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Christian Boltanski
Fleischer Alain ; Hatt Etienne ; Leydier Richard ;
ART PRESS
10,00 €
Épuisé
EAN :9782359430172
La narration et la biographie tiennent une place essentielle dans l'oeuvre de Christian Boltanski. De la création du personnage mythique de C.B. à la dissolution de l'artiste dans ses oeuvres, il raconte l'histoire d'un artiste tenaillé entre vérité et mensonge. Ressassement qu'il exprime à travers une palette de subterfuges, de faux-semblants, d'accumulations. Ces différents entretiens tentent de mettre au jour ses multiples visages. Tantôt, il se définit comme un montreur de marionnettes, tantôt comme un magicien qui veut faire rêver, idée qu'il développe ensuite tout en introduisant le doute : on ne peut empêcher la disparition et la perte, on ne peut lutter contre le temps et la mort. Dans le dernier entretien, inédit, il revient, plus serein, sur les thèmes qui ont marqué son oeuvre, évoque la situation actuelle de l'art et les mutations dues notamment à Facebook.
Cinéaste, photographe ? " Mon projet de départ, dit-il, était d'avoir différentes identités plus ou moins secrètes sans que j'aie besoin de reconnaissance par rapport à elles. Savoir que je pouvais faire de la photo, ou du cinéma, que je pouvais écrire, c'est une façon d'échapper à la spécialisation. Si l'on parvient à être reconnu comme photographe par les photographes ou cinéaste par les cinéastes ; cela permet de pousser loin le jeu. En fait mon rapport avec ces pratiques est un rapport à l'identité, à l'illusion de l'identité. "
Résumé : Chacune de ces petites histoires entend conduire le lecteur à un moment de perception (ou de sentiment) de l'infini. Pour cette raison, elles sont plutôt courtes, car l'infini doit apparaître par surprise. Peut-être même abruptement. Le lecteur doit y être poussé comme au bord d'un précipice qu'il n'aurait pas vu venir, et qu'il ne découvre qu'en y tombant. A. F.
Comme certains romans d'humeur libertine, ne s'interdisant ni l'érotisme, ni les fantaisies de de l'imagination, ni l'humour, celui-ci prend parfois des allures spéculatives. Dans cette vie extraordinaire d'une auto, conte philosophique et de science-fiction, c'est surtout de l'humain qu'il s'agit, face à certaines interrogations de notre époque.
Résumé : Les images - films et photographies - prises à la libération des camps d'extermination nazis, ont bouleversé notre relation à l'image en général. Elles ont constitué les preuves de ce à quoi il eût été impossible de croire sans elles. Dans Nuit et Brouillard, Alain Resnais en fait un usage exemplaire. Plus problématique est l'évocation de la Shoah dans les films de fiction inévitablement marqués par une mise en scène artistique de l'horreur, laquelle a toujours suscité de sévères critiques. C'est pourquoi l'accueil unanimement enthousiaste du film de Laszlo Nemes, Le Fils de Saul, qui s'expose aux mêmes reproches que La Liste de Schindler ou La vie est belle peut être interprété comme un symptôme. Un verrouillage théorique a été imposé au public, ralliant des personnalités concernées par le sujet, habituellement en désaccord. Si Le Fils de Saul est considéré comme le chef-d'oeuvre sur Auschwitz, faut-il comprendre qu'il est temps de s'intéresser à d'autres sujets et que la Shoah est enfin passée de l'Histoire à l'histoire de l'art ?
