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Frédéric Chopin (1810-1849). Un coe?ur en exil
Lhopiteau-Dorfeuille Michèle
BORD DE L EAU
20,00 €
Épuisé
EAN :9782385191412
Pourquoi tant de personnes d'âges, d'origines et de cultures différentes sont-elles à ce point sensibles à la musique de Frédéric Chopin ? Pourquoi le plus célébre des compositeurs polonais, véritable étendard de on pays natal, porte-t-il un nom français et a-t-il fait carrière à Paris ? Et surtout pourquoi est-il mort si jeune ? Telles sont les questions auxquelles l'auteur s'est efforcée de répondre dans cet ouvrage aussi clair et aussi didactique que ses précédents. Le nom de Chopin rayonne dans le monde entier et il est mime, avec ceux de Mozart et de Beethoven, celui qui revient le plus souvent dans la bouche de ses auditeurs quand Michèle Lhopiteau-Dorfeuille leur demande, à la fin d'une de ses conférences, de quels compositeurs "classiques" l'auront la prochaine fois envie d'écouter la musique. Rien de très tape ni de spectaculaire pourtant dans une oeuvre essentiellement écrite et pensée pour piano seul. Mais il faut nous rendre à l'évidence : prélude, polonaise, mazurka, valse, ballade : le charme agit à chaque fois. Serait-ce l'exil subi à 20 ans parle compositeur, sa coupure sans retour d'avec le pays de ses racines qui touche des publics mitre peu férus a priori de musique romantique ? Ou bien la terrible maladie qui a plombé toute sa vie sans jamais amoindrir son génie ? Dans cet essai richement documenté, l'auteure donne largement la parole à Frédéric Chopin, bien sac, tais aussi à George Sand, Frente Liszt, Hector Berlioz, Robert Schumann, Felix Mendelssohn et Eugène Delacroix qui ont personnellement connu et aimé cet artiste si pile, si frêle et si attachant. Mais la musique de Chopin est avant tout faite pour être écoutée : les 59 QR codes que renferme ce livre dorment donc accès aux plus belles pages du compositeur, replacées dans leur contexte et interprétées par des gloires montantes comme par quelques immortelles légendes du piano.
Michèle Lhopiteau-Dorfeuille, musicologue et chef de choeur - inconditionnelle de la musique de Mozart, a décidé de faire abstraction à la fois du film Amadeus et de tout ce qu'elle avait pu lire pendant et depuis ses études au Conservatoire de Bordeaux, afin d'effectuer un indispensable retour aux sources en s'immergeant dans les sept tomes de la correspondance complète de la famille Mozart, traduite en français par Geneviève Geffray, l'actuelle conservatrice de la bibliothèque du Mozarteum de Salzbourg. Elle a, au fil des mois et des pages, découvert un compositeur beaucoup plus mûr, beaucoup plus drôle, beaucoup plus "moderne", en fait, que l'image - d'"éternel enfant" un peu niais - qui en est trop souvent véhiculée. En citant de nombreux et larges extraits des lettres de Wolfgang et de son père, elle a tenu à mettre le lecteur en prise directe avec les personnages - en s'efforçant de faire le moins possible écran entre eux et lui. Par sa lecture profondément humaine et empathique des relations entre Mozart et les siens, Michèle Lhopiteau-Dorfeuille a su nous faire oublier son long et minutieux travail de recherche et de synthèse pour nous faire comprendre et aimer le personnage qu'elle nous présente sous divers éclairages: sa condition de musicien sous l'Ancien Régime, son "enfance prodige", ses relations avec les femmes, son rapport à la mort... Ses recherches ont même amené l'auteur à comprendre, à sa grande surprise car elle croyait l'affaire classée depuis longtemps, de quoi et pourquoi Mozart, qui n'a jamais été jeté à la fosse commune!, était mort à presque 36 ans... à un moment de sa vie où son immense talent était enfin reconnu, et où tout lui souriait. Au cours de cette minutieuse enquête, Michèle Lhopiteau-Dorfeuille fit une autre découverte: les premières notes et le rythme de La Marseillaise, dont seules les paroles sont de Rouget de Lisle, proviennent, en toute connaissance de cause, d'un concerto de Mozart! La bande-son de 120 minutes qui accompagne ce livre, juxtaposant des oeuvres très connues à d'autres rarement jouées mais replacées dans leur contexte, permettra à chacun d'apprécier la chance que nous avons, à notre époque, de pouvoir savourer à volonté la musique de Wolfgang Amadeo Mozart.
