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Le chant de la mer
Lewis Norman ; Chédaille Eric ; Bouffartigue Delph
PHEBUS
20,90 €
Épuisé
EAN :9782859403669
Ce chant, ce pourrait être celui des Sirènes capté jadis par Ulysse : le murmure des mille voix d'une mer très antique - la Méditerranée - habituée à confier ses secrets aux hommes qui vivent sur ses rives. C'est cette confidence familière venue du fond des âges que Norman Lewis, Anglais si l'on en croit son passeport mais surtout citoyen du vaste monde, a recueillie au lendemain de la guerre à la faveur d'un séjour de plusieurs années dans un petit port catalan oublié par l'histoire... Nous découvrons avec lui un village qui vit comme au temps d'Homère ; un repère de païens farouches que le christianisme a à peine touché. On n'y supporte la présence du curé que parce que celui-ci entretient une maîtresse au su de tous, ce qui est dans l'ordre juste des choses. On s'y proclame " rouge " de c?ur, mais ce socialisme-là n'est recensé dans aucun livre. L'alcade désigné par Madrid fait semblant de diriger les jours de cette petite société, mais dans la réalité, c'est la Grand-Mère, aïeule fantasque et pythie aux décrets indiscutables, qui commande au destin de tous. Au voyageur qui s'étonne, les pêcheurs du coin servent cette explication qui n'explique rien : nous sommes, voyez-vous, au pays des Chats... Le lecteur finira par comprendre de quoi il retourne, non sans s'être égaré d'abord dans le plus fascinant labyrinthe ; et par savourer, surpris mais surtout émerveillé, ce pur concentré de nostalgie, d'indulgence et de lucidité. Écrit avec plus de trente années de recul - le temps de distiller le miel de la mémoire -, Le Chant de la mer, à en croire une critique anglo-saxonne éblouie, fait partie des trois ou quatre livres de littérature voyageuse à emporter, le cas échéant, sur une île déserte : avec L'Usage du monde de Nicolas Bouvier et Le Temps des offrandes de Patrick Leigh Fermor... On ne saurait rêver meilleure compagnie.
Parce qu'il a eu la malchance d'être enrôlé de force dans l'armée franquiste (et d'être décoré par erreur ! ), Costa se voit entouré d'un cercle de malveillance, dans le petit port de pêche catalan où il vit seul avec sa mère, et où l'on reste " rouge" de coeur. La mer le nourrit à peine, et il faudra la prise d'un mérou de grande taille pour que le malheureux garçon puisse espérer enfin épouser Elena... Espérer seulement... Car Costa est né sous une mauvaise étoile. Elena qui s'est engagée comme domestique à Barcelone échoue dans un bordel. Et au moment même où l'ostracisme dont il est l'objet semble vouloir se relâcher, voilà que Costa se trouve accusé d'avoir dénoncé à la police un agitateur qui s'est réfugié chez lui. Autour de ce destin solitaire marqué par le guignon, toute une galerie de personnages hauts en couleur composent une humanité baroque : le lieutenant de police Calles, sadique et puritain ; l'agent secret Molina, qui ne croit plus trop en la Révolution ; la gitane Paquita, allumeuse professionnelle ; enfin et surtout, Don Federico, vieil aristocrate cabochard, épicurien, sceptique et généreux, lequel se sacrifie avec panache à une cause qui n'est pas la sienne ce qui lui assurera une fin pleine d'ironie et de grandeur. Norman Lewis déshabille ici l'Espagne de l'après-guerre, avec les gestes que l'on a pour une vieille maîtresse longtemps aimée. Et l'émotion est là, qui nous fait quitter à regret, la dernière page tournée, ce petit monde où flotte un discret parfum d'éternité.
Marco Riccione, sicilien et pauvre, a 17 ans en 1941 quand les Alliés débarquent dans son île - et quand il tombe dans les rets de l'Onorata Società (la Mafia si l'on préfère). Débrouillard, il ne tarde pas à être repéré par les services spéciaux américains, persuadés d'avoir intérêt à détourner à leur profit une violence si bien organisée. Devenu Mark Richards, tueur méthodique et travailleur, il suit dès lors un destin qui ne lui appartient plus. Ses maures divers - qui ne sont pas forcément ceux qu'on imagine - lui confient des missions toujours plus complexes, plus secrètes, plus dangereuses. Jusqu'au jour où la cible se révèle être tellement importante que les employeurs de Mark doivent, à l'issue du contrat, s'assurer de son silence. Toute ressemblance avec des personnages ou des faits réels, pour une fois, n'est pas fortuite. A la sortie du livre en 1974, d'aucuns avaient trouvé que le romancier exagérait un peu : il émettait notamment, entre les lignes de sa fiction, une hypothèse résolument hérétique quant aux vrais mobiles de l'assassinat du président Kennedy. Vingt-cinq ans ont passé, et des historiens de plus en plus nombreux admettent qu'il ne s'agit plus vraiment d'une hypothèse...
Il arrive rarement qu'un roman d'espionnage relève de la meilleure littérature. Il est vrai que Graham Greene considérait Norman Lewis comme " l'un des meilleurs écrivains du siècle ". Alors... Charles Fane, intellectuel anglais de couleur indécise, s'ennuie ferme lorsqu'un camarade perdu de vue lui propose une " affaire ". Manigancée par la CIA, elle a l'air des plus tordues, mais Fane en a vu d'autres : il accepte de jouer les espions le temps d'un voyage à Cuba. Nous sommes en 1961, et ses " employeurs " s'intéressent tout spécialement à une plage de rêve baptisée " la baie des Cochons "... idéale pour un petit débarquement d'opposants à la dictature de l'ami Fidel. Las, dans la vie comme dans les romans, les coups tordus ont une sale tendance à devenir des coups foireux...
