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Une sale affaire
Linhart Virginie
POINTS
7,90 €
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EAN :9791041418497
Une sale affaire est un texte passionnant, qui expose et décortique un cas d'école qui l'est tout autant". Les Inrocks . Ce livre est né du procès intenté par sa mère et son ex-compagnon pour empêcher Virginie Linhart de publier son précédent ouvrage, L'Effet maternel . Le procès a été gagné, L'Effet maternel a été publié in extenso. Quatre ans après l'épreuve judiciaire, l'autrice revient sur cette procédure rarissime. Comment peut exister l'écriture biographique si l'entourage en interdit le récit ? Comment écrire sur soi en passant sous silence son enfance, ses parents, ses amours ? Jusqu'où peut-on aller dans la narration personnelle sans blesser l'autre ? Que dit la justice sur l'écriture de soi ? Comment protège-t-elle la liberté de création des auteurs ? A travers ces questions, l'autrice interroge un enjeu central de la littérature contemporaine : à qui appartient l'histoire ? Et signe ici l'un de ses récits les plus personnels. Réalisatrice de documentaires, Virginie Linhart a notamment publié Le Jour où mon père s'est tu (Points, 2018), L'Effet maternel (Points, 2021), La vie après (Points, 2025) .
Tu n'avais qu'à avorter : il n'en voulait pas, de cette gosse ! Ce sont peut-être ces mots, prononcés un matin d'été par sa mère, qui ont conduit la narratrice à écrire L'effet maternel. Cette gosse, c'est sa fille aînée qui vient de fêter ses 17 ans. Que s'est-il passé pour qu'une mère assène une pareille horreur ? Il y a eu des coups de griffe, des silences, mais aussi beaucoup d'amour dans cette relation ponctuée de vacances joyeuses et ensoleillées. D'où vient alors cette cruauté ? L'auteure va remonter le cours de cette histoire singulière et, chemin faisant, l'entrecroiser avec la grande Histoire. Les dégâts causés par la Shoah, le mouvement de Mai 68 et les conquêtes féministes des années 1970. De cette rencontre entre l'individuel et le collectif naît un admirable récit.
Comment se reconstruire quand tant de proches ont disparu ? Comment vivre après la déportation ? Petite-fille de rescapés juifs, Virginie Linhart a voulu comprendre ce que ses grands-parents avaient traversé et dont ils ne parlaient jamais. Un silence douloureux régnait autour des drames familiaux. Car, au sentiment que les camps d'extermination sont irracontables se mêlait la certitude de ne pouvoir être entendus. C'est en allant à la rencontre d'autres juifs ayant survécu à l'enfer des camps d'extermination qu'elle a pu poser les questions qui lui ont été si longtemps interdites : comment renouer avec le fil d'une existence interrompue dans une telle violence ? Comment se reconstruire quand tant des vôtres ont disparu ? Comment croire en l'avenir, à l'amour, à la descendance ? Comment vivre après ? Une enquête aux voix multiples qui retrace le douloureux retour des déportés dans une société française concentrée sur la part glorieuse de la Résistance. Un récit d'une grande justesse sur une face cachée de notre histoire collective. "Fort et douloureux" L'Express Réalisatrice de documentaires historiques et politiques, Virginie Linhart a notamment publié Le Jour où mon père s'est tu et L'Effet maternel , disponibles chez Points.
Accroche : Prix de l?Essai de L?Express 2008Je suis la fille de Robert Linhart, fondateur du mouvement maoïste en France et auteur de L?Établi. Mon père, figure marquante des années 1968, en est aussi l?une des plus marquées. Depuis 1981, après une tentative de suicide, il a opté pour le silence. Afin de comprendre ce qu?il avait vécu, je suis partie à la recherche de ses anciens compagnons. En chemin, j?ai découvert leurs enfants. C?est en les écoutant parler qu?ont resurgi les images que j?avais cru perdues à jamais ; l?étrangeté, la gaieté et la violence de cette enfance-là, son caractère irremplaçable aussi.V. L.Virginie Linhart est réalisatrice de documentaires politiques et historiques. Elle a publié Volontaires pour l?usine. Vies d?établis 1967-1977 (Seuil, 1994) et La Vie après (Seuil, 2012).« Un émouvant hommage au plus fameux désemparé de l?après-Mai. »Le Nouvel Observateur
Je suis la fille de Robert Linhart, fondateur du mouvement maoïste en France. Mon père est une figure marquante des années 1968. Mais depuis 1981, après une tentative de suicide, il a choisi de se taire définitivement. Pour comprendre ce qu'il avait vécu, j'ai interrogé les enfants de ses anciens compagnons et, à travers leurs souvenirs, c'est ma propre enfance qui a resurgi.
Schrödinger Erwin ; Keffler Léon ; Danchin Antoine
Qu'est-ce que la vie ? "Quand j'étais jeune étudiant en mathématiques, au début des années cinquante, je ne lisais pas beaucoup, mais ce que je lisais - quand j'arrivais à finir le livre - était souvent d'Erwin Schrödinger. J'ai toujours été fasciné par son style, par la façon dont il transmettait l'excitation de la découverte et ouvrait des perspectives vers une compréhension vraiment nouvelle du monde dans lequel nous vivons. Aucun de ses livres ne possède ces qualités davantage que son célèbre Qu'est-ce que la vie ? - qui, je le sais aujourd'hui, compte parmi les écrits scientifiques les plus importants de ce siècle."
Mythes aztèques et mayas Issus d'une très ancienne tradition culturelle, les mythes mayas ont survécu dans les inscriptions et l'art préhispanique alors que la mythologie des Aztèques, peuple dont l'expansion impériale avait commencé près de deux siècles avant la conquête espagnole, est connue surtout grâce à des documents coloniaux du XVIe siècle. Depuis peu, le déchiffrement de l'écriture hiéroglyphique maya et l'interprétation des codex ont jeté une lumière nouvelle sur l'ensemble de la mythologie méso-américaine. Au fait des sources les plus récentes, l'auteur donne à entendre ces récits majeurs qui parlent de la création et du déluge, des origines de la vie et de la défaite des dieux de la mort. Et il montre en quoi la conception mythique de l'Etat élaborée par les Aztèques fournit comme une justification cosmique à leur fulgurante expansion politique.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.