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Ping Pang Qiu
Liddell Angélica ; Vasserot Christilla
SOLITAIRES INT
10,00 €
Épuisé
EAN :9782846813877
1. THE RED DETACHMENT OF WOMEN.2. COMMENT EXPLIQUER PING PANG QIU À UN CHIEN.SINDO, au chien. - Regarde: ça, c'est une caisse de Coca-Cola et ça, c'est une bouteille de Coca-Cola.Ça, ce sont des nouilles chinoises.Ça, c'est le Petit Livre rouge de Mao.Et ça, c'est la table de ping-pong.Combien mesure la table de ping-pong?FABISINDO. - Et ça, c'est la balle de ping-pong.Combien mesure la balle de ping-pong?LOLA. - 40 millimètres.SINDO. - Et combien pèse-t-elle?LOLA. - 2 grammes et demi.SINDO. - Et quelles sont les règles?LOLA, au chien. - Avant un service, la balle ne doit pas être en mouvement. La balle devra être lancée à une hauteur d'au moins 16 centimètres et, au moment où elle redescendra, elle sera frappée par la raquette du joueur. La balle devra rebondir dans les deux camps. Le joueur adverse devra à son tour frapper la balle et la faire passer par-dessus le filet situé au milieu de la table. Si l'un des joueurs qui reçoit ne peut renvoyer une «bonne» balle, le point ira à celui qui l'a lancée. On ne peut toucher la table avec aucune partie de son corps, on ne peut faire ni ça (elle touche la balle avec la paume de sa main), ni ça (elle s'allonge sur la table), ni ça (elle embrasse la table).ANGÉLICA, au chien. - Viens, je vais te lire un livre. Écoute:«A l'origine, il n'avait pas d'ennemis, pourquoi aurait-il absolument fallu qu'il s'en trouve? A présent, tu viens juste de comprendre que si tu as encore un ennemi, ce n'est plus que l'ombre laissée dans ton coeur par le vieux Mao, aujourd'hui mort de sa belle mort.À présent, tu n'as pas de doctrine. Et un homme sans doctrine ressemble davantage à un homme. Un insecte ou un brin de paille n'ont pas de doctrine, toi tu es un être vivant qui n'est plus manipulé par aucune doctrine, tu préfères te dire un observateur qui vit en marge de la société, qui, bien qu'il ne puisse éviter d'avoir un point de vue, une opinion et ce que l'on nomme des penchants, n'a aucune doctrine.»
La Serbie à l'heure des funérailles de Slobodan Milosevic: une mosaïque de voix pour dire la douleur, la colère, la violence, la misère, la haine, les frustrations et les contradictions. Dans ce texte puissant d'Angélica Liddell, la souffrance collective est aussi douleur intime. Les personnages, victimes ou complices croisés à la faveur d'une enquête menée par un jeune Occidental pour son père, sont à l'image de ce pays: meurtris jusque dans leur chair. Les filiations, plus qu'un repère, sont un tourment. Et les rencontres, plus qu'un échange, sont un affrontement ou un règlement de comptes. La décomposition d'un pays devient déconstruction du texte: les voix s'enchaînent sans jamais vraiment parvenir à se répondre; le langage cru et dérangeant contraste avec le lyrisme des textes liturgiques placés en début de scènes. Artiste radicale, Angélica Liddell déflore notre bonne conscience et assène les mots que l'on ne veut pas entendre.
Terriblement troublée par la violence d'Issei Sagawa, ce Japonais cannibale qui a tué et dévoré une étudiante, et par celle des attentats de Paris de novembre 2015, Angélica Liddell propose avec Que ferai-je, moi, de cette épée ? un voyage entre Tokyo et Paris. Un aller-retour pour libérer dans la fiction les instincts homicides souvent enfouis dans les tréfonds de l'être humain.
Angélica Liddell avance, dans ce livre, sur son propre chemin de lumière (Via Lucis). Une lecture composée de matériaux divers mais d'une seule et même nature poétique (poèmes, textes de théâtre, fragments de journal intime et autoportraits photographiques) qui dévoile en partie l'intimité de leur auteur à présent plongé dans "le temps du sacré ". Selon les propres mots de Liddell : "Je cherche un triomphe de l'esprit sur la chair, quand la chair a subi toutes les déceptions possibles, Dieu et l'Etre Aimé se confondent, et la Passion est aussi forte que la foi, la faim et la peste".
