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Les anges du bizarre. Un siècle d'excentriques
Liaut Jean-Noël
GRASSET
20,10 €
Épuisé
EAN :9782246607212
Dans un XXème siècle si conformiste, certains consacrèrent tout leur talent à n'être pas comme les autres. Entre le dandysme et le kitch, la provocation et le " happening ", l'extravagance et la folie, la pauvreté et la fortune, voici une théorie et une pratique de l'excentricité. D'Andy Warhol à Salvador Dali, d'Edward James, qui dormait sous une voûte céleste en verre noir, à Unity Mitford aimant à se promener en robe du soir un rat sur l'épaule, de Doris Duke qui légua sa fortune à son chien, au Facteur Cheval, simple employé des postes qui construisit de ses mains un palais des Mille et Une Nuits, de Raymond Roussel en sa " maison roulante " aussi luxueuse que le Ritz, à John Waters qui pour fêter Noël orne de guirlandes une chaise électrique, on voit ici que les excentriques préfèrent périr plutôt que s'ennuyer. Ils auraient adoré le livre, nourri d'anecdotes, de Jean-Noël Liaut : conte cruel, traité de m?urs, florilège d'infréquentables.
Elle fut la dernière grande princesse indienne. Une amoureuse, une femme de pouvoir, une féministe avant l'heure.Issue de deux lignées de maharajas, Gayatri Devi grandit dans l'Inde des années 1920 au c?ur de palais somptueux, dont certains comptent jusqu'à 400 domestiques. Courses à dos d'éléphant, chasses à la panthère, lec¸ons d'histoire-géographie délivrées par sa mère à bord d'un petit avion survolant l'Himalaya : la jeune héritière rec¸oit une éducation princière.Tombée amoureuse du maharaja de Jaipur, elle découvre, en se mariant, la dure loi du patriarcat indien : les femmes doivent rester invisibles et vivent voilées, entre elles. Mais loin d'accepter ce statut, Gayatri Devi révolutionne son rôle d'épouse. Amie intime de la reine d'Angleterre et de Jackie Kennedy, elle crée la première école pour filles au Rajasthan.Belle, intelligente, résolue, elle sait faire avancer ses idées progressistes, jusqu'à s'engager pour la protection des animaux. Première femme de son rang élue au Parlement, elle défie publiquement Nehru, Premier ministre. Cela lui vaudra l'inimitié de sa fille, Indira Gandhi, qui, parvenue au pouvoir, la jette en prison.Des fastes des maharajas à la perte de leur influence, du joug britannique à l'Indépendance, de la soumission des femmes à leur tentative d'émancipation, l'histoire de Gayatri Devi est celle d'une princesse insoumise dont le destin se confond avec l'avènement de l'Inde moderne." Dans cette biographie aussi mouvementée que poétique, Jean-Noël Liaut retrace l'image d'une princesse courage qui a brisé les barreaux de sa prison dorée. " Dominique Bona, de l'Académie française, Version FeminaTable des matières : I. "J'ai pour ai¨eul le père et le maître des dieux..."II. "Celle-qui-doit-être-obéie"III. "La princesse folle"IV. " Le maharaja à la Rolls verte "V. " LeVictor Hugo indien et le Club des Singes "VI. " Un palanquin d'argent "VII. " Son Altesse Troisième "VIII. "Donne-moi une école..."IX." L'Inde libre "X. " Un musée et un hôtel "XI. " Je deviens hystérique et, toi, tu deviens historique "XII. " Une première dame et une guerre "XIII. " Un bureau au Rajmahal et une ambassade en Espagne"XIV. "La plus belle veuve du monde"XV. "Saint-Simon en prison"XVI. "La Mare aux nénuphars"XVII. "La Ferme de la Maharani"XVIII. " La chambre aux rats "XIX. "La Famille des Éléphants"XX."CorCordium"" Dans cette biographie aussi mouvementée que poétique, Jean-Noël Liaut retrace l'image d'une princesse courage qui a brisé les barreaux de sa prison dorée. " Dominique Bona, de l'Académie française, Version Femina
Qu'est-ce qu'un homme élégant ? Hubert de Givenchy. Couturier de renommée mondiale, esthète collectionneur de maisons, éternel adolescent fougueux capable de restaurer le potager du roi à Versailles, l'actuel président de Christie's passe pour un classique. Mais il ne le fut pas toujours. Il n'y a pas si longtemps ce "Bébé géant", à la suite de Jacques Fath, incarnait l'esprit parisien, ce rêveur discipliné tourbillonnait dans la café-society, dessinait des robes-chaises pour Maxime de La Falaise, et exportait une certaine idée de la femme en habillant le lutin Audrey Hepburn d'un fourreau noir dans Breakfast at Tiffany's. De Saint-Jean-Cap-Ferrat à New York, de Venise à Tokyo, le dandy désargenté deviendra vite l'homme pressé. L'homme du monde se muera en créateur à la griffe incontournable. Dans cette première biographie d'Hubert de Givenchy, les conversations intimes et les souvenirs inédits abondent. C'est l'évocation d'une élégance disparue. C'est aussi une ronde où Audrey Hepburn, Hélène Rochas, les soeurs Mitford, la duchesse de Windsor, et quelques excentriques, saluent leur ami Givenchy, et à travers lui sa conception indémodable de l'éphémère. Jean-Noël Liaut a 32 ans. Il est l'auteur de Modèles et mannequins 1945-1965, et d'une biographie de la princesse Natalie Paley.
