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LIEUX-DITS
LING HELENE
ALLIA
6,20 €
Épuisé
EAN :9782844852113
Une jeune Française installée à Berlin se trouve dans l'obligation de rentrer à Paris pour assister aux funérailles de son père, un important marchand et collectionneur d'art. La jeune femme profite, durant les jours précédant l'enterrement, de sa rencontre avec un groupe de jeunes touristes coréens pour renouer avec la ville où elle a grandi. Leur enthousiasme vient contraster avec son approche désenchantée de la culture en son ensemble. Les points d'attraction culminants du parcours (la maison de Marcel Proust, une pièce de Brecht, la Bibliothèque Nationale...) ne sont pour la jeune fille que les fossiles d'un art autrefois vivant. L'animosité qu'elle éprouve pour un père qui exploita la valeur marchande de l'art et la lassitude que représente pour elle l'exploitation d'une culture vidée de sa substance, pourront-elles être vaincues par l'essor que lui insuffle l'oeil neuf que portent sur l'art ses compagnons de fortune ? L'art ainsi doublement embaumé (à travers le corps de son père et à travers sa récupération par la ville de Paris) peut-il connaître à ses yeux une forme de résurrection ? Au fil de ce livre construit sous forme de brefs paragraphes, dans lesquels différentes voix s'enchevêtrent, la narratrice nous entraîne dans une déambulation caustique à travers les rues de Paris livrées aux touristes. Avec un sens de l'observation et de la satire particulièrement aigu, Hélène Ling se livre, loin de toute nostalgie passéiste, à une critique radicale de la culture moderne, sans que jamais la théorie ne vienne entraver le fil romanesque de son récit.
Résumé : Face au vertige de l'oubli et de l'exil qui s'est emparé de sa mère, atteinte d'Alzheimer, l'auteur tente une percée vers les lieux du souvenir. Elle y évoque le Paris des années 70, et au-delà, la famille du patriarche à Taiwan et à New York, où elle mesure son héritage, rejeté ou perdu. Mais la traversée de la mémoire se mêle intimement à l'imaginaire et donne lieu à ses propres récits. L'autoportrait se tisse alors de roman noir, et surtout, de western, où les doubles de l'héroïne mènent leur vie parallèle. Le scénariste d'un film s'y heurte, de beaucoup trop près, à la mafia chinoise. Et surtout, l'Indienne cherokee se retrouve déportée en 1839 vers l'Oklahoma. Image de la femme marginale sur un autre continent, elle aussi, comme la mère taïwanaise, poursuit son parcours chaotique vers un Ouest intime et sauvage. A travers ces portraits de femmes, fortes et vulnérables, Hélène Ling se demande plus généralement, dans un style habité et puissant, comment survivre à nos origines.
Résumé : Après les Contes extraordinaires du Pavillon du Loisir, nous sommes en mesure de présenter au public français un autre chef-d'?uvre de la nouvelle chinoise : L'amour de la renarde, ?uvre de ce Ling Mong-tch'ou considéré comme l'un des plus prestigieux conteurs. Le premier tome parut en 1628, le second en 1632 ou 1633. De tous les textes qu'on va lire, dans une excellente traduction de M. André Lévy, un seul a été divulgué en quelques langues européennes. Les autres n'ont jamais paru qu'en chinois et en japonais. Au début du XVIIe siècle, les Chinois de la dynastie des Ming (laquelle sera bientôt renversée par les usurpateurs tartares-mandchous, en 1644) s'intéressaient vivement à ce qu'on appelle en chinois les siao-chouo, les "textes de conteurs " d'origine ancienne (XIIe et XIIIe siècle) où l'art oral, populaire, faisait les délices du public de Hangtcheou. Cet art était né, pour une bonne part, de la prédication bouddhiste, et sera le germe de ce qui, par regroupement de la matière romanesque, deviendra bientôt le roman chinois. Par leur introduction, leur langue parlée, l'alternance des vers et de la prose, les contes du genre qu'on va lire constituent un modèle accompli de ce qu'on appelle aussi en chinois les houa-pen. Comme dans les Contes extraordinaires, le merveilleux y est fondu au réel de sorte que poésie et vérité se composent ici et fusionnent ainsi que dans toutes les grandes ?uvres.
