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Transgressions. Bataille, Lacan
Lippi Silvia
ERES
26,00 €
Épuisé
EAN :9782749209753
La transgression ouvre l'accès à la jouissance, mais jusqu'où? À quel point est-il possible de jouir? Toute jouissance est-elle abord de la mort? Autrement dit, toute transgression est-elle dangereuse au point de nous montrer qu'il faut risquer sa vie pour pouvoir jouir? La transgression fait penser à l'infraction, au désordre, à la liberté. Mais cette liberté, paradoxalement, dépend de la loi. La transgression est une possibilité offerte par la loi même, elle n'est pas sa négation. La loi continue d'exister même quand elle n'est pas respectée, elle ne s'annule pas dans le mouvement qui porte sa transgression. C'est dans le rapport périlleux et aporétique entre transgression et loi, c'est-à-dire entre transgression et castration, que le sujet lutte pour une possibilité de jouissance. La transgression traverse les concepts fondamentaux de la psychanalyse: inconscient, désir, fantasme, jouissance, pulsion, symptôme, structure, parole. L'auteur en explore les différentes facettes grâce à l'apport de Bataille et de Lacan, en soulignant les points de rencontre et de divergence entre ces deux auteurs sans aucun doute transgressifs. Biographie de l'auteur De formation philosophique, Silvia Lippi est psychologue clinicienne à Paris.
Y a-t-il une relation entre la révolte des masses voulue par le marxisme et la subversion du sujet à laquelle conduit la psychanalyse ? Le marxisme et la psychanalyse sont avant tout des praxis qui pensent le sujet dans son lien avec le social. Les points de croisement, convergence et divergence, entre ces deux pensées majeures du XXe siècle sont analysés alors qu'on constate aujourd'hui dans le champ économique, politique, médical et social la mise en doute, volontaire ou involontaire, de l'existence du sujet.
Résumé : Devenir féministe n'est pas seulement un choix rationnel. C'est une réponse vitale à des traumatismes si profonds qu'ils se perdent dans la nuit de nos histoires singulières, comme #MeToo. Le féminisme ne serait pas si puissant s'il n'avait une signification inconsciente. Pourtant la psychanalyse semblait n'en rien vouloir savoir. Ce livre rompt avec ce silence en introduisant le concept de sororité dans la clinique et la théorie psychanalytiques, en même temps qu'il plaide pour un féminisme qui ferait toute sa place à ses propres éléments pulsionnels, traumatiques, fous. Il prend pour guide improbable dans cette entreprise une femme, lesbienne, schizophrène, criminelle : Valerie Solanas, qui imagine un monde à partir des seules relations entre femmes - un monde de soeurs. La sororité ne se limite pas aux relations entre des personnes déjà identifiées comme femmes, c'est un type de lien social dans lequel on communique directement à partir de nos traumatismes respectifs dans une forme fabriquée en commun, que ce livre appelle un "symptôme partagé" . En jetant les bases d'une psychanalyse sororale, qui permet de penser autrement l'articulation de l'intime et du politique, du psychique et du social, de l'inconscient et du collectif, ce livre fait un pas décisif dans la direction d'un renversement de l'orientation patriarcale et hétérocentrée de la psychanalyse, dans une langue claire, impertinente et rigoureuse. Il parlera à toutes celles et ceux qui aspirent à penser, sentir et vivre au-delà des imaginaires de la domination masculine. Silvia Lippi est psychanalyste, docteure en psychologie et psychologue hospitalière à l'établissement public de santé Barthélemy-Durand d'Etampes. Patrice Maniglier est philosophe, maître de conférences à l'Université Paris-Nanterre.
Résumé : La question du rythme peut se révéler centrale pour un sujet mélancolique en phase maniaque. Les théories de Lacan, Lévi-Strauss et Jakobson, accompagnées de celles du free jazz, conduisent l'auteur vers une nouvelle clinique de la psychose, qui repose plus sur l'invention que sur la réparation. Le livre expose l'analyse d'un cas de mélancolie et présente une hypothèse clinique originale : peut-on diriger la cure à partir du rythme ? En suivant le dernier enseignement de Lacan, influencé par les théories de Jakobson et de Levi-Strauss, Silvia Lippi s'appuie sur différentes approches du rythme, en particulier dans le free jazz, et nous ouvre à une nouvelle approche psychanalytique des psychoses, qui rompt avec une conception déficitaire de cette structure. La psychose devient le paradigme de la lutte contre tout pouvoir centralisé, incarné par les différentes figures paternelles et paternalistes de notre société. Avec le rythme, la psychanalyse redevient clairement ce qu'elle n'a jamais cessé d'être : une force d'émancipation.