Résumé : De 1914 à 1931, l'existence africaine de Karen Blixen fut infiniment plus riche et complexe que ne le révèlent ses propres textes, les biographies ou le célèbre film Out of Africa. Cette période de la vie d'un des auteurs majeurs du XXe siècle fut particulièrement romanesque. L'écriture et l'amitié de ses "frères noirs" permirent à la baronne fermière de survivre à un mariage chaotique, à un quotidien ravagé par la syphilis, à l'hostilité de la nature et à sa passion tourmentée pour Denys Finch Hatton.
Il n'existe pas de snob à temps partiel ou d'intermittent du snobisme. Il s'agit d'une vocation, d'un sacerdoce, d'une carrière. " Loin d'adoucir les mœurs, le snobisme entretient l'hystérie et les inégalités de toutes sortes, pourtant nombreux sont ceux qui en désirent le joug. Transformé en mentor mondain, Jean-Noël Liaut se propose d'initier le lecteur aux codes de ce monde artificiel et vaniteux, irrationnel et absurde, et pourtant fort réjouissant. Il décrypte avec humour les ridicules et les engouements de ses contemporains, de l'ayurveda aux botox parties, du fooding à la lounge attitude, en passant par Bollywood, Sofia Coppola et Karl Lagerfeld. Soixante-dix articles qui sont comme autant de petits essais rédigés à l'acide chlorhydrique.
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.
Résumé : "J'ai longtemps cru qu'il suffisait d'être deux pour faire un enfant. Eve, Adam ; un instant d'éternité. La vie s'est chargée de me détromper : à 27 ans, comme de plus en plus de femmes, j'ai dû demander l'aide de la médecine pour tenter d'être mère. A l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, j'ai rencontré une gynécologue obstétricienne, Sylvie Epelboin. Elle a suivi ce long chemin avec moi. Un chemin qui a duré des années, qui a eu la peau de mon mariage, mais qui a créé un lien unique entre le docteur Epelboin et moi, entre la soignante et la patiente". "Et moi, Elise, je me souviens de ce premier jour, de votre entrée avec Simon, dans mon cabinet. Vos regards, votre jeunesse, cette envie, et devant vous, la médecine, le temps... ". Vingt-cinq ans plus tard, Elise propose à Sylvie de croiser leurs regards sur cette aventure, de mêler l'intime à la médecine. D'un côté, Elise, jeune adulte, jeune mariée, confrontée à une épreuve à laquelle elle n'était pas du tout préparée, hantée par les réminiscences d'épisodes très douloureux de son histoire. De l'autre côté, Sylvie, passionnée, engagée, féministe et mère, à l'origine d'un des premiers centres de fécondation in vitro en France, aussi attentive aux progrès de la Science qu'aux questions éthiques qui les traversent. "Nous avons écrit toutes les deux, soucieuses de raconter au plus juste cette histoire d'intimité médicalement assistée. Peuvent s'y reconnaître les femmes à qui l'enfant se refuse, celles qui ont enfin mené à terme ces grossesses rêvées, et, bien sûr, les médecins, chercheurs, biologistes, qui, d'une manière ou d'une autre, ont leur place dans cette épopée inouïe qu'est l'Assistance Médicale à la Procréation".
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".