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9 écrivains juifs-allemands ou allemands-juifs. 1933-1945 - Qui êtes-vous ?
Lévy René
L'HARMATTAN
24,50 €
Épuisé
EAN :9782343218335
Citoyens d'Allemagne sous la République de Weimar, ou de l'Empire Austro-Hongrois, ils vivent dans ces deux pays hostiles, dont les populations jettent sur eux un regard discriminatoire, les désignant comme juifs et les excluent de leur société. S'ils ne veulent pas être vus ou lus comme auteurs juifs, il leur faut se délester du judaïsme ancestral, emprunter pour leurs écrits la langue allemande pratiquée par les grands écrivains. L'ouvrage s'attache à 9 personnalités : Karl Kraus, Ernst Kantorowicz, Alfred Döblin, Joseph Roth, Theodor Lessing, Alfred Kantorowicz, Anna Seghers, Hannah Arendt et Arthur Koestler. En 1933, dès que commence la persécution des Juifs, ces affranchis du judaïsme deviennent les premières cibles. Et ceux d'entre eux, épris de germanité, désormais floués, devront vite se décider à l'exil. Sinon, ils n'auront d'autre choix que le suicide ou attendre d'être assassinés par ceux-là même qu'ils vénéraient.
Max Frisch et Friedrich Dürrenmatt suscitent en Allemagne ou aux Etats-Unis de nombreux débats. Peu d'essayistes en France ont tenté une approche de ces monuments des lettres suisses qui ont frôlé le Prix Nobel de littérature et sont devenus objets de musée, à lire avec attention. La pièce de Max Frisch, Biedermann et les incendiaires propulse le dramaturge sur les scènes théâtrales mondiales. A un public qui s'est laissé dévoyer par les idéologies politiques, fasciste ou communiste, comme aux spectateurs de tous les pays, l'auteur alerte qu'il y a lieu de reconnaître les incendiaires avant qu'ils réalisent leur projet d'anéantir l'humanité. Un véritable séisme se produit dans le monde théâtral parisien de 1957, lorsque la pièce de Friedrich Dürrenmatt, La Visite de la vieille dame est représentée au théâtre Marigny. A croire que dans cette société, on peut tout obtenir, qu'il suffit d'y mettre le prix : l'arrêt d'un train exprès dans une petite gare, le droit de vie ou de mort sur un homme qui dérange, s'offrir un ordre nouveau et une justice à son profit... Friedrich Dürrenmatt dénonce, par-delà la vieille dame, les Eglises, les religions, les Etats corrompus, les groupes mafieux et tous ceux qui veulent soumettre l'homme à leur diktat. Agacés de se retrouver sur le même piédestal, Max Frisch et Friedrich Dürrenmatt ont une relation, tantôt très cordiale, tantôt criblée de flèches. En dépit de ce qui les unit, comme de ce qui les oppose, le nom évoqué de l'un entraîne toujours le nom de son alter ego.
René Lévy a consacré ces dix dernières années de recherche aux écrivains européens sous les dictatures du XX e siècle. Cet ouvrage rend aux hommages aux écrivains de langue allemande sous le régime nazi. Comme Bertolt Bretch, Hannah Arendt, Benjamin Franklin ou Stephen Zweig, ils étaient partis d'Allemagne, d'Autriche, ou des confins de l'est de l'Europe, de Bessarabie et autre Baragan, arrachés à leurs sols, déracinés par la tourmente, ils cherchaient un abri impossible où poser la page d'écriture.
Par sa stature d'auteur-novateur, son engagement politique total, son courage à inventer une nouvelle forme de théâtre, Ernst Toller, l'un des plus grands dramaturges allemands du XXe siècle, mérite de sortir de l'oubli et de retrouver le haut de l'affiche, au même titre que Brecht, Beckett, Tchekhov et autres génies... Révolutionnaire, il est condamné à cinq ans de forteresse en tant qu'un des leaders du soulèvement populaire de novembre 1918 à Munich. Homme de combat, il ne peut endurer le temps de sa détention qu'en détenu révolté : enfreindre les règlements, l'interdit d'écriture entre autres. Dissimulé sous la table de sa cellule, une couverture sur lui, il conçoit son oeuvre de dramaturge : révolutionner le théâtre par un art en relation étroite avec les bouleversements sociaux, introduire sur la scène les prolétaires, ces nouveaux acteurs, leur faisant tenir un autre langage avec leurs mots réécrits plus vrais que nature. "Jamais le théâtre n'a été à ce point la tribune de son temps... au centre des combats de l'opinion publique", écrit-il. Les feux de la rampe de L'Opéra de quat'sous n'auraient-ils pas jeté une ombre, faisant de Brecht une amorce involontaire de l'ostracisme qui frappera Toller ? De 1922 à 1933, Toller connaît le succès. Ses pièces sont traduites et jouées en vingt-sept langues. Aujourd'hui, il reste un auteur plus que jamais d'actualité, dans ce monde de tous les dangers qui vacille autour de nous.
Dans le Talmud, le traité Avot, traité des "pères" ou des "principes", est le dernier de l'ordre Neziqin ("Des dommages"), et le quatrième des six que compte la Michna. Il ne s'agit pas d'un traité comme les autres : il n'énonce pas des lois, mais les sentences des premiers maîtres de la tradition juive orale, depuis celles des hommes du Grand Synode, héritiers des prophètes, jusqu'à celles des maîtres de la Michna. Sa teneur n'est pas normative, sa portée n'est pas législatrice ni régulatrice mais réformatrice. Avot n'est pas un code, c'est un texte où l'on trouve moins des injonctions que des exhortations. Aucune n'induit à l'obéissance ; toutes invitent à la prudence ; ce sont toutes des sentences qui, pour n'être pas vaines, obligent à la réflexion, au lieu qu'il suffit aux lois, pour n'être pas vaines, d'obliger à l'action. Dépassement du légalisme, donc, par la hassidut, par la morale, non seulement naturelle mais, plus encore peut-être, intime, invisible, inappréciable. Notre texte original est celui du manuscrit Kaufmann qui représente, de l'avis des spécialistes, la leçon la plus ancienne. On y joint les variantes significatives des autres manuscrits et de l'édition princeps, reproduite dans l'édition Vilna. Pour les commentaires, nous avons choisi de traduire intégralement les quatre plus consultés, ceux de Rachi (et pseudo-Rachi), Maïmonide, Ovadia di Bertinoro (XVe siècle) et Israël Lipschitz (XIXe siècle). Les deux premiers ont été partiellement traduits par Eric Smilévitch.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.