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Créer une monnaie contemporaine. Manuel à l'usage des citoyen-ne-s
Lietaer Bernard ; Court Christophe ; Meunier Nicol
BORD DE L EAU
20,00 €
Épuisé
EAN :9782356875556
Unique en son genre, ce manuel est un guide pratique à destination de toutes les personnes actives, dans la création et la gestion de monnaies complémentaires et citoyennes. De tels projets foisonnent depuis quelques années sous des formes diverses, en lien aec l'intérêt grandissant pour les questions liées à' la transition écologique et solidaire. En France, aujourd'hui, on compte une centaine de monnaies dites "citoyennes", à vocation locale affirmée, dans des villes ou territoires de tailles diverses, et sans doute autant sont en gestation. Par ailleurs, de plus en plus d'acteurs (citoyens, associations, collectivités territoriales, entreprises...) réfléchisse à des monnaies plus spécifiquement orientées vers tel ou tel objectif (la réduction des déchets, la vie de quartier, le développement de la culture). Or, dans ces projets passionnants, beaucoup d'aspects doivent avoir été anticipés et maints écueils doivent être évités. Ce manuel explique comment repérer les difficultés et les contourner, et il formule des propositions permettant d'assurer la solidité et la pérennité des projets. Basé sur l'exposé de nombreuses expériences, il examine les conditions nécessaires pour qu'une monnaie complémentaire prenne corps et atteigne ses objectifs.
Sous le titre Habitat mahorais, trois ouvrages rédigés et dessinés entre 1976 et 1982 réunis pour mieux nous rappeler comment - sur une petite île tropicale française où tout était à faire - vingt ans après les grands ensembles et quinze ans à peine après les premières villes nouvelles comprises comme le modèle français du logement social, une politique d'aide au logement en rupture totale avec les précédentes conçue par quelques hommes a conjugué habitat et développement local. Un résultat ? Dix-huit mille cases réalisées en vingt-cinq ans, parfaitement intégrées dans les villages traditionnels et construites par des centaines d'artisans mahorais. Alors que la production massive du locatif voulue actuellement sur l'île se range à défaut de moyens à une ultime logique de VEFA, on se prend à penser que la démarche du logement en accession fondée à force d'intelligence avec le monde mahorais par l'ethnologue, l'architecte-sociologue et le géographe-démographe est d'une modernité inouïe. Initiée en 2023, cette édition visant à regrouper les trois tomes d'Habitat mahorais enrichie de nouvelles contributions trouve à nouveau, au lendemain du passage du cyclone Chido sur l'île de Mayotte, toute sa pertinence alors que l'habitat est plus que jamais au centre des débats.
Les combinaisons entre aspects sociaux et pratiques, et entre vie privée et vie de quartier est à la base du succès du cohabitat de type danois dans les sociétés occidentales. Il apparaît de plus en plus évident que les communautés de type quasi pré-industriel ont plus que jamais un rôle à jouer dans un contexte urbain post-industriel, caractérisé par une flexibilité accrue du marché du travail, une séparation des lieux de travail et de résidence, et dès lors par une forte réduction du réseau social. Fondamentalement, le cohabitat aide non seulement à recréer des liens sociaux entre voisins, mais également à soulager du fardeau des tâches ménagères dans la vie quotidienne. Le livre comporte quatre paries et il reprend des écrits aussi bien d'experts internationaux que de militants qui vivent dans des cohabitats. La première partie pose la question du "pourquoi" et introduit au concept du cohabitat comme il s'est développé depuis 40 ans. La seconde partie pose la question du "comment" et donne des outils à quiconque voudrait commencer à réfléchir à son propre projet. La troisième partie présente une vue panoramique du mouvement des cohabitant dans différents pays européens et en Amérique du Nord. Enfin, la quatrième partie est un reportage audio-visuel (DVD), lauréat à l'Ekotopfilm festival, sur les pionniers du cohabitat au Danemark, en Suède et aux Pays-Bas.
Est-ce que l'argent moderne est en cohérence avec nos besoins et valeurs d'aujourd'hui? Et si nos systèmes monétaires constituaient le dernier grand tabou de notre époque? Et s'ils étaient en fait fondés plus sur des émotions collectives et inconscientes que sur une rationalité? Expert de la chose financière, Bernard Lietaer nous convie à un passionnant voyage de vingt-huit mille ans jalonné par des archétypes, de la Préhistoire à Wall Street. Il aborde notamment ceux de la Grande Déesse, de la féminité, de l'argent Yin. La mise en lumière de la dimension émotionnelle de la monnaie nous renvoie aux tréfonds de notre psyché. Il s'agit de guérir nos blessures face à l'argent pour le remettre à sa place de serviteur, au lieu de maître. L'auteur tire de ce voyage des enseignements très actuels pour éclairer les choix monétaires du XXIe siècle. Alors que la situation du système monétaire global de la planète semble devenir ingérable, ce travail de recherche, très bien documenté, ouvre des opportunités exceptionnelles pour trouver des réponses innovantes hors du cadre de la pensée unique.
