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Cuba, réformer la révolution
Linard André
GRIP
12,27 €
Épuisé
EAN :9782870277140
L'Eglise est favorable à une transformation pacifique et modérée, qui passe et doit passer par Fidel Castro. Toute autre hypothèse serait incertaine, dangereuse, sanglante et traumatique pour la société. " Provenant d'un haut dignitaire de l'Eglise catholique cubaine, cette prise de position reflète un double sentiment quasi général à Cuba : la confusion entre le lider maximo et la Révolution ; le refus de retourner au capitalisme sauvage. Pourtant, la crise persiste et détruit le tissu social. La santé et l'éducation - fleurons de la Révolution - restent gratuites mais, faute de moyens et de motivations, ne fonctionnent plus guère. Le rationnement strict reste la règle. Pire : là où les anticastristes et la CIA ont échoué, le dollar, lui, réussit. Il a envahi l'île. Désormais, la chasse aux billets verts, indispensables à la survie, débouche sur toutes les dérives : marché noir, prostitution, drogue, corruption... Et sur le plan politique ? Cuba, qui n'a rien d'une dictature sanglante, connaît un profond déficit démocratique. La répression n'a toutefois pas empêché, ces dernières années, l'émergence d'une société civile autonome, bien qu'interdite : organisations de défense des droits de l'homme, Eglises, coopératives, bibliothèques privées, embryons de presse et de syndicats indépendants... C'est avant tout à ces nouveaux acteurs de la société civile cubaine que s'intéresse le présent ouvrage. Toute transition respectueuse de la justice sociale passe en effet par ces contre-pouvoirs. Dans une deuxième partie, l'auteur porte un regard critique sur les exilés de Miami, les relations Europe-Cuba et l'embargo américain. Et de conclure qu'en isolant La Havane, Washington complique la tâche de ceux qui luttent réellement pour la démocratie.
Dans leurs universités respectives, des enseignants-chercheurs ont consacré leur carrière à la mise en place d'innovations d'envergure dont les répercussions institutionnelles et pédagogiques sont remarquables. Au nom de quelles raisons et de quels mobiles ces acteurs se sont-ils engagés dans une telle entreprise? Comment décrivent-ils la genèse et le développement de leur action souvent loin des normes? Quels obstacles ont-ils rencontrés? En quoi ces pédagogues convaincus, travailleurs de l'ombre, sont-ils devenus des acteurs importants dans leur établissement? Les nouvelles conceptions du métier qui ont émergé de leurs initiatives annoncent-elles une évolution radicale de l'institution universitaire? Plus généralement, en quoi l'analyse comparée de leurs parcours individuels éclaire-t-elle les mécanismes de l'innovation et certains problèmes de fond posés par les mutations technologiques? Telles sont les questions abordées par cette étude qui décrit en détail, à partir d'entretiens, la fabrique ordinaire du changement, telle que les acteurs l'ont vécue. Leur expérience montre que l'innovation à l'université ne relève pas seulement du management ni de l'ingénierie. Elle dépend d'abord de la possibilité qu'ils ont eue de s'engager dans une action de transformation qui a du sens pour eux. Elle dépend aussi de la capacité de l'institution à accepter et à reconnaître l'intérêt de cette action. Entre cadres institutionnels, contexte techno-économique et réalités anthropologiques de l'agir humain, l'étude révèle la force et la fragilité de toute entreprise d'innovation, particulièrement quand elle se déploie dans une institution à vocation sociale.
Benichou Johan ; Linard Loïc ; Sierra Benjamin ; L
Résumé : Johan, Loïc et Benjamin viennent d'obtenir leur diplôme d'Ecole de commerce et se destinent aux métiers de la finance. Dans un contexte de crise économique mondiale, ils s'interrogent sur la légitimité de leur vocation. Ils veulent obtenir une réponse à la question essentielle: quelle est l'utilité fondamentale de la finance ? Ils vont avoir cette idée folle : se lancer dans un voyage initiatique qui les fera revenir aux sources de la finance, là où elle est une arme essentielle dans la lutte contre la précarité et l'exclusion. Un tour du monde à vélo, pendant un an, à la découverte de la microfinance. Une course dont les étapes, dans les zones de grande pauvreté, leur permettront de rencontrer les acteurs du microcrédit. Des sommets millénaires de l'Himalaya aux mégalopoles asiatiques, des glaces de Patagonie à la chaleur étouffante de l'Afrique, entre sentiment de liberté et perte des repères, ils vont examiner d'un regard neuf ce modèle de développement durable. Ils en comprendront les enjeux, distingueront ses dérives, découvriront son essence et son moteur: être une passerelle vers l'inclusion économique et sociale. Leur récit de voyage est rythmé par les portraits d'hommes et de femmes, rencontrés dans les bidonvilles, les zones périurbaines et rurales, qui ont mis un pied hors de la précarité, avec l'aide quasi providentielle du microcrédit venu appuyer leur courage d'entreprendre.