Résumé : Ecrivain, psychanalyste, professeur émérite à l'université de Paris 7, Julia Kristeva est une représentante de la pensée française dont l'influence ne cesse de s'étendre en France comme à l'étranger. Son oeuvre, à la croisée de plusieurs disciplines, a d'abord abordé le champ de la linguistique avec des lectures nouvelles de Lautréamont, Mallarmé, Proust. C'est ensuite sur la psychanalyse que se sont portées ses recherches. Elle est l'auteur d'ouvrages sur l'abjection, la mélancolie, les nouvelles maladies de l'âme, qu'elle étudie à la lumière des textes littéraires, Dostoïevski et Marguerite Duras notamment, et qui l'aident à analyser le nihilisme de l'ère moderne. C'est sur tous ces grands sujets qu'artpress l'a interrogée au fil des années, mais aussi sur l'art : ne fut-elle pas responsable en 1998 de l'exposition Visions capitales au musée du Louvre ?
Résumé : Qu'est-ce que le politique ? interroge Jacques Rancière au fil de ses ouvrages. A la fin des années 1970, il anime le collectif et la revue les Révoltes logiques, qui envisagent les représentations du social. Plus tard, ce sont les liens entre politique, esthétique, cinéma et littérature qui sont explorés. Le premier entretien donné à artpress a lieu en 2000. Jacques Rancière vient de publier le Partage du sensible. Esthétique et politique, ouvrage qui se situe au-delà des débats d'alors sur la crise de l'art, la fin des idéologies, et qui étudie les nouvelles formes de visibilité de l'art. A cet égard est emblématique le travail de Dominique Gonzalez-Foerster, avec qui il dialogue dans le 2e entretien, car non réductible à un système globalisant et figé. Avec W J T Mitchell, la discussion porte sur une critique philosophique de la théorie des images.
Né en 1939 à San Francisco, Richard Serra vit à New York. Il est l'un des principaux représentants de la sculpture minimale. En 1965, grâce à une bourse d'étude, il séjourne à Paris - où il s'intéresse au travail de Brancusi. Dès le milieu des années 1960, il participe régulièrement à des expositions de groupe, notamment à celles consacrées à la sculpture américaine. Mais il est surtout connu pour ses sculptures monumentales, indissociables de l'espace pour lequel elles sont créées, dans lequel il déploie des plaques d'acier, souvent corrodées - son matériau de prédilection - posées sur les arêtes, soit contre un mur, soit les unes contre les autres en appui par leur sommet ou dans d'autres combinaisons, à la recherche du meilleur équilibre. Elles suscitent une curiosité et un intérêt tels qu'il reçoit de nombreuses commandes publiques, à Los Angeles, Saint Louis, Helsinki, Amsterdam, Paris, où il a conçu Clara-Clara pour le jardin des Tuileries, installée, de 1985 à 1990, dans le parc de Choisy, puis démontée. En 2008, dans le cadre du programme Monumenta, il reçoit la proposition d'installer une oeuvre sous la verrière du Grand Palais : ce sont cinq stèles disposées asymétriquement le long de l'axe central, hautes de 17 mètres et larges de 4 mètres, invitant le visiteur à une perception de l'espace inédite.
Celant Germano ; Durand Régis ; Hatt Etienne ; Ley
Co-fondatrice, en 1972, de la revue artpress, Catherine Millet a contribué à faire mieux connaître en France l'abstraction américaine et son héritage : l'art conceptuel ou encore le groupe Support-Surface. En 1981 toutefois, elle organise pour l'ARC, musée d'art moderne de la Ville de Paris, l'exposition Baroques 81, qui enregistre le retour en force d'une peinture principalement figurative. Elle a été commissaire de la France pour la Biennale de Sao Paulo en 1989, puis pour la Biennale de Venise en 1995, choisissant de présenter César dans le pavillon français. Outre des monographies (Yves Klein, Salvador Dalí), elle est l'auteur de l'Art contemporain en France (1987) et de l'Art contemporain, histoire et géographie (2006), régulièrement réédités. A partir de 2001, elle s'engage parallèlement dans une oeuvre littéraire autobiographique. La Vie sexuelle de Catherine M. rencontre un succès mondial. Suivront d'autres titres : Jour de souffrance et Une enfance de rêve. En 2017, elle publie Aimer Lawrence, essai consacré à l'auteur de l'Amant de Lady Chatterley.