Les instruments de musique sont omniprésents dans notre culture. Cela ne signifie malheureusement pas que nous naviguons tous avec aisance au milieu des différents Bois, Cuivres, Percussions et autres instruments à Cordes, qui sont la base de notre environnement musical. Et que dire des Symphonies, des Sonates et des Concertos qui constituent pourtant l'essentiel de la programmation des salles de concert ! Ne vous est-il jamais arrivé d'assister à un concert classique et, porté par l'enthousiasme, d'applaudir à tout rompre juste au moment où il ne le fallait pas, c'est-à-dire entre deux mouvements ? Moi si : j'avais 16 ans et je garde un souvenir cuisant des regards dédaigneux et des " chut " scandalisés de mes voisins, qui, eux, savaient... Si la frontière entre un Concerto Grosso et un Concerto, une Sonate et une Forme-Sonate vous paraît incertaine, si les mots Suite ou Ondes Martenot se perdent dans le flou ou si vous prenez, en toute bonne foi et comme tant d'autres, le cor anglais et le saxophone pour des Cuivres, la solution est précisément entre vos mains : venez donc parcourir sans douleur 1 000 ans de musique instrumentale en savourant les 208 extraits commentés qui sont là pour éclairer votre route. Laissez-vous donc guider, de Couperin à Ravel, de Wilhelm Friedemann Bach à Britten, de Corelli à Bartok, de Lully à Copland et de Schubert à Poulenc : le répertoire instrumental est si riche, si inépuisable qu'il serait vraiment dommage de passer à côté.
Mais pourquoi s'est-on mis un jour à chanter des pièces de théâtre ? La question est parfaitement légitime. Pourquoi, en effet, vers la fin du XVIe siècle, ce besoin de faire fusionner un théâtre encore très statique - car dépourvu de la moindre mise en scène - avec la musique vocale ? Si vous vous posez cette question, faisons ensemble, dans cet ouvrage, un bout de chemin. A vous qui éprouvez peut-être envers l'art lyrique cet agacement - mêlé d'incompréhension devant l'engouement des autres (que je ne connais que trop) je propose de replacer chronologiquement dans leur contexte et surtout - la musique étant faite pour être écoutée ! - de faire entendre les plus belles pages de ces " Drames en Musique " inventés par des Florentins visionnaires. Un bout de chemin tout de même suffisamment long pour qu'il conduise un jour vos pas jusqu'à une salle d'opéra : la musique alors fera le reste...
Pourquoi et comment les jeunes reviennent-ils vivre au domicile de leurs parents ? En quoi ce retour est-il ou non la marque d'un échec sur la voie de l'indépendance ? Auparavant, lorsque les jeunes quittaient le domicile parental pour voler de leurs propres ailes, il s'agissait d'un départ définitif qui marquait l'entrée dans l'âge adulte. Tel était du moins le modèle français. En quoi le retour est-il significatif d'un changement dans ce modèle ? Comment décrire, comprendre et analyser ce changement dans le parcours des jeunes ? En quoi le retour remet-il en question la capacité d'autonomie des individus concernés ? L'auteure apporte un éclairage nouveau sur ce phénomène pour trois raisons essentielles : Premièrement, elle situe le phénomène français dans le contexte international. Deuxièmement, elle met en lumière des parcours sous-tendus par des logiques, non seulement économiques, mais aussi affectives, en décrivant les processus vécus au moment des retours du point de vue des jeunes et de leurs parents. Ressentent-ils les uns et les autres un sentiment d'échec ? Comment les jeunes s'autonomisent-ils ? Comment se passe la cohabitation intergénérationnelle ? Enfin, le livre s'interroge sur la considération que les politiques publiques devraient accorder à ce phénomène qui met en lumière les inégalités sociales au sein de la jeunesse.