Résumé : 20 180 kilomètres de Bruxelles à Saint-Jacques-de-Compostelle. Trois mois de marche, d'émotions et de déceptions à travers la France et l'Espagne, sur ce Chemin doublement mythique. D'abord dans le sens de rêve : pour qui aime marcher. cet itinéraire fait fantasmer. Ensuite, dans le sens d'illusion. Le Camino, victime de son succès, est devenu un enjeu touristique et économique et s'enfonce dans une contradiction dont il aura du mal à sortir : plus il attire du monde, moins il permet de réaliser ce qui le rendait attirant. Au point que certains prédisent sa mort par implosion lors de la prochaine année jacquaire... cette année.
Nous commençons à peine à découvrir les propriétés de l'eau. Cet élément simple dont toute vie dépend s'avère infiniment plus secret et plus riche qu'on ne le croyait. Cet ouvrage s'adresse à la fois à ceux qui s'intéressent aux pratiques santé et aux ressorts fondamentaux de l'univers où nous vivons. Dans une forme concise, il fait le point sur notre connaissance actuelle des vertus de l'eau, et ce sous plusieurs éclairages conjoints : avancées scientifiques, détection sensitive, expériences de l'auteure, aspects pratiques.
À l'heure des grands bouleversements et de la mondialisation, après le 11 septembre, le tsunami et les caricatures de Mahomet, dans l'écheveau du terrorisme transnational, des guerres préventives et du " choc des intolérances ", le rôle de l'Information est plus crucial que jamais. Le monde des médias est-il totalement " nord-américanisé ", modelé par les International Herald Tribune, CNN et autres Wall Street Journal ? Ou constitue-t-il une réalité riche et complexe où se mêlent les AI-Jazira, les blogs citoyens, TV5 et autres Univision ? Au fil de cette description fouillée de la "constellation médiatique mondiale ", l'auteur analyse la " privatisation de la censure ", les phénomènes de concentration, les manipulations en temps de guerre, les dérives du journalisme humanitaire et la myopie du journalisme de proximité dans un monde plus interdépendant que jamais. Évitant les généralisations et les stigmatisations, rendant hommage aux journalistes qui accomplissent avec passion et sérieux un métier essentiel, cet ouvrage nous invite à réfléchir sur ce qu'informer veut dire, aujourd'hui et demain.
L'Europe a de tout temps entretenu des relations avec le monde musulman, tantôt politiques, économiques et culturelles, conflictuelles ou pacifiques, mais toujours humaines. De part et d'autre de ces deux entités, par essence multiples et diversifiées, s'entremêlent des regards croisés et un dialogue, par nature complexe. Depuis le 11 septembre, on assiste à une crispation des débats, une radicalisation des opinions, qui laisse entrevoir, selon certains, l'aube d'un "choc des civilisations". Tant aux niveaux régional qu'international, l'Europe élargie ne peut faire l'impasse sur ces questions. L'UE est en effet constamment interpellée, qu'il s'agisse de l'adhésion de la Turquie, de sa politique étrangère face à l'Irak et au conflit israélo-palestinien, ou encore face aux minorités musulmanes établies sur son territoire, auxquelles on reproche d'importer les conflits qui secouent cette partie du monde. Destiné à servir d'outil d'information, de piste de réflexion et de débat, cet ouvrage ne se veut certes pas exhaustif, tant les enjeux sont multiples et complexes. L'objectif est principalement de rassembler des auteur(e)s, tant du Nord que du Sud, qui abordent- pour mieux dépasser-les diverses lignes de fracture qui se dessinent dans ces matières. Une approche qui laisse transparaître et s'exprimer la pluralité des analyses et des points de vue, bien au-delà des réductions simplistes et des clichés auxquels on veut trop souvent nous confiner.
Où les droits de l'homme commencent-ils ? ", s'interrogeait, en 1948, Eleanor Roosevelt, l'une des grandes instigatrices de la Déclaration universelle. "Dans des lieux proches de nous, si proches et si petits qu'on ne peut les voir sur aucune carte", répondait-elle. La commune en est sans doute l'exemple même. Devant la croissance des inégalités, de l'intolérance et de l'exclusion, les villes et communes sont devenues un enjeu crucial pour le mouvement des droits humains. C'est là qu'il peut agir directement, en tablant sur la proximité et sur le caractère concret des combats à mener. Ce livre s'inspire à la fois d'expériences locales et internationales car son propos est de donner des idées, de suggérer des initiatives, à l'image des Territoires de mémoire, des Cités refuges, des Villes lumières. Un peu partout, les " petits actes de résistance " se multiplient : refus de villes américaines de traquer les migrants, comme le voudrait Donald Trump ; adoption à Montréal d'une charte visant à protéger les citoyens contre l'intrusion numérique ; projets d'urbanisme " anti-macho " à Rouen ou Namur et rénovation de l'espace urbain au profit des habitants ; intégration de critères éthiques dans les marchés publics... Sans oublier les démarches en faveur d'un développement durable. Car que vaudrait le droit à la vie et à la liberté sur une Terre devenue inhabitable ? Les défis sont immenses, chaque geste compte. Tous ces contre-feux, souligne Philippe Hensmans dans sa préface, c'est à nous de les mettre en ceuvre, chaque fois que cela s'avère nécessaire, chaque fois que notre monde l'exige.