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Jouer. Outils, pratiques, concepts à l'usage des actrices et des acteurs
Lippi Daria ; Salmon Juliette
B42
24,00 €
Épuisé
EAN :9782494983045
Conçu comme un manuel de mise en pratique qui accompagne au quotidien le travail des actrices et acteurs professionnels ou en formation, cet ouvrage propose une réappropriation du métier basée sur l'étude et l'entraînement réguliers. Il s'agit ici de confronter l'art du jeu à d'autres disciplines artistiques (danse, chant polyphonique, rap, trapèze, clown, photographie, etc.) mais aussi sportives (arts martiaux, tir sportif, handball, etc.) ou scientifiques (éthologie, neurosciences, etc.). En pratiquant en débutantes le karaté, par exemple, les actrices-chercheuses en dégagent les techniques et les connaissances spécifiques qui permettent d'aborder le conflit en connaissance de cause, puis les traduisent en protocoles de jeu, directement applicables à une scène. Suivant un procédé rigoureux qui s'inspire de la méthode scientifique (observations, expériences, raisonnements), ces protocoles sont testés par des praticiennes et praticiens de niveaux et écoles différentes, et leurs effets sont explicités et partagés tant de l'intérieur de l'action que de l'extérieur. Organisé en livrets thématiques, l'ouvrage est introduit par un mode d'emploi et structuré en trois types de chapitres (les pratiques, les outils et les concepts) qui reflètent des modalités de mise au travail différentes. Chaque exercice est décrit de façon exhaustive et détaillée, afin de permettre aux actrices et acteurs de tout niveau de le réaliser aussi précisément que possible. Ce livre est le fruit du travail de recherche mené depuis dix ans au sein de la Fabrique autonome des acteurs, qui s'appuie sur la transdisciplinarité comme méthode fondamentale. Ce premier tome réunit les trois premiers livrets d'une collection de dix.
Résumé : Voici un livre sur les relations de couple comme vous n'en avez encore jamais lu ! L'auteur, Michael Roach, un moine américain qui a passé vingt-cinq ans dans un monastère tibétain, partage des secrets ancestraux sur la manière de trouver un·e partenaire et de partager une vie de couple heureuse et durable. Le principe ? Planter des graines karmiques - sous forme d'actions réfléchies ou de paroles éclairées - qui donneront les plus beaux résultats si vous les semez au bon moment et que vous y mettez l'intention juste. Eh oui, le karma marche aussi en amour ! Michael Roach répond ici à 100 questions posées par un auditoire du monde entier. Quelle graine karmique dois-je semer pour que ma femme s'intéresse à nouveau au sexe ? Pour que mon petit ami soit plus ordonné ou plus ouvert à mes centres d'intérêt ? Puis-je utiliser le karma pour empêcher ma copine d'envoyer des textos à d'autres hommes ou pour que mon mari soit moins jaloux ? Les lois du karma, rendues ici accessibles grâce à de nombreux exemples et anecdotes, s'appliquent à tous les aspects de la relation de couple : confiance, communication, plaisir, belle-famille, paix du foyer...
La transgression ouvre l'accès à la jouissance, mais jusqu'où? À quel point est-il possible de jouir? Toute jouissance est-elle abord de la mort? Autrement dit, toute transgression est-elle dangereuse au point de nous montrer qu'il faut risquer sa vie pour pouvoir jouir? La transgression fait penser à l'infraction, au désordre, à la liberté. Mais cette liberté, paradoxalement, dépend de la loi. La transgression est une possibilité offerte par la loi même, elle n'est pas sa négation. La loi continue d'exister même quand elle n'est pas respectée, elle ne s'annule pas dans le mouvement qui porte sa transgression. C'est dans le rapport périlleux et aporétique entre transgression et loi, c'est-à-dire entre transgression et castration, que le sujet lutte pour une possibilité de jouissance. La transgression traverse les concepts fondamentaux de la psychanalyse: inconscient, désir, fantasme, jouissance, pulsion, symptôme, structure, parole. L'auteur en explore les différentes facettes grâce à l'apport de Bataille et de Lacan, en soulignant les points de rencontre et de divergence entre ces deux auteurs sans aucun doute transgressifs. Biographie de l'auteur De formation philosophique, Silvia Lippi est psychologue clinicienne à Paris.
Bulat-Manenti Gorana ; Douville Olivier ; Lippi Si
Que dit la clinique psychanalytique de notre corps que le postmodernisme désigne comme objet biologique, identique à lui-même, mesurable et explorable à souhait, dans sa matérialité de chair brute ? Peut-il vraiment, comme on le prétend aujourd'hui, livrer le mystère de ce qui le ronge et le rend malade sans que la parole du sujet y soit ? Pure matière, pure innocence, ne voulant rien savoir du trauma qui le pousse à refouler, s'il ne prend pas la mesure de la dimension psychique de ses symptômes douloureux, ne risque-t-il pas de perdre l'essentiel de son humanité ? N'oublions pas que Freud a inventé la psychanalyse à partir des maux du corps de l'hystérique en rendant évidente leur causalité inconsciente, ignorée par le sujet. Il découvre que l'inconscient, dans son chiffrage, cherche la jouissance, obéissant à des règles qu'on peut isoler du fait de la répétition. Lacan, à son tour, dégage le paradigme du premier trauma comme étant celui de l'entrée du sujet humain dans le langage qui lui préexiste, celui de l'Autre. Il nous enseigne que sonder les rapports du corps et du langage, c'est aussi interroger le complexe paternel, c'est poser la question de ce qu'est la femme.
