Liefooghe Christine ; Mons Dominique ; Paris Didie
PU SEPTENTRION
26,00 €
Épuisé
EAN :9782757412817
L'économie de la connaissance et de la créativité représente un enjeu majeur pour les villes européennes marquées par la révolution industrielle et les mutations du XXe siècle. Comment Lille Métropole, laboratoire du renouveau urbain, relève-t-elle ce défi ? De la bifurcation métropolitaine des années 1990 à la capitale européenne de la culture en 2004, toute une série de projets urbains ont métamorphosé l'agglomération lilloise. Comment transformer l'essai pour répondre aux nouvelles exigences d'une économie de la connaissance qui articule désormais innovation technologique, culture et créativité ? De nouveaux lieux (learning centers, FabLabs, friches artistiques) favorisent la rencontre entre des milieux intellectuels et sociaux différents. De nouveaux liens se créent autour de projets artistiques, économiques ou universitaires. La métropole créative qui émerge de ces expériences parvient-elle à articuler les enjeux de compétitivité, du vivre ensemble et de l'équité territoriale ?
L'économie créative s'inscrit dans le mouvement de transformation du capitalisme où la connaissance et la créativité sont sources de création de valeur et jouent un rôle dans le / développement des territoires. Au coeur de cette nouvelle économie se trouvent les industries créatives, dont la croissance depuis les années 1990 est soutenue. La première partie de cet ouvrage lance le débat sur les liens entre économie culturelle et économie créative et pose la question du modèle de développement : tous les territoires sont-ils égaux face aux enjeux de l'économie créative ? L'Europe doit-elle suivre le modèle américain ? Les industries traditionnelles peuvent-elles s'adapter à cette nouvelle donne comme l'a fait l'industrie horlogère suisse pour capter le marché international du luxe par un mixte entre tradition et créativité ? Les villes créatives sont-elles des villes de création ? Autrement dit, les villes doivent-elles parier sur les artistes ou sur les nouvelles entreprises créatives ? La deuxième partie du livre revient sur le rôle de la classe créative dans le développement économique et urbain. La théorie de Richard Florida est mise à l'épreuve à travers le devenir des diplômés bohèmes du Royaume-Uni, de la géographie de la classe créative en France, de la question de la mobilité des créatifs en Europe et des nouvelles dynamiques économiques dans les villes de Toulouse, Roubaix et Saint-Etienne. La troisième partie s'intéresse aux conditions d'émergence et d'ancrage des industries créatives dans des régions industrielles en mutation, en particulier dans le Nord Pas-de-Calais, ou dans des pays émergents à travers le cas de l'industrie du cinéma en Inde. La richesse des débats ouverts par les auteurs est mise en perspective en conclusion autour de l'articulation entre nouvelle culture du capitalisme, impacts de la crise économique et inégalités de développement territorial.
Liefooghe Jacques ; Ducoulombier Henri ; Lebrun Th
Curiosité universitaire, car unique en France, fruit d'une utopie audacieuse qui projetait de restaurer la "chrétienté" dans le pays, pépinière de médecins et pharmaciens engagés au service de leurs contemporains et foyer actif de réflexion bioéthique, la Faculté libre de médecine et de pharmacie a été et reste encore tout cela à la fois. L'ouvrage retrace les difficultés extrêmes qu'elle a connues et surmontées depuis sa création en 1876, dans le climat des luttes religieuses de l'époque. Oppositions farouches, obstructions sournoises, indifférence, discriminations jalonnent le premier siècle de son parcours. Elle a pu se maintenir grâce à la générosité des catholiques de la région et à la foi et l'abnégation de ses enseignants. La reconnaissance de son autonomie pédagogique en 1972 lui a permis de prendre enfin sa place dans le paysage hospitalo-universitaire français. Elle essaie d'y maintenir son originalité d'institution d'Eglise, membre d'une Université catholique, tout en s'adaptant à l'évolution du monde actuel.
Benoist Stéphane ; Gautier Alban ; Hoët-van Cauwen
Voici vingt-cinq façons de rendre compte des mémoires des empereurs romains Trajan et Hadrien (98-117 et 117-138 de notre ère). Elles nous offrent de multiples variations et angles d'approche pluridisciplinaires, et se placent sous le patronage illustre de l'oeuvre de Marguerite Yourcenar, Mémoires d'Hadrien (1951). Elles participent de surcroît à la commémoration des mille neuf-cents ans de la mort du vainqueur des Daces et des Parthes et de l'arrivée au pouvoir de son fils "adoptif", prince philhellène que la romancière avait élu, afin d'aborder les rapports entre mémoires humaines et Histoire. La littérature des périodes ancienne, médiévale, moderne et contemporaine est convoquée par les études ici rassemblées, tout autant que les arts et les nombreuses formes de représentations et illustrations des aventures humaines de ces deux princes placés naguère en tête de cet âge d'or de l'histoire romaine, le fameux siècle des Antonins, revisité depuis à toutes les époques qui se sont succédé.
La FMD poursuit ici deux démarches. La première consiste à inscrire dans la durée la journée d'étude grâce à la publication de ses communications. La seconde consiste à assumer sa vocation de transmission de l'histoire et de la mémoire dans la société civile en montrant la vitalité de la recherche, qui ouvre sur un dialogue interdisciplinaire enrichissant entre historiens, sociologues, médecins, enseignants, archivistes et bédéistes, complété ici par le regard de la société civile organisée que représente le CESE.
Combattant les peintres académiques qui exposent aux Salons officiels, J.-K. Huysmans s'est posé dans L'Art moderne en promoteur de l'" art vivant " et des impressionnistes. Son roman A rebours (1884) marque une dissidence d'antimoderne qui ouvre aux oeuvres les voies de l'imaginaire. Avec lui s'opère un renouveau esthétique : le regard s'émancipe comme en témoigne sa vision de G. Moreau et sa libre interprétation de ses Salomé.
Les sneakers sont bien plus que des chaussures dédiées aux sports ou aux loisirs. Elles sont les fétiches qui cimentent une communauté : celle des sneakerheads. Ces passionnés ont créé une sous-culture autour d'elles, au sein même de la culture hip-hop. La sociologue Yuniya Kawamura a bâti son livre au carrefour de plusieurs disciplines et thématiques : l'anthropologie, l'histoire, la technique, la communication, la marchandisation, la mode, le genre ou encore la jeunesse. Elle y décèle l'ensemble de la dynamique qui a fait passer les sneakers de la marginalité du Bronx à la culture de masse mondialisée. "Je suis ce que je porte à mes pieds", dit un membre de la sous-culture. Taille haute ou basse, épurées ou bariolées, ces chaussures peuvent exercer une emprise sur leur porteur, lui conférer un statut, mais aussi être revendues pour une somme extravagante. Les sneakers sont un mythe contemporain. Ce livre est la première étude universitaire nous invitant à en suivre les aventures.