Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Hervé Di Rosa
Leydier Richard ; Margat Claire ; Millet Catherine
ART PRESS
10,00 €
Épuisé
EAN :9782906705425
En 1981, une exposition dans le loft parisien du critique d'art Bernard Lamarche-Vadel, intitulée Finir en beauté, soulevait une petite tempête dans le monde de l'art : une très jeune génération d'artistes surgissait dont les oeuvres rompaient complètement avec la tradition des avant-gardes modernistes. Bientôt baptisé Figuration libre, le courant, qui rejoignait ce que, à un plan international, on appela Bad Painting, se caractérisait par un emprunt en effet très libre à la bande dessinée, aux techniques du graffiti et à l'esthétique accompagnant la musique pop. Au sein de ce groupe, Hervé Di Rosa se distingue aussitôt par le foisonnement de son imaginaire, la densité de ses images, la mise en place de personnages fétiches. Dans les années 1990, l'artiste entreprend de grands voyages en Amérique Latine, au Moyen-Orient, en Asie, en Afrique, à la rencontre d'artistes et d'artisans, apprenant d'eux leurs techniques traditionnelles, faisant appel parfois à leur collaboration. C'est à une véritable encyclopédie esthétique que son oeuvre s'assimile progressivement. Par ailleurs, grand collectionneur de toutes les formes d'art populaire, objets d'aéroport, objets publicitaires, tableaux de peintres du dimanche ou art brut, Hervé Di Rosa a conçu la notion d'art modeste et fondé, dans la ville de Sète, le très actif musée des Arts modestes.
Fleischer Alain ; Hatt Etienne ; Leydier Richard ;
La narration et la biographie tiennent une place essentielle dans l'oeuvre de Christian Boltanski. De la création du personnage mythique de C.B. à la dissolution de l'artiste dans ses oeuvres, il raconte l'histoire d'un artiste tenaillé entre vérité et mensonge. Ressassement qu'il exprime à travers une palette de subterfuges, de faux-semblants, d'accumulations. Ces différents entretiens tentent de mettre au jour ses multiples visages. Tantôt, il se définit comme un montreur de marionnettes, tantôt comme un magicien qui veut faire rêver, idée qu'il développe ensuite tout en introduisant le doute : on ne peut empêcher la disparition et la perte, on ne peut lutter contre le temps et la mort. Dans le dernier entretien, inédit, il revient, plus serein, sur les thèmes qui ont marqué son oeuvre, évoque la situation actuelle de l'art et les mutations dues notamment à Facebook.
Leydier Richard ; Hambursin Numa ; Huart-Cholley P
Résumé : Longtemps ignorées les qualités de dessinateur de Gérard Schlosser ont été éclipsées par le succès de ses peintures. Le travail préparatoire, traditionnellement dévolu au papier, a été accaparé dans son cas par le recours à de passionnants photomontages. Plus que tout autre moyen d'expression, le dessin est plus apte à refléter jusque dans leurs moindres détails le spectacle du quotidien. Gérard Schlosser, dès ses début nourri d'une formation académique, recherchera pour ses études sur papier les possibles techniques appropriées à ses besoins, aussi multiples soient-ils, plume, lavis, fusain, collage, crayon noir, stylo-bille, feutre, etc. Car à travers la diversité de la matière c'est la diversité de l'esprit humain qu'il saisira pour en établir la somme et révéler son infinie richesse. Le corpus dessiné de Gérard Schlosser est assez déroutant au premier abord. Il ne correspond pas vraiment à l'idée qu'on s'en fait a priori lorsqu'on a en tête un oeuvre pictural marqué par le détachement et la sobriété, fut-il, pour une grande partie, dirigé par l'érotique d'un regard. Se fait ainsi jour un hiatus entre la première pensée visuelle et préparatoire, le dessin ou dessein, et son aboutissement pictural. Cette édition exceptionnelle réunit un ensemble de dessins inédits embrassant toute la carrière de l'artiste, en 12 carnets répartis chronologiquement et thématiquement.
Laureyns Jeroen ; Pigeat Anaël ; Leydier Richard ;
Michaël Borremans, Luc Tuymans et Jan Van Imschoot prolongent une route très belge, initiée par René Magritte et développée ensuite par Marcel Broodthaers, celle d'un scepticisme pictural et paradoxal : malgré le rétablissement de l'image et de la peinture par ces peintres belges après sa damnation dans les années 1970, l'image n'est pas là pour inspirer confiance. En complément de cet entretien inédit qui les réunit pour la première fois, ce volume contient des textes consacrés à Tuymans et Borremans publiés dans artpress, ainsi qu'un texte inédit sur Van Imschoot. Conversation entre Michaël Borremans, Luc Tuymans et Jan Van Imschoot animée par Jeroen Laureyns. Textes d'Anaël Pigeat et Richard Leydier. Préface de Jeroen Laureyns.
