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Les écrivains français du XXe siècle et la Chine
Linsen Qian ; Morzewski Christian
PU ARTOIS
16,77 €
Épuisé
EAN :9782910663575
Conjointement à son édition chinoise publiée simultanément par les Presses de l'Université de Nanjing, on trouvera ici édité en français le texte intégral des communications prononcées lors du colloque international de Nankin (Chine). Cette première manifestation scientifique d'importance, consacrée à la présence et à la représentation de la Chine dans l'?uvre littéraire des écrivains français du XXème siècle, était co-organisée par l'Université française d'Artois et l'Université chinoise de Nanjing, qui accueillit du 4 au 7 octobre 1999 une vingtaine de chercheurs de ces deux Universités ainsi que d'autres instituts de recherche et d'enseignement supérieur des deux pays. Au-delà des études monographiques dédiées, par les meilleurs spécialistes chinois et français, aux figures majeures de la sinophilie littéraire française du début du siècle (Loti, Claudel, Segalen, Saint-John Perse, Malraux, Michaux ...) ou plus contemporaine (Marguerite Yourcenar, Gérard Macé, Pascal Quignard...), c'est surtout à une investigation de l'empreinte et de l'imaginaire de la Chine chez les écrivains français du XX` siècle que se sont attachées les communications. À un moment de crise particulièrement aiguë de la conscience européenne, la Chine semble bien avoir été, pour plusieurs générations de poètes et romanciers français et très au-delà de toute " cristallisation " ou " folklorisation ", une destination et un espace de représentation dont l'importance symbolique a orienté toute une ?uvre, et toute une vie parfois. " Forge des mythes " pour un Malraux - selon la belle expression de Pierre Morel, Ambassadeur de France en Chine, dans l'allocution inaugurale dont il a honoré ce colloque -, la Chine a aussi représenté pour plusieurs écrivains de cette époque un fantasme de symbiose parfaite (occident l orient, mais pas seulement...) - avec le rêve de se connaître enfin soi-même au contact de cet Autre absolu qu'est l'" exote " chinois (Segalen), mais aussi avec le risque terrifiant de s'y perdre. De Michaux faisant la découverte renversante que la civilisation est là-bas (et les barbares ici, sans doute) à Foucault constatant l'irréductible " hétérotopie chinoise ", tous nous laisseront du moins entendre le même message : on n'en revient pas, de la Chine - pas pareil, pas intact, ou pas du tout. Ce volume apporte donc un éclairage littéraire, mais aussi historique, philosophique et anthropologique particulièrement précieux pour les études interculturelles franco-chinoises, ici illustrées et enrichies par le regard croisé de chercheurs chinois et français en dialogue fécond et stimulant sur les écrivains français du XXème siècle et " leur " Chine.
Fruit de plus de 25 année de formation et de thérapie, ce livre plonge au coeur des questions les plus importantes de notre existence. Où et comment placer les limites entre les autres et moi ? Où s'arrêtent mes frontières ? Où commencent celles des autres ? Comment maintenir des relations saines avec les personnes que j'aime comme avec celles que je côtoie ? Qu'est-ce qui en nous, parfois, nous empêche de nous affirmer et nous défendre ? Pousse une personne à se mettre en retrait, devenir dépendante, envahissante et/ou trop fusionnelle ? Le concept de "frontière" est central dans notre relation à nous-même et aux autres. Au fur et à mesure de votre lecture, vous serez guidée dans un travail d'estime et de conscience de vous, source de relations équilibrées et épanouissantes, tant personnelles et familiales que professionnelles.
Pourquoi cette fascination persistante de l'humanité pour les bêtes qui traversent non seulement son habitat naturel, mais également son histoire culturelle: de la peinture rupestre à l'iconographie chrétienne, de l'animisme religieux à la déclaration universelle des droits de l'animal, des fables grecques à l'éthologie moderne...? Certes, il y avait la dépendance entre le chasseur et sa proie, entre l'éleveur et son bétail, la crainte du grand fauve, la concurrence de nourriture qui ont formé notre expérience, mais ces intérêts vitaux ne peuvent pourtant expliquer qu'un aspect du besoin de représenter la nature animée, nature qui apparaît aussi dans l'attrait que suscitent pour les humains le chant des oiseaux, la perfection des organismes, les regards troublants des bêtes... Quel est finalement le sens ontologique de tous ces modes ou mondes qui semblent si bien correspondre au comportement des espèces différentes? Quelle est la portée de l'épiphanie animale pour nos conceptions de la réalité, du monde et de l'expérience? La tradition, notablement marquée par la pensée aristotélicienne, a souvent voulu concevoir l'animal au sens propre du mot, c'est-à-dire comme un être animé - l'âme (anima) étant le principe de la vie. Le recueil présente six perspectives philosophiques sur cette ambiguïté psycho-zoologique.
Le duc de Ware est furieux. Son jeune frère Philip est possédé par le démon du jeu et vient de perdre une grosse somme d'argent. Jack va évidemment devoir payer de sa poche. Pour la dernière fois, il en fait la promesse. A son arrivée au club Vega, il surprend son incorrigible frère en train de se faire plumer par une joueuse professionnelle. Belle comme un ange, Sophie Campbell est très douée pour envoûter les naïfs et les délester de leur argent. Résolu à employer les grands moyens, Jack enlève la jeune femme et l'emmène dans sa maison de campagne. Mais n'a-t-il pas surestimé sa volonté face à l'attirance que Sophie exerce sur lui ?