Comment les acteurs, dans le cadre de leur travail, définissent et perçoivent la rationalité économique et quelle place occupe-t-elle dans le rapport au travail ? A partir de deux univers opposés apriori, le secteur de l'industrie automobile et l'hôpital public, cette recherche tente de comprendre ce que l'économie fait au travail. Elle appréhende la rationalité économique comme une composante de l'activité et analyse comment les acteurs l'intègrent, s'en arrangent ou la contestent. Les deux univers retenus proposent différentes facettes de la rationalité économique, tour à tour perçue comme une entrave au travail, elle abime l'activité ; comme une de ses composantes qui ne saurait supplanter les règles de l'art et les savoirs faire ; et enfin comme une dimension morale qui permet de mettre fin à l'activité, elle fixe les limites entre ce qui est raisonnable et ce qui ne l'est pas. Ces trois manières d'éprouver la rationalité économique se combinent plus qu'elles opposent. Elles viennent d'abord rappeler que le rapport au travail n'est pas seulement donné par des éléments objectifs de la situation. Le travail est aussi le fruit de l'action des acteurs capables de rendre compte de ce qu'ils font.
Les big data sont devenus un impératif pour mener une campagne électorale. La campagne pour l'élection présidentielle française de 2017 a été marquée par le rôle majeur joué par des plateformes de gestion et d'analyses des données massives, telles que NationBuilder ou 50+1. Qu'est-ce que change le recours au big data électoral dans les manières de faire campagne ? Introduit-t-il des pratiques " innovantes " pour mobiliser les électeurs ? Voit-on apparaître de " nouvelles " formes de militantisme ? Comment sont construits les algorithmes prédictifs ? Sommes-nous réellement fichés sur Internet ? Comment protéger ses données personnelles ? L'auteure interroge l'efficacité de ces techniques, en mettant au jour les enjeux économiques, la construction de croyances autour des big data et les jeux d'influence internationaux. L'intérêt porté à la récolte des données n'est pas neuf. Il s'agit de retracer l'intégration de certaines évolutions techniques que ce soit chez nos voisins américains ou dans les campagnes françaises de 2002 à 2017, en déconstruisant les fantasmes entourant l'usage des bases de données en politique. Mais il s'agit surtout d'armer le citoyen face à la montée en puissance d'une nouvelle ère de la donnée.
Passer de l'immobilité à la plus rapide possible des mobilités : cette obsession humaine est immémoriale. De tous temps les humains ont cherché à se mouvoir le plus vite possible, à quitter le statut d'êtres immobiles, posés là quelque part à la surface du monde, pour conquérir celui d'êtres mouvants, en déplacement — un déplacement autant que faire se peut exceptionnel par sa vitesse. par la distance parcourue en un éclair, par la capacité à faire valoir l'espace contre le temps et le temps contre l'espace. Le dragster, dans cette entreprise anthropologique, est le vecteur par excellence approprié. Qu'il compte deux, trois ou quatre roues, cet engin mécanique né avec le XXe siècle est conçu pour l'accélération et pour elle seule. Le dragster, ce sont des prises de vitesse insensées, un parcours sur piste, en ligne droite, réduit au minimum (quelques centaines de mètres tout au plus) et, pour son pilote, des sensations à la fois brutales et complexes. Brutales, car le corps du dragstériste, lors du "run", peut encaisser en quelques secondes 7 G — sept fois la charge de son propre poids — ou plus encore. Complexes, car la compétition dragstérienne vise cet objectif aussi héroïque qu'absurde, annuler le temps écoulé en ne gardant que l'espace conquis.