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Les anges du bizarre. Un siècle d'excentriques
Liaut Jean-Noël
GRASSET
20,10 €
Épuisé
EAN :9782246607212
Dans un XXème siècle si conformiste, certains consacrèrent tout leur talent à n'être pas comme les autres. Entre le dandysme et le kitch, la provocation et le " happening ", l'extravagance et la folie, la pauvreté et la fortune, voici une théorie et une pratique de l'excentricité. D'Andy Warhol à Salvador Dali, d'Edward James, qui dormait sous une voûte céleste en verre noir, à Unity Mitford aimant à se promener en robe du soir un rat sur l'épaule, de Doris Duke qui légua sa fortune à son chien, au Facteur Cheval, simple employé des postes qui construisit de ses mains un palais des Mille et Une Nuits, de Raymond Roussel en sa " maison roulante " aussi luxueuse que le Ritz, à John Waters qui pour fêter Noël orne de guirlandes une chaise électrique, on voit ici que les excentriques préfèrent périr plutôt que s'ennuyer. Ils auraient adoré le livre, nourri d'anecdotes, de Jean-Noël Liaut : conte cruel, traité de m?urs, florilège d'infréquentables.
Résumé : "Je ne peux imaginer quelque chose de plus merveilleux qu'être ce que je suis". Esthète et mécène, Madeleine Castaing (1894-1992) est surtout connue pour son couvre de décoratrice : celle qui "faisait des maisons comme d'autres font des poèmes" accueillait dans sa boutique, rue Jacob, André Malraux, Brigitte Bardot, Françoise Sagan ou Coco Chanel. Mais bien avant de donner son nom au bleu Castaing et d'aménager la maison de Jean Cocteau à Milly-la-Forêt, elle côtoya la bohème de Montparnasse et lança le peintre Chaïm Soutine. Personnalité turbulente, elle inspira le personnage de Julietta à Louise de Vilmorin, eut pour amis Erik Satie, Pablo Picasso, Blaise Cendrars ou Violette Leduc, et, au cours des vingt-cinq dernières années de sa très longue vie, fut une Maud qui collectionna les jeunes Harold.
Qu'est-ce qu'un homme élégant ? Hubert de Givenchy. Couturier de renommée mondiale, esthète collectionneur de maisons, éternel adolescent fougueux capable de restaurer le potager du roi à Versailles, l'actuel président de Christie's passe pour un classique. Mais il ne le fut pas toujours. Il n'y a pas si longtemps ce "Bébé géant", à la suite de Jacques Fath, incarnait l'esprit parisien, ce rêveur discipliné tourbillonnait dans la café-society, dessinait des robes-chaises pour Maxime de La Falaise, et exportait une certaine idée de la femme en habillant le lutin Audrey Hepburn d'un fourreau noir dans Breakfast at Tiffany's. De Saint-Jean-Cap-Ferrat à New York, de Venise à Tokyo, le dandy désargenté deviendra vite l'homme pressé. L'homme du monde se muera en créateur à la griffe incontournable. Dans cette première biographie d'Hubert de Givenchy, les conversations intimes et les souvenirs inédits abondent. C'est l'évocation d'une élégance disparue. C'est aussi une ronde où Audrey Hepburn, Hélène Rochas, les soeurs Mitford, la duchesse de Windsor, et quelques excentriques, saluent leur ami Givenchy, et à travers lui sa conception indémodable de l'éphémère. Jean-Noël Liaut a 32 ans. Il est l'auteur de Modèles et mannequins 1945-1965, et d'une biographie de la princesse Natalie Paley.