Le sujet «s'appréhende», comme dit Lacan, à partir des manifestations de son désir inconscient, et il en assume les conséquences, à travers son dire et ses actes. Il s'active, s'autorise, supporte, devient responsable de son désir. Il s'agit d'une responsabilité éthique conjointe à une décision, la décision du désir. Décision qui n'a rien à voir avec un choix conscient, la maîtrise, la possession de soi, la volonté.Il y a une aporie dans le désir, due à la conjonction entre la responsabilité éthique du sujet et sa propre perte. Car c'est seulement à partir d'une dépossession - de soi, de l'Autre -, d'une absence d'auto-détermination, que le sujet décide de son désir. Mais comment décider de ce qui nous dépasse, autrement dit, assumer ce qui nous oriente à notre insu? Et comment passe-t-on d'un désir pris dans le symptôme et dans la compulsion de répétition, à la décision du désir?Silvia Lippi analyse les paradoxes du désir, d'un désir enraciné dans l'inconscient, à partir de l'apport de Lacan à cette notion psychanalytique, dans une lecture croisée avec écrivains, poètes, peintres et philosophes.De formation philosophique, Silvia Lippi est psychanalyste et docteur en psychologie. Elle est analyste praticienne à Espace analytique et chercheur associé à l'université Paris 7.
Bosse-Platière Suzon ; Ben Soussan Patrick ; Desca
Si de tout temps les femmes ont travaillé tout en ayant des enfants, aujourd'hui elles sont de plus en plus nombreuses à exercer leur activité à l'extérieur de chez elles. Et les transformations de la famille conduisent la plupart d'entre elles à confier leurs enfants à des professionnels de l'accueil éducatif. Le mouvement féministe, ces dernières décennies, s'est attaché à l'émancipation de la femme et à la construction de la parité avec les hommes. Aujourd'hui, il apparaît important de repenser la maternité et la prise en charge du jeune enfant à partir de la question de la place des femmes dans la société. C'est cette interrogation qui est ici soumise à des historienne, sociologue, médecin, psychiatre, psychologues et psychanalyste.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.
L'essentiel du travail de l'éducateur réside dans le caractère anecdotique de sa présence à l'Autre. Ce n'est pas pour autant que tout le monde peut se dire éducateur! L'apparente simplicité d'un "être avec" masque la réelle complexité du "faire avec". Et ce serait maintenir une illusion que de penser trouver les ressorts du métier d'éducateur en quelques savoirs disciplinaires: ceux-ci ne peuvent l'expliquer que dans l'après-coup. Le sens du métier d'éducateur est à puiser dans une lecture appliquée des actes posés au jour le jour; encore faut-il pour cela disposer d'un langage approprié. D'où le choix de cent mots simples et pourtant illustratifs de la difficulté de ce métier. Cent mots pour une profession longtemps restée sans mots! Tel est le pari de ce dictionnaire qui, par le biais de chacune des notions explorées, tisse des liens entre l'apparente banalité des gestes quotidiens de l'éducateur et leur fondamentale répercussion sur le développement de la personne accompagnée dans une relation d'aide éducative ou de soin. Au final, ce dictionnaire ne conceptualise pas une pratique professionnelle; il la rend visible et lisible par tous ceux qui sont appelés à l'exercer. Il est une trousse à outils que tout éducateur devra savoir garder à portée de main, tant pour l'aider dans ses écrits que pour penser sa pratique. Biographie de l'auteur Philippe Gaberan, éducateur spécialisé et docteur en Sciences de l'éducation, est formateur et chercheur en travail social à l'ADEA (Bourg-en-Bresse). Rédacteur au journal Lien Social, il est aussi l'auteur ou le coauteur de plusieurs ouvrages et articles de référence.
Dès l'apparition de la théorie de l'attachement - dans la trilogie de John Bowlby, Attachement et perte - ses relations tumultueuses avec la psychanalyse ont occupé le devant de la scène. Plus encore, on peut affirmer rétrospectivement que cette option théorique a puisé une bonne part de sa créativité dans la vivacité de cette conflictualité. C'est dans cet esprit qu'a été conçu cet ouvrage qui reprend, actualisé et complété. le dossier publié dans Le carnet Psy. Il propose une revue critique en examinant les éléments de convergences. de divergences et d'enrichissement mutuels entre théorie de l'attachement et psychanalyse. Son format synthétique. sa vocation didactique et sa lisibilité en font un incontournable outil pour tous ceux qui veulent s'initier aux rudiments fondamentaux de la théorie de l'attachement; les thèmes traités et l'originalité des ouvertures épistémologiques offrent aussi une lecture stimulante pour les connaisseurs.