Partout, et en toutes circonstances, il passe outre. Pour lui, tout arrive, tout se déroule et tout disparaît en même temps. Tout monte, tout descend, tout tourne et tout s'immobilise à la fois. Tout s'augmente de tout, et, cela, à partir de la moindre goutte de rosée sur le moindre brin d'herbe. " Eternité retrouvée ", " la mer allée avec le soleil " ? Oui, absolument, et mieux qu'on ne l'a jamais peint. Il voyait la mer commencer à s'esquisser dans une branche d'arbre, là même où il n'y a pas de mer, comme en Franche-Comté. Partout, la mer assourdissante, autour de lui, " hurlait ". Alain Jouffroy " Jean Messagier est un artiste d'une extrême prolixité qui n'a cessé de multiplier les expériences, parce que cette philosophie du changement permanent et de l'exploration simultanée de directions diverses constitue le c?ur même de son projet artistique : un projet qui consiste en l'amplification poétique de toutes les manifestations de la vie. C'est pourquoi, dans la génération des artistes issus de la mouvance de l'école de Paris, il est certainement celui qui s'en est le plus éloigné. C'est avant tout cette culture de la " générosité " (à entendre dans tous les sens du terme) qu'entend souligner ce livre. " Richard Leydier
Né en 1939 à San Francisco, Richard Serra vit à New York. Il est l'un des principaux représentants de la sculpture minimale. En 1965, grâce à une bourse d'étude, il séjourne à Paris - où il s'intéresse au travail de Brancusi. Dès le milieu des années 1960, il participe régulièrement à des expositions de groupe, notamment à celles consacrées à la sculpture américaine. Mais il est surtout connu pour ses sculptures monumentales, indissociables de l'espace pour lequel elles sont créées, dans lequel il déploie des plaques d'acier, souvent corrodées - son matériau de prédilection - posées sur les arêtes, soit contre un mur, soit les unes contre les autres en appui par leur sommet ou dans d'autres combinaisons, à la recherche du meilleur équilibre. Elles suscitent une curiosité et un intérêt tels qu'il reçoit de nombreuses commandes publiques, à Los Angeles, Saint Louis, Helsinki, Amsterdam, Paris, où il a conçu Clara-Clara pour le jardin des Tuileries, installée, de 1985 à 1990, dans le parc de Choisy, puis démontée. En 2008, dans le cadre du programme Monumenta, il reçoit la proposition d'installer une oeuvre sous la verrière du Grand Palais : ce sont cinq stèles disposées asymétriquement le long de l'axe central, hautes de 17 mètres et larges de 4 mètres, invitant le visiteur à une perception de l'espace inédite.
Résumé : Aux côtés d'Aragon, Bataille, Klossowski, Céline, Genet, Louis Calaferte est un des écrivains français majeurs du 20e siècle. En 1953, il fit une entrée fracassante dans le monde des Lettres avec la publication d'un premier récit qui sidéra la critique et connut un énorme succès en librairie, Requiem des innocents, publié chez Julliard ; puis en 1963, aux éditions Tchou, un énorme roman récit jugé scandaleux, et qui fut à ce titre interdit pour pornographie, Septentrion. Calaferte faisait ainsi son entrée dans la catégorie des grands auteurs maudits. Ces résistances des moralistes de toutes obédiences ne l'empêchèrent pas, souvent dans l'adversité, la révolte, la solitude, de poursuivre jusqu'à sa mort, en 1994, une oeuvre romanesque, théâtrale, poétique, abondante et puissante, toujours porteuse d'une insoumission de fond aux bassesses et aux lâchetés de son temps.
Poinsot Jean-Marc ; Francblin Catherine ; Millet C
Jean-Hubert Martin (né en 1944), historien de l'art et conservateur des musées, a été directeur de plusieurs musées européens, parmi lesquels le Musée national d'art moderne - Centre Pompidou, à Paris, où il a développé, à travers l'exposition manifeste des Magiciens de la Terre en 1989, sa conception de la nécessaire ouverture des musées aux cultures non occidentales et à des artistes non issus de l'espace américano-européen, ainsi qu'à l'art brut. Dialogue des oeuvres et des cultures qui le conduit à une redéfinition des termes de primitivisme et d'universalisme, et à une pensée du visuel non plus historique mais analogique. Cet attachement à faire bouger une conception trop figée de l'histoire de l'art a motivé d'autres expositions, telles que Partage d'exotismes pour la 5e biennale de Lyon en 2000, Une image peut en cacher une autre en 2009, Carambolages en 2016.