Les petites filles ont-elles une histoire ? Et si oui, comment est né cet objet d'intérêt, ce nouveau sujet qui traverse les classes et les trames ? Vers 1850 apparaissent des textes qui deviendront des classiques de la littérature : Alice au pays des merveilles, en Angleterre, Les Malheurs de Sophie, en France, Les Quatre filles du docteur March, en Amérique. Un peu plus tard, Freud élabore une théorie de la séduction, prémisse du complexe d'?dipe. Même l'Eglise s'intéresse aux visions des petites filles pour en faire des bienheureuses. Un siècle plus tard, le mythe s'incarne en Lolita, une version amère et désespérée de la femme fatale et de l'amour en Occident. La petite fille a donc bien une histoire, et l'on peut en suivre les méandres dans la littérature, du modèle de la jeune fille accomplie de la période pré-révolutionnaire, en passant par l'âge romantique qui réévalue l'enfance et la femme, jusqu'au triomphe de la littérature enfantine, pour arriver au lendemain de la seconde guerre mondiale. On peut suivre l'itinéraire de l'enfance féminine, chez Mme de Staël et Jane Austen, Percy et Mary Shelley, Byron, Charlotte Brontë, Mme de Ségur, George Sand, Victor Hugo, Marie Bonaparte, Vladimir Nabokov, sans oublier les figures extra-littéraires qui ont eu prise sur l'imaginaire comme Eugénie de Montijo ou Bernadette Soubirous.
L'homme est un être à part parce qu'il pense, affirme-t-on communément, mais c'est oublier une autre de ses spécificités, tout aussi étonnante : l'homme est le seul animal à boire sans soif. De là vient l'ivresse, compagne de l'homme depuis toujours, présence que la littérature a largement reflétée, suivant des modalités qui diffèrent selon les époques et les cultures. Il est donc utile de mener une réflexion approfondie sur le phénomène de l'ivresse, que la recherche littéraire a jusqu'ici beaucoup moins exploré que d'autres thèmes en apparence davantage empreints de " dignité ". Pourtant, l'ivresse possède depuis longtemps ses lettres de noblesse. Mythes et croyances nous enseignent qu'au voisinage étroit du breuvage qui enivre se tiennent amour, poésie, connaissance suprême, divination, furor... Reprenant ces pistes, les études présentées ici en français s'appuient sur des textes littéraires issus de cultures variées (anglo-saxonne, chinoise, française, germanique, hispanique, portugaise), d'époques diverses, et font appel à un éventail de sources allant des grands textes fondateurs de la culture occidentale (Écritures...) aux productions de la paralittérature. Cette pluralité qui confronte approches et contenus permet d'enrichir d'analyses originales le débat sur le thème proposé.
Comment peut-on s'engager dans les sports à risque ? La présente étude sociologique voudrait répondre aux énigmes que présentent ces pratiques. Car ces disciplines sportives interpellent : elles sont des activités de loisirs dans lesquelles la vie est mise en jeu. C'est par l'enquête menée sur les terrains de parachutisme, de BASE-jump, d'alpinisme ou de parapente que ce livre participe à la compréhension et à l'explication des engagements dans ces sports. D'abord en éclairant les parcours de vie qui conduisent à ces activités. Entre dispositions et situations, se construisent des engagements pluriels, mus par le jeu complexe d'influences biographiques et contextuelles façonnées par le genre. Ensuite en rendant compte des modes de pratiques, notamment dans les rapports que nouent les adeptes, hommes et femmes, avec les risques et les prises de risque. Enfin, en montrant comment s'établissent les rapports sociaux de sexe dans ces espaces sociaux "masculins", entre évolutions, reconfigurations et permanences. Cette étude des sports à risque apporte ainsi une contribution à la connaissance des dynamiques biographiques, des prises de risque et du genre.
Il ne viendrait à l'idée de personne de refuser à l'Angleterre une place essentielle dans l'histoire du protestantisme. En effet, histoire du protestantisme et histoire d'Angleterre furent de tout temps étroitement liées. Pour les réfugiés flamands du XVI' siècle fuyant la répression espagnole, pour les huguenots français au lendemain de la Révocation de l'Edit de Nantes (1685), l'Angleterre fut un refuge salutaire. C'est d'Angleterre, également, que partirent bon nombre de missionnaires protestants, au XIXe siècle, vers de lointaines contrées. C'est en Angleterre, enfin, que s'élabora un protestantisme renouvelé (comme le méthodisme, par exemple) qui correspondait mieux aux nouvelles conditions de vie de l'époque contemporaine. Angleterre et protestantisme sont donc étroitement liés. Et pourtant, le protestantisme anglais occupe une place particulière dans la mouvance réformée. Pour beaucoup, l'idée communément admise fut, et est encore, que " l'anglicanisme " était une sorte de compromis entre catholicisme et protestantisme. Le mot de Voltaire, selon lequel les Anglais allaient au Ciel en empruntant chacun leur voie, laisse entrevoir. par ailleurs, une réalité pour le moins complexe. C'est donc pour tenter de comprendre cette réalité et saisir l'originalité profonde de la Réforme protestante anglaise que l'Université d'Artois organisa deux journées d'études, en février 2000 et février 2001. Cette originalité, les organisateurs de ces journées souhaitèrent qu'elle soit recherchée dans les domaines les plus variés de la politique, de la sociologie et de la culture sans oublier, bien sûr, le champ du religieux. Le choix d'inscrire cette recherche dans une progression chronologique fut suggéré par la difficulté à situer dans le temps l'apparition du terme (et donc du concept ?) " anglicanisme " (XVIIIe-XIXe siècle...), difficulté révélant, peut-être, une " identité " en permanente redéfinition...