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Les histoires de René Allio
Lindeperg Sylvie ; Tsikounas Myriam ; Vappereau Ma
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753528710
René Allio, né à Marseille en 1924, choisit d'abord la voie de la peinture. Décorateur et scénographe, il fut, aux côtés de Roger Planchon, l'homme de la décentralisation théâtrale, introduisant l'art dramatique en région comme en banlieue. Mais c'est avec le cinéma qu'il trouva son plein accomplissement. Après le succès de La Vieille Dame indigne (1964), René Allio poursuivit son parcours de réalisateur. Attentif aux voix du passé, il alterna des films dont le sujet s'enracinait dans l'histoire - Les Camisards (197o), Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma soeur et mon frère (1974) - et des films hybrides, insaisissables, à la confluence des mémoires individuelles et collective dont témoigne subtilement L'Heure exquise (1981). René Allio, qui avait fondé en 1979 un éphémère Centre Méditerranéen de Création Cinématographique, sut donner corps à ses utopies dans une oeuvre protéiforme, foisonnante, engagée. Pour la première fois, un livre retrace toutes les histoires de René Allio. Des documents largement inédits sont présentés par des chercheurs de divers horizons. Des photographies, affiches, tableaux se mêlent aux textes de l'artiste, aux notices sur ses réalisations et aux témoignages de ses partenaires et proches collaborateurs. A travers les multiples facettes du créateur, l'ouvrage dévoile un itinéraire esthétique, politique et intellectuel d'une grande exigence.
Résumé : 20 novembre 1945 : à Nuremberg s'ouvre le procès exemplaire des criminels de guerre nazis. Les Américains veulent en faire un show médiatique pour transmettre au monde " le plus grand conte moral jamais raconté ". Dans ce récit très narratif, Sylvie Lindenperg raconte l'avant-procès - la quête effrénée de bouts de pellicules et d'images à travers toute l'Europe -, puis le filmage quotidien durant 10 mois et la compétition farouche entre les équipes américaine et russe. Avec, en protagonistes de cette bataille de l'image, les frères Schulberg : Budd, l'auteur de "Qu'est-ce qui fait courir Sammy ? ," et son frère Stuart, le producteur de la NBC.
La perception de l?Histoire est-elle en train de changer à l?heure où de nouveaux rapports se construisent entre l?imprimé et le multimédia? Telle est la question posée dans cet ouvrage, au travers d?une lecture des journaux d?actualités cinématographiques de la France libérée.Dans cette perspective ambitieuse, le livre est articulé en deux temps. Le premier, intitulé « Traverse », propose une navigation horizontale dans le corpus des actualités, où sont mises en rapport l?histoire circonstanciée du groupe de presse qui les produisit et l?analyse des différentes formes de mise en scène de l?événement. Le second temps, « Vagabondage », s?intéresse successivement à la scénographie du général de Gaulle, au retour des déportés et aux procès d?épuration. Ici, l?analyse des usages ultérieurs des archives filmées et les « voix » de personnalités d?horizons divers ? gens du cinéma, témoins de l?époque, historiens, philosophes ? viennent enrichir en rhizomes la réflexion jusqu?à la période contemporaine.Au-delà du travail sur les archives, Sylvie Lindeperg nous propose ainsi, avec rigueur et clarté, une définition et un mode d?écriture de l?Histoire comme principe d?intelligibilité du temps présent.SYLVIE LINDEPERG, diplômée de l?Institut d?études politiques de Paris et docteur en histoire, est maître de conférences à l?université Paris III (Sorbonne nouvelle) et chercheur associé à l?université de Southampton. Elle a déjà publié à CNRS Éditions Les Écrans de l?ombre. La Seconde Guerre mondiale dans le cinéma français (1944-1969), prix Jean Mitry de l?Institut Jean Vigo en 1997.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.