Elle fut la dernière grande princesse indienne. Une amoureuse, une femme de pouvoir, une féministe avant l'heure.Issue de deux lignées de maharajas, Gayatri Devi grandit dans l'Inde des années 1920 au c?ur de palais somptueux, dont certains comptent jusqu'à 400 domestiques. Courses à dos d'éléphant, chasses à la panthère, lec¸ons d'histoire-géographie délivrées par sa mère à bord d'un petit avion survolant l'Himalaya : la jeune héritière rec¸oit une éducation princière.Tombée amoureuse du maharaja de Jaipur, elle découvre, en se mariant, la dure loi du patriarcat indien : les femmes doivent rester invisibles et vivent voilées, entre elles. Mais loin d'accepter ce statut, Gayatri Devi révolutionne son rôle d'épouse. Amie intime de la reine d'Angleterre et de Jackie Kennedy, elle crée la première école pour filles au Rajasthan.Belle, intelligente, résolue, elle sait faire avancer ses idées progressistes, jusqu'à s'engager pour la protection des animaux. Première femme de son rang élue au Parlement, elle défie publiquement Nehru, Premier ministre. Cela lui vaudra l'inimitié de sa fille, Indira Gandhi, qui, parvenue au pouvoir, la jette en prison.Des fastes des maharajas à la perte de leur influence, du joug britannique à l'Indépendance, de la soumission des femmes à leur tentative d'émancipation, l'histoire de Gayatri Devi est celle d'une princesse insoumise dont le destin se confond avec l'avènement de l'Inde moderne." Dans cette biographie aussi mouvementée que poétique, Jean-Noël Liaut retrace l'image d'une princesse courage qui a brisé les barreaux de sa prison dorée. " Dominique Bona, de l'Académie française, Version FeminaTable des matières : I. "J'ai pour ai¨eul le père et le maître des dieux..."II. "Celle-qui-doit-être-obéie"III. "La princesse folle"IV. " Le maharaja à la Rolls verte "V. " LeVictor Hugo indien et le Club des Singes "VI. " Un palanquin d'argent "VII. " Son Altesse Troisième "VIII. "Donne-moi une école..."IX." L'Inde libre "X. " Un musée et un hôtel "XI. " Je deviens hystérique et, toi, tu deviens historique "XII. " Une première dame et une guerre "XIII. " Un bureau au Rajmahal et une ambassade en Espagne"XIV. "La plus belle veuve du monde"XV. "Saint-Simon en prison"XVI. "La Mare aux nénuphars"XVII. "La Ferme de la Maharani"XVIII. " La chambre aux rats "XIX. "La Famille des Éléphants"XX."CorCordium"" Dans cette biographie aussi mouvementée que poétique, Jean-Noël Liaut retrace l'image d'une princesse courage qui a brisé les barreaux de sa prison dorée. " Dominique Bona, de l'Académie française, Version Femina
La Princesse Natalie Paley est la petite-fille du tsar Alexandre II. Hantée par le souvenir de la mort qui la poursuivra toute sa vie, Natalie s'est réfugiée dans un monde où seul l'imaginaire importait. Elle réunissait toutes les qualités: beauté, esprit, singularité, indépendance, cosmopolitisme. Elle devint naturellement l'une des figures de proue de la vie culturelle et mondaine de l'entre-deux guerres, où de Saint-Pétersbourg à New York, en passant par Paris, Venise, Salzbourg et Hollywood, elle croise Marie-Laure de Noailles, Luchino Visconti, Coco Chanel, George Cukor, Colette ou Marlène Dietrich... Cette biographie retrace un destin émouvant et hors du commun: une enfance saccagée, deux mariages (avec le couturier Lucien Lelong puis avec le producteur de Broadway John Chapman Wilson), une étonnante carrière de mannequin et d'actrice et des passions orageuses avec le danseur Serge Lifar et des écrivains comme Paul Morand, Antoine de Saint-Exupéry, Erich Maria Remarque ou Jean Cocteau, avec qui elle s'adonne aux plaisirs de l'opium. Une existence tourmentée où fastes et cauchemars, défaillances et élans se côtoyèrent avec une intensité peu commune.
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.
Bogdanov Igor ; Bogdanov Grichka ; Tettiravou Marc
Résumé : Que diriez-vous si l'on vous apprenait un jour que l'un des plus grands mathématiciens de l'histoire, Bernhard Riemann, le père de la fameuse "géométrie riemanienne", avait découvert en 1859 une mystérieuse formule qui, selon ses propres mots, "indiquait le chemin qui mène vers Dieu ? ". Une formule impénétrable, qui donne le vertige. Son nom ? L'hypothèse de Riemann. Or, malgré des efforts acharnés, aucun mathématicien n'a encore été capable d'en percer le mystère. L'Institut de Mathématiques Clay offre aujourd'hui une récompense d'un million de dollars à celui qui trouvera enfin la solution. S'agit-il du graal dans lequel seraient enfouies, sous une forme algébrique, les réponses ultimes aux questions que chacun se pose sur le sens de la vie ? Une clef permettant de comprendre que la naissance de l'Univers n'est pas le fruit du hasard ? Fascinés, à leur tour, par le formidable secret que recèle la fonction Zeta de Riemann, Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige au coeur de cette éblouissante énigme mathématique. Une énigme qui pourrait bien confirmer que l'Univers a bel et bien un sens. Et que notre propre existence repose sur un ordre profond décrit, de manière inévitable, par l'équation Dieu.
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.