Touch is our fi rst sense. Through touch we make art, stake a claim to what we own and those we love, express our faith, our belief, our anger. Touch is how we leave our mark and find our place in the world ; touch is how we connect. Drawing on works of art spanning four thousand years and from across the globe, this book explores the fundamental role of touch in human experience, and offers new ways of looking. In a series of lavishly illustrated essays, the authors explore anatomy and skin ; the relationship between the brain, hand, and creativity ; touch, desire and possession ; ideological touch ; reverence and iconoclasm. A final section collects a range of reflections, historic and contemporary, on touch. Objects range from anonymous ancient Egyptian limestone sculpture, to medieval manuscripts and panel paintings, to devotional and spiritual objects from across the world, to love tokens and fede rings. Drawings, paintings, prints and sculpture by Raphael, Michelangelo, Rembrandt, Carracci, Hogarth, Turner, Rodin, Degas, and Kollwitz are explored, along with work by contemporary artists Judy Chicago, Frank Auerbach, Richard Long, the Chapman Brothers, and Richard Rawlins. The events of 2020 have made us newly alive to the preciousness and the dangers of touch, making this exploration of our most fundamental sense particularly timely and resonant.
Ling Vivian ; Wang Pen ; Xi Yang ; Guichard Valent
Résumé : Ce livre destiné aux apprenants de tous niveaux présente 22 histoires traditionnelles chinoises accompagnées des proverbes sur lesquels elles sont fondées. Les versions chinoise et française des textes sont présentées en regard. Chaque histoire comprend une explication de la façon dont le proverbe est utilisé aujourd'hui, des notes culturelles et littéraires, du vocabulaire et des questions d'entraînement pour améliorer compréhension et prononciation. Des enregistrements audio des contes lus par des locuteurs natifs sont disponibles en téléchargement. Avec 25 dessins au trait dans le style traditionnel chinois.
Les Miscellanées de Mr. Schott sont un ouvrage sans équivalent. A tel point unique qu'il est impossible à définir. Encyclopédie ? Dictionnaire ? Almanach ? Anthologie ? Fourre-tout ? Vade-mecum ? Tout cela, et - bien sûr - beaucoup plus. Recueil de futilités pas toujours futiles, de bagatelles souvent primordiales, Les Miscellanées de Mr. Schott ne se veulent ni exhaustives, ni définitives, ni même utiles. En revanche, elles se veulent essentielles. On peut - à la rigueur - vivre sans ce livre mais ce serait là, selon les mots mêmes de son auteur, une tentative bien étrange - et bien téméraire. Qu'on en juge. Quel autre ouvrage peut se targuer d'offrir dans sa table des matières la longueur des lacets de chaussures, le langage des signes, la liste des sept péchés capitaux, la façon de dire "je t'aime" dans 44 langues différentes (dont le morse) ? Dans quel autre ouvrage trouvera-t-on réunis, sur la même page, le nom des coups du golf, l'histoire de la taxe sur les chapeaux, la liste des morts violentes dans l'histoire du rock, celle des insultes utilisées par Shakespeare dans ses pièces et les couleurs du drapeau de la Guadeloupe ? Où donc, si ce n'est dans Les Miscellanées de Ben Schott, pourra-t-on trouver la liste des 12 travaux d'Hercule, celle des différents modes opératoires des crimes élucidés par Mrs Marple ou des fournisseurs officiels de la reine d'Angleterre ? On l'aura compris, les Miscellanées de Mr. Schott sont aussi réjouissantes qu'indispensables : elles offrent la quintessence de l'esprit et de l'humour anglais, mélange de rigueur et d'absurde, de précision et de fantaisie. Le plus fort, peut-être c'est qu'au bout du compte, l'ouvrage se révèle effectivement pratique : un véritable couteau suisse sous forme de livre. Last, but not least : le livre en lui-même, par sa reliure, l'attention maniaque portée par l'auteur à la typographie, à la mise en page, au papier, est objet d'une grande élégance.
Simone Weil (1909-1943) est engagée dès 1927 dans le syndicalisme révolutionnaire. Elle rejoint le monde ouvrier en 1934-1935 pour vivre sa condition, soutient le Front populaire, participe à la guerre d?Espagne, rallie enfin la Résistance et meurt en Grande-Bretagne en laissant une masse d?écrits inédits dont sa Note sur la suppression générale des partis politiques. Pour que le peuple vive dans la justice et la vérité qui ne peuvent être qu?une, deux grandes conditions sont requises selon elle : l?absence de passion collective et la possibilité d?exprimer une pensée sur les problèmes fondamentaux de la vie publique. Or, les partis politiques comme les Églises s?opposent systématiquement à cette double exigence. Ayant un dogme, ils fonctionnent sur la base de la discipline et leur seul mobile réside dans leur propre développement. Autrement dit, ils sont " décerveleurs ", d?où l?urgence de supprimer les partis qui enferment le peuple dans le danger manichéen du pour et du contre et qui l?empêchent de penser par lui-même.