d'appartements, un panoramique de la ville dans son site, une descente vertigineuse entre des maisons en bois, une autre montée vers le ciel encadrée de maisonnettes décorées, puis un plan rapproché de jardins exubérants sur lesquels s'ouvrent des entrées privées avant de fi sur une vue saisissante de la baie et de l'Oakland Bay Bridge. A chaque sommet, la baie apparaît et souligne les limites du territoire. De colline en colline la cité se regarde dans un incessant jeu de miroir. Dans un paysage grandiose où ponts et autoroutes marient la mer et la terre et où chaque colline est un quartier, Nature et Architecture s'entremêlent pour composer une ville tour à tour triomphante, modeste et familière. Comme la plupart des villes américaines, San Francisco s'est développée suivant un système de grille orthogonale. Son site présentait pourtant une topographie mouvementée ne comptant pas moins de quarante-deux collines. La grille habituellement utilisée en terrain plat rencontre ici une nature rebelle et insoumise. Il en résulte un phénomène peu commun : les rues rectilignes jouent aux montagnes russes car ici l'outil du colonisateur et les reliefs sont entrés en guerre au mépris d'une rationalité évidente. Pourquoi la ville ne s'est-elle pas adaptée à son site comme le laissait prévoir le bon sens usuel ?
Florence Lipsky et Pascal Rouet appellent ici à une véritable prise de conscience des enjeux liés à l'espace que cristallise l'architecture. Mot après mot se révèlent cette conception du métier, cette méthode de travail et cette manière unique d'appréhender les lieux et les cultures qui ont fait leur renom. Avec émotion, nous les suivons aux quatre coins du globe, nous dévoilant - non sans humour - d'autres manières de penser le rapport entre un homme et son espace, entre un homme et un autre.
Les chevaux sont des animaux magnifiques et élégants. Ils sont, depuis des milliers d'années, une source d'inspiration pour les artistes. Grâce à ce livre, apprends toi aussi à dessiner les plus beaux chevaux. C'est très facile, tu verras. Suis les étapes décrites pas à pas pour apprendre les bases. Choisis ensuite une race, une robe et des marques, et représente ton cheval dans un paysage: sur la plage ou lors d'un concours... Et pourquoi ne pas dessiner un cavalier: toi, évidemment! En suivant les instructions de ce livre, tu pourras créer le cheval de tes rêves! Quel cheval as-tu envie de dessiner? Un cheval de course plus rapide que l'éclair? Un bel étalon noir monté par une jeune fille elfe? Une licorne dans une forêt fantastique? Un appaloosa? Un poulain et sa maman?
Dans Mémoire opérationnelle, Ewa Lipska nous parle de la Pologne, de ses problèmes politiques, de son histoire dans une langue poétique âpre et inspirée. Le drame collectif et le drame de la condition humaine sont intimement liés et s'expriment à travers des images et expressions percutentes et inventives : la poésie comme expression du monde social et politique mais sans oublier l'individu pris dans la tourmente. On pourrait parler de poésie engagée mais non idéologique, le propos d'Ewa Lipska reste profondément existentiel la poésie a pour fonction d'alerter, elle nous enjoint de bouger, de nous réveiller, de tenter de changer les choses. L'engagement par conséquent consiste à élaborer ce langage, cette poétique subversive, qui résiste à toutes les langues de bois et à toute prise de pouvoir, par la distanciation, l'ironie et l'humour.
Résumé : L'urbanisme, un plaisir ? Comment cette notion assez désuète peut-elle être associée au plaisir de faire la ville, à la modernité ? Comment la conjuguer à l'appétence pour toutes les disciplines, à la curiosité pour l'évolution des modes de vie et des modes de faire, l'invention sociale et technologique ? A travers l'action "Projet urbain" qu'elle a initiée, dirigée et animée au sein de l'administration en charge de l'urbanisme pendant près de trente ans, Ariella Masboungi a été un témoin privilégié d'une évolution favorable des pratiques dans ce domaine et d'une ouverture progressive à de nouvelles stratégies. Persuadée que la ville est la clé du développement durable, et que c'est en son sein que réside l'innovation, elle livre ici ses réflexions, ses convictions, ses "leçons" du projet urbain, n'ayant de cesse de s'inspirer de la diversité des expériences européennes, d'explorer, de capitaliser, de diffuser et, surtout, d'impulser de nouvelles directions pour construire une ville plus amène. Pourquoi tous les sujets de société conduisent-ils à l'urbanisme ? Par quels moyens peut-on produire des villes plus heureuses, équitables et stimulantes ? Comment enseigner le projet urbain et en transmettre le goût aux étudiants ? Que signifie "la fierté d'être fonctionnaire" dans le champ de l'action urbaine ? A travers les réponses ou les pistes esquissées, preuve est apportée que l'urbanisme de demain ne se fera pas sans une intelligence collective, à la fois attentive et ouverte sur le monde.