Plus qu'un art, la tauromachie était pour Juan Belmonte un exercice spirituel, portant les émotions dans un espace infini, dans une éternité. C'est une recherche incessante de la beauté tragique qui est à l'oeuvre dans Liebestod, une tentative de communiquer directement avec le sacré, aussi bien dans la pratique du toréro que sur le plateau de Angélica Liddell. "Je cherche l'instant sublime, la transfiguration, l'enthousiasme débordant, l'éclat et la lumière, ce transport lyrique qui a lieu quand on aime". Liebestod raconte ainsi bien plus qu'une épopée de la tauromachie, le spectacle devient une offrande, "c'est l'oeuvre d'une femme amoureuse, et mortelle. C'est aussi une immolation" . Titre du final de l'opéra Tristan und Isolde créé en 1865 par Richard Wagner, Liebestod signifie littéralement "mort d'amour" . Le compositeur met en musique sa propre réécriture poétique de la légende médiévale celtique. Le mot liebestod se réfère au thème de l'érotisme de la mort ou de "l'amour à mort" , invoquant l'idée que la consommation de l'amour du couple se fait dans la mort ou même après celle-ci. Toréro influent, Juan Belmonte naît à Séville en 1892, il est considéré comme un révolutionnaire de la corrida. Au lieu de reculer devant la charge du taureau à l'instar de ses contemporains, Juan Belmonte est le premier à attendre immobile, puis à tenter d'enchaîner les passes. Il est l'inventeur de nombreuses manoeuvres. La légende raconte qu'il se tire une balle dans la tête en 1962 après un désarroi amoureux. Une autre raison pour son suicide chevaleresque serait le désespoir de ne plus pouvoir toréer.
C'est l'heure de la vengeance du règlement de comptes c'est l'heure où marchant sur mes pas tu viens me faire payer d'avoir été la plus aimée c'est ça ? et toi celle qui soi-disant n'a pas été désirée ? c'est ça ?
Antigonon, une brigade héroïque : Cette pièce est un patchwork-cabaret qui pose un regard satirique, ironique et poétique sur les mythes et les héros de l'histoire de Cuba, de son indépendance à nos jours. La pièce se clôt sur une scène autour de laquelle les personnages s'appliquent à déconstruire un texte de José Martí : Abdala (1869), poème dramatique mettant en scène un jeune héros qui, contre l'avis de sa mère, décide de partir combattre pour défendre sa patrie face à une invasion étrangère. Réflexion sur l'histoire nationale mais aussi sur la façon dont elle est enseignée à Cuba. Ces affaires ne sont pas mes affaires : Cette pièce nous plonge au coeur de la " période spéciale " : la crise économique dans laquelle Cuba plongea à la suite de l'effondrement de l'Union soviétique. Les conséquences furent immédiatement visibles : magasin d'Etat vidés, pénuries d'essence, coupures d'électricité massives et à répétition. Une partie de la population cubaine choisit l'exil. Sur l'île, on cherche des solutions : pour parer au manque d'électricité, la population est sommée d'échanger ses vieux appareils électrodomestiques par d'autres, plus économiques. Les ampoules à incandescence, trop gourmandes en énergie, deviennent des pièces de musée. Tiens tes enfants à l'écart de l'alcool : Ce monologue a pour point de départ la mort du père, première étape d'une plongée dans un monde en putréfaction. De la merde, du sang, de la sueur, du sperme et des larmes, des descriptions glaçantes, une rage que rien n'apaise, cela serait vite irrespirable si ce n'était, aussi, formidablement drôle, grotesque, incongru comme ce poème en forme de chanson satirique sur les dangers d'une fellation en voiture... Ce jeu de massacre, où le fils fouille dans les entrailles du père agonisant pour en arracher la merde, a bien sûr valeur métaphorique : entre naufrage de la révolution et survie sordide.
Résumé : Quand un cri d'indignation traverse péniblement le brouhaha que le mal entretient, une meute d'experts s'empresse d'assourdir ce cri. Quand un citoyen met en évidence l'ignominie d'une pratique, on lui répond que cette pratique, bien qu'ignominieuse, est légale. Nous, les ligués, ne croyons pas que la loi justifie. Nous défendons une justice supérieure, et c'est l'oeil fixé sur les vérités éternelles que nous égorgeons un démon. C'est le coeur tranquille que nous poursuivons et punissons et purifions les cavaliers qui sèment la misère dans leur course effrénée. Après sept ans d'absence, Zarkariya de Sortes profite des funérailles de sa grand-mère pour revenir dans la maison de son enfance. Le jeune homme - membre d'une ligue religieuse meurtrière - fait son retour pour rétablir la justice au nom des innombrables victimes silencieuses du laboratoire pharmaceutique dont Adrien - son oncle, puis père adoptif - est l'actionnaire majoritaire.
Il y a du Bouvard et Pécuchet dans Pippo et Ricardo, les deux "savants" , protagonistes de cette Encyclopédie de phénomènes paranormaux. Le duo réinterroge les lois de l'univers, entre deux parties de ping-pong et la retransmission à la radio d'un match du Real Madrid. Radicalement pessimiste et fondamentalement drôle, l'écriture de Rodrigo García remue plus que jamais le fer dans les plaies du présent. Dans Désolé, mais là j'ai pas le temps, Rodrigo García revient sur la destinée de nos deux savants dont le génie fit même hésiter les membres de l'Académie suédoise : fallait-il leur accorder le prix Nobel de Chimie ou de Littérature ?