Norman Lewis, que Graham Greene considérait comme «l'un des meilleurs écrivains du siècle» ?et qui comme beaucoup de ses pairs britanniques fréquenta en son jeune âge les services secrets de Sa Très Gracieuse Majesté? a semé au cours de sa longue existence (et ce n'est peut-être pas fini), consacrée pour l'essentiel à la bourlingue à travers quatre ou cinq continents, des romans qui n'étaient bien souvent que des brûlots documentaires sournoisement déguisés (Le Sicilien, Phébus, 1999) et des récits en forme de témoignage où il mettait à raconter une histoire son fabuleux talent de romancier ?ainsi de Naples 44 (Phébus, 1996 ?repris ici en «Libretto»), classé par la presse américaine parmi «les dix meilleurs livres consacrés à la dernière Guerre mondiale.» Un officier de l'armée britannique découvre Naples à la fin de l'été 44, quand la ville enfin libérée n'a plus à montrer au monde que sa misère? Naples va pieds nus, Naples mendie, chaparde, trafique, fait la pute ?mais se moque princièrement du monde, et offre à ses «libérateurs» une leçon de vie qui laisse pantois. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Dans le nord du Danemark, un homme et une femme courent dans la forêt. Ils se croisent par hasard alors que la nuit les surprend. Ils se perdent, se retrouvent, passent la nuit dans un abri à souffrir du froid et de la soif, à parler beaucoup. Hors de toute couverture réseau, la forêt de conte semble se refermer sur eux.4e de couverture : Dans le nord du Danemark, un homme et une femme courent dans la forêt. Ils se croisent par hasard alors que la nuit les surprend. Ils se perdent, se retrouvent, passent la nuit dans un abri à souffrir du froid et de la soif, à parler beaucoup. Hors de toute couverture réseau, la forêt de conte semble se refermer sur eux.Notes Biographiques : Née en 1965, diplômée de l'école des écrivains de Copenhague, Helle Helle rencontre le succès dès ses premiers livres. Traduite en plus de vingt langues, au programme des lycées et de l'université, récipiendaire de la plupart des grands prix danois et scandinaves, elle est l'une des figures majeures de la scène littéraire nordique
Son père est une ombre solitaire. sa maison bruisse de silences et les murs de pierre suintent le mystère... La narratrice grandit clans une atmosphère lourde de non-dits. Pourquoi celui qu'elle appelle le Menuisier est-il si lointain? Pourquoi sa famille semble-t-elle perpétuellement en deuil? Elle aimerait poser des questions. ruais on est taiseux dans le Finistère. Livrée à ses doutes et à ses intuitions., elle écoute les murmures, rassemble les bribes. Tisse patiemment une histoire. Des années lui seront nécessaires pour percer le secret de son ascendance. mesurer l'invisible fardeau dont elle a hérité. D'une plume à la fois vibrante et pudique. Marie Le Gall décrypte l'échec d'une relation père-fille et touche au coeur.
Résumé : De l'art d'évoquer les grandes et petites tragédies de la vie en usant des mots les plus simples, les plus nus... Un faubourg de Melbourne dans les années 50. Un couple se rend à une party de fiançailles chez des voisins, par un beau soir d'été. Lui est conducteur de loco et fier de son métier (on est au temps des dernières machines à vapeur). Elle pense qu'elle est mal mariée et songe à une autre vie. Le gamin qui les accompagne (12 ans) se dit que ses parents décidément ont bien changé... La soirée de fête est plutôt réussie, et pourtant la fiancée n'a pas l'air enchantée de convoler. avec le brave type que son père lui a choisi-un autre prétendant, éconduit quelques jours plus tôt par la belle, fera une apparition inattendue. On boit-un peu trop-on rit, on danse. Tard dans la Huit chacun s'en retourne chez soi, remuant de drôles de pensées. Le lendemain la radio annonce que l'express de Sydney a méchamment déraillé... Tout cela ne serait rien, ou pas grand-chose.. sans l'art de Steven Carroll (un romancier australien-hier encore non traduit en français-qui commence à faire sérieusement parler de lui). Il lui faut vraiment très peu de mots pour suggérer urne atmosphère et beaucoup plus que cela. On songe à une sorte de William Trevor des antipodes, qui déchirerait en douceur le masque des apparences. Son livre, qui n'élève jamais la voix, donne l'impression d'avoir été écrit dans un souffle : 1'un de ces livres qui parlent tout bas mais pour nous murmurer des choses terribles. Les personnages sont d'une banalité que l'on dira touchante, et pourtant à chaque instant on a l'impression qu'ils vont se noyer (on ne peut s'empêcher de penser que, s'il vivait aujourd'hui, Tchekhov écrirait un peu comme ça). Dur métier que de vivre, oui : lequel d'entre nous pourrait assurer qu'il possède vraiment l'art de conduire sa machine ?....
Résumé : Nous sommes en 2003. Lily est taxi. Elle accompagne un couple de vieux agriculteurs sur la route de Cannes, en pleine fournaise. Et si la canicule se prolongeait indéfiniment ? Sur l'autoroute, les bolides klaxonnent de loin, fusillent le rétroviseur d'appels de phare et passent en trombe. A mesure que la température monte, les personnages se dévoilent, entre amour et violence. Lily songe à sa plus grande fille, Jessica, que l'adolescence expose aux premières déconvenues sentimentales. A son ex-mari, qui l'a quittée pour une femme plus jeune. A leurs anciens jeux érotiques... Il y a quelque chose de pourri dans l'atmosphère. La vie semble se résumer à une peur de souffrir. Et le lecteur est loin d'imaginer ce qui l'attend?