François Ascher (1946-2009) Grand Prix de l'urbanisme 2009, choisi à l'unanimité par un jury international, est inclassable. Il a su transférer les savoirs de tous les domaines, les féconder ainsi et offrir un regard renouvelé sur la ville. La liberté revendiquée par l'auteur pour les individus, les sociétés, et lui-même, lui a fait explorer cette ville multiforme, complexe et hétérogène. Il a appelé les acteurs de la ville à une attitude plus ouverte aux modes de vie, inscrite dans les flux et la mobilité, notamment au regard de la triple crise financière, environnementale et sociale. Esprit impertinent, François Ascher aura interpellé décideurs et professionnels pour doter cette ville hypermoderne d'une vision et d'un dessein afin de guider son, aménagement sans céder à la tentation d'une forme de dirigisme qui a fait son temps, car la ville ne se décrète pas. Mais elle peut être conduite en restant à l'écoute des appétences sociales, du marché et des acteurs multiples qui la fabriquent. Il s'agit de mieux faire la ville pour tous et de consacrer autant de talent et d'énergie à toutes les formes qu'elle revêt, de la plus historique à la plus campagnarde, de la plus dense à la moins dense car cette dernière exige aussi de la sollicitude et de la qualité. Qualité de vie, liberté de mouvement, mais aussi responsabilité écologique peuvent se combiner grâce à des lotissements "verts", des modes de déplacement et d'énergie high tech, une vision du devenir territorial, qui appellent à une évolution des gouvernances.
Rafael Moneo a consacré une grande partie de son activité professionnelle à l'enseignement et à la critique. Dans cet ouvrage, il a réuni les cours délivrés dans les années quatre-vingt-dix à la Harvard Graduate School of Design dans lesquels il analyse les oeuvres de huit architectes contemporains: Stirling, Venturi & Scott Brown, Rossi, Eisenman, Siza, Gehry, Koolhaas et Herzog & De Meuron. Le terme d'"intranquillité", introduit dans le titre, fait référence à la manière dont certains architectes abordent leur discipline, mêlant réflexion et pratique, et produisant des essais critiques plus dictés par la recherche que par l'élaboration d'une théorie systématique qui nourrit véritablement leur oeuvre. Le terme "stratégie" peut être interprété ici comme une série de mécanismes, de procédés, de paradigmes et de stratagèmes formels qui apparaissent dans l'oeuvre des architectes contemporains: ce sont eux qui permettent de configurer leurs projets. Ce livre constitue également le témoignage précieux, direct et immédiat d'un praticien qui a lui-même grandement contribué à l'évolution de l'architecture contemporaine.
Longtemps vu comme un artiste de prestige, appelé par la vocation et protégé par le "Prince", l'architecte est aujourd'hui amené à évoluer dans un contexte fortement dominé par le néolibéralisme mondialisé. Au cours des dernières décennies, la créativité personnelle, le travail immodéré, le "colloque singulier" avec la clientèle qui caractérisaient sa pratique ont progressivement cédé le pas à une logique comptable calquée sur les méthodes de l'entreprise. En matière de construction, privée comme publique, la priorité est désormais à la rationalisation des processus de production, aux démarches qualité, au New Public Management, et au recours aux contrats globaux (partenariats public-privé et contrats de conception-réalisation) qui sécurisent les commanditaires. Si quelques figures charismatiques de l'architecture font durer l'illusion, la profession, viscéralement attachée à son statut d'acteur culturel, traverse une véritable crise d'identité. Comment ne pas "perdre son âme" dans cette nouvelle donne ? A quels outils, compétences, stratégies recourir pour s'adapter ? Et, in fine, la voie néolibérale est-elle la seule possible ?