Partant du jazz, la question de l'improvisation se pose de la manière suivante : en quoi consiste le fait d'improviser en psychanalys(t)e ? L'écriture de la parenthèse témoigne d'une ouverture. Pour certains auteurs, l'improvisation ne serait pas sans concerner le psychanalyste et la conception qu'il se fait de l'acte et de l'interprétation, quand d'autres contributions n'hésitent pas à supposer une certaine part d'improvisation dans la tâche analysante, soit l'association dite libre. Enfin, une tierce façon d'aborder la question est de considérer en quoi l'improvisation peut être présente dans les registres du Symbolique, de l'Imaginaire et du Réel. L'enjeu est d'inviter à un déplacement et à une relecture d'un ensemble non prédéterminé de concepts psychanalytiques à partir de la notion d'"improvisation" actuellement extérieure à son champ théorique. Cet enjeu est soutenu par un pari : il existe une communauté entre la réinvention d'un geste "créateur" contenue dans l'improvisation artistique, et la réinvention de l'acte dans la cure par chaque psychanalyste.
Face à l'imbrication de problématiques écologiques, économiques et sociales, des lieux cherchent des alternatives, explorent et défrichent de nouveaux usages, dans le prolongement de la théorie des tiers lieux. Loin de donner une définition unique de ces lieux, appelés ici lieux infinis - car ouverts, possibles et non finis -, cet ouvrage éclaire les processus, les engagements et les modes de gouvernance qui s'y entremêlent, mais également les problématiques philosophiques et politiques qui les traversent. Du déjà-là au faire soi-même, ces lieux et leurs acteurs réactualisent les notions de commun, de valeur et de convivialité. Ils ouvrent des perspectives protéiformes, subversives et indéfinies qui renvoient au rôle social de l'architecture et de l'architecte, capables de proposer et d'accompagner d'autres formes de vie, d'appropriation et de partage de l'espace. Encore Heureux présente dix situations particulières qui ne portent pas de dénomination générique, puisqu'elles ne sont pas réductibles à une seule fonction. Elles sont remarquables car expérimentales, et donc difficilement reproductibles. Les lieux infinis cultivent et croient au mélange des genres, des activités et des publics. Ils construisent en ouvrant sur l'imprévu et créent des possibles à venir.
Schulman Sarah ; Burtin Zortea Julia ; Gross Josép
Dans cet essai, Sarah Schulman fait le pari de lier les relations intimes, les luttes contemporaines autour du racisme ou du sida et la politique internationale. Elle met en avant la persistance, ici et là, de fallacieuses accusations d'agressions mobilisées pour décliner la responsabilité de chacun dans une situation conflictuelle. Ce travail profond, aussi courageux qu'impertinent, montre comment la sanction et la répression prennent le pas sur l'auto-analyse à l'échelle individuelle et collective, et comment l'altérité sert de justification à la violence et à l'exclusion. En décrivant l'action de "groupes nuisibles" dans les mécanismes de l'engrenage de la violence, Schulman expose la manière dont les groupes affinitaires, les communautés, les familles, ainsi que les groupes religieux, ethniques ou nationaux tissent des liens à travers leur refus, partagé, de changer leur manière de se percevoir mutuellement. Elle montre également comment les comportements dominants et les comportements traumatisés se rapprochent par leur commune incapacité à tolérer les différences des autres. Le Conflit n'est pas une agression est un livre à la fois militant, géopolitique, témoignage historique et essai féministe. Pouvant aussi bien servir de manuel comportemental pour la vie en collectivité que de guide militant permettant de comprendre les grands enjeux sociétaux de ces dernières années, il analyse en détail des événements tels que le conflit israélo-palestinien, Black Lives Matter, ou encore la lutte contre le sida et fait remarquablement écho à des événements antérieurs à sa publication, comme l'affaire Weinstein et le mouvement Me too. Plus largement, cet ouvrage tente d'offrir des solutions à une question complexe : comment désamorcer un conflit ? En distinguant le conflit de l'agression, Sarah Schulman revalorise la notion même de conflit et lui offre une valeur tant ontologique que symbolique. Loin de constituer une agression, celui-ci doit être mis en avant comme une façon d'entamer le dialogue entre les différentes strates constituant la société, en dépit des questions de nationalité, classe sociale, race et/ou genre.