Le jardin occidental prolonge l'imaginaire de la maison et de l'intimité mais ne s'y limite pas. Il entoure. Ce faisant, il est un trait d'union entre soi-même et les autres, le lieu d'expérimentations de relations au vivant et d'ordonnancement d'un bout d'univers. Cultiver son jardin. Au coeur de cette activité ordinaire s'entremêlent des problèmes techniques, esthétiques, cosmologiques, économiques, politiques. Ici, rien n'est pur. De l'antiquité grecque à nos jours, l'histoire retracée dans cet ouvrage nous l'enseigne : derrière les haies, se déploient une fantaisie active et une variété de façons d'apréhender "l'usage de la nature". Aujourd'hui, plus que jamais, bousculant l'ordre institué, s'inventent d'autres modes d'intervention humaine. Une métaphysique par les mains pour une éthique renouvelée ?
Passer de l'immobilité à la plus rapide possible des mobilités : cette obsession humaine est immémoriale. De tous temps les humains ont cherché à se mouvoir le plus vite possible, à quitter le statut d'êtres immobiles, posés là quelque part à la surface du monde, pour conquérir celui d'êtres mouvants, en déplacement — un déplacement autant que faire se peut exceptionnel par sa vitesse. par la distance parcourue en un éclair, par la capacité à faire valoir l'espace contre le temps et le temps contre l'espace. Le dragster, dans cette entreprise anthropologique, est le vecteur par excellence approprié. Qu'il compte deux, trois ou quatre roues, cet engin mécanique né avec le XXe siècle est conçu pour l'accélération et pour elle seule. Le dragster, ce sont des prises de vitesse insensées, un parcours sur piste, en ligne droite, réduit au minimum (quelques centaines de mètres tout au plus) et, pour son pilote, des sensations à la fois brutales et complexes. Brutales, car le corps du dragstériste, lors du "run", peut encaisser en quelques secondes 7 G — sept fois la charge de son propre poids — ou plus encore. Complexes, car la compétition dragstérienne vise cet objectif aussi héroïque qu'absurde, annuler le temps écoulé en ne gardant que l'espace conquis.
Les big data sont devenus un impératif pour mener une campagne électorale. La campagne pour l'élection présidentielle française de 2017 a été marquée par le rôle majeur joué par des plateformes de gestion et d'analyses des données massives, telles que NationBuilder ou 50+1. Qu'est-ce que change le recours au big data électoral dans les manières de faire campagne ? Introduit-t-il des pratiques " innovantes " pour mobiliser les électeurs ? Voit-on apparaître de " nouvelles " formes de militantisme ? Comment sont construits les algorithmes prédictifs ? Sommes-nous réellement fichés sur Internet ? Comment protéger ses données personnelles ? L'auteure interroge l'efficacité de ces techniques, en mettant au jour les enjeux économiques, la construction de croyances autour des big data et les jeux d'influence internationaux. L'intérêt porté à la récolte des données n'est pas neuf. Il s'agit de retracer l'intégration de certaines évolutions techniques que ce soit chez nos voisins américains ou dans les campagnes françaises de 2002 à 2017, en déconstruisant les fantasmes entourant l'usage des bases de données en politique. Mais il s'agit surtout d'armer le citoyen face à la montée en puissance d'une nouvelle ère de la donnée.
Comment expliquer qu'un mode d'organisation capitaliste - fondé sur un principe d'accumulation continue - autorise la perpétuation d'activités qui obéissent à une autre logique et paraissent lui poser des limites ? Pour résoudre cette énigme, l'ouvrage évalue les clés de lecture disponibles et formule de nouvelles propositions. Pour nombre d'auteurs, le capitalisme procède de forces économiques naturelles et autonomes, accompagnées ou canalisées dans un second temps par quelques politiques publiques. Il se heurte parfois à une résistance - que le terme serve à désigner une force d'obstruction passive ou une capacité de mobilisation. L'ouvrage invite à inverser la perspective et à considérer plutôt les rapports de force politiques qui débouchent sur la représentation d'un ordre économique naturel et qui expliquent le développement du capitalisme. Il examine sur ce mode les activités des entrepreneurs, mais aussi les affrontements entre chercheurs et les luttes qui ont cours au sein des administrations publiques. Dans leur ensemble et par leur articulation, différents champs composent ainsi les structures politiques de l'accumulation. Dans certains cas et sous certaines conditions, des activités non capitalistes s'en trouvent dans le temps confortées : de multiples agents les perçoivent comme extérieures à l'ordre économique naturel ; ils anticipent leur disparition et se persuadent qu'il suffit de laisser la nature accomplir son oeuvre. Nul ne travaille à leur élimination ni ne pousse à l'organisation d'un mouvement qui en prendrait la défense. Pour mesurer la portée de ses propositions, l'auteur retient l'exemple de l'agriculture en Roumanie : il s'efforce d'expliquer la coexistence sur ce terrain de grandes exploitations capitalistes et de petites propriétés qui entretiennent des pratiques d'autoconsommation, sans prêter à la moindre forme d'accumulation. Au-delà de ce cas d'étude, l'ouvrage affiche une visée pédagogique et offre une présentation actualisée des théories du capitalisme. Il pose par ailleurs les bases d'un nouveau programme de recherche en économie politique.