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La gauche contre le réel
Lévy Elisabeth
FAYARD
29,15 €
Épuisé
EAN :9782213627717
Un quarteron de journalistes félons menace la République. Ils s?appellent Éric Zemmour, Robert Ménard, Ivan Rioufol, Elisabeth Lévy. Alain Finkielkraut est leur maître à penser. On les entend sur toutes les ondes, on les voit sur tous les plateaux. Ils ont le tort de ne pas s?enthousiasmer pour tout ce que l?époque tient pour un progrès: le déclin de l?écrit, l?art sans beauté, la disparition de l?autorité dans les salles de classe, l?effacement des frontières. Ils refusent de considérer les délinquants comme des victimes et les rappeurs comme les nouveaux Balzac, pensent que l?immigration n?est pas toujours une chance dès lors qu?elle empêche l?intégration, voire l?assimilation, et souhaitent que les nouveaux arrivants s?adaptent à la République plutôt que le contraire. Ce sont les « nouveaux réactionnaires ». Et voilà que leur dossier s?alourdit avec un nouveau chef d?accusation: le crypto-lepénisme. La chasse est ouverte. On dresse la liste des suspects en s?étonnant ou en s?indignant que ceux-ci aient encore le droit de s?exprimer. On ne se donne pas la peine de lire ce qu?écrivent ces trublions ni d?entendre ce qu?ils disent, qui pourrait appeler une critique argumentée. Car il ne s?agit pas de critiquer, mais de dénoncer. Quand on cherche à penser le réel dans sa complexité, qu?on essaye d?intégrer à sa réflexion les arguments de ses contradicteurs, cette machine à simplifier, à caricaturer, à déformer peut décourager. Ou, au contraire, donner envie de descendre encore dans l?arène pour mener le combat.
L'époque refait le monde, elle y met tous ses soins. Puis elle contemple son ouvrage et elle le trouve bon. Élisabeth Lévy et Philippe Muray se demandent plutôt s'il y aurait quelque chose à en sauver. De juin 2001 à décembre 2004, au fil de sept conversations mouvementées, ils confrontent leurs désaccords avec leurs divergences, comparent leurs dissensions et leurs discordes. Assez souvent aussi, ils tombent d'accord, mais sur quoi, quand on ne sait plus de quoi est faite la réalité? Pendant ce temps, l'événement passe et repasse. Du Larzac à l'Irak, de Bagdad à Paris-Plage, de la Nuit blanche à la canicule noire, des intermittents en éruption aux tortionnaires d'Abou Ghraib, de "Loft story" au mariage gay, du Christ de Mel Gibson aux pérégrinations des damnés de l'alter(mondialisme), du 11 septembre au 21 avril, on suit les aventures de Festivus festivus, descendant d'Homo festivus comme Sapiens sapiens succéda à Homo sapiens, "dernier homme" occidental, rebelle rémunéré, créature emblématique de la nouvelle humanité. Et toujours revient cette interrogation lancinante, cette obsédante question de fond: y a-t-il une vie après l'Histoire? La réponse est oui.Mais dans quel état!
Cyril Bennasar est chroniqueur pour le mensuel et le site Internet Causeur. Elisabeth Lévy signe l'introduction de ce nouveau pamphlet. Elle est journaliste, polémiste, essayiste. Elle intervient notamment sur RTL, dans l'émission "On refait le monde", et dirige le mensuel et le site Internet Causeur.
Résumé : Mais que se passe-t-il au pays de Descartes et de Voltaire ? Pourquoi, sous couvert de démocratie, la liberté d'expression s'amenuise-t-elle toujours plus ? A quelle étrange inversion assistons-nous quand ceux qui dénoncent l'islamisme et le néo-antisémitisme sont accusés d'attiser la haine ? Par quel retournement les féministes et autres héritiers de 1968 réclament-ils sans cesse plus de police des moeurs et de la pensée, et plus de sanctions ? Les Rien pensants se sont substitués aux Maîtres censeurs, pointe Elisabeth Lévy quinze ans après son grand livre manifeste. Partout ils veulent interdire qu'on voie ce qu'on voit. Mais de la béatification de Taubira à la diabolisation de Zemmour, de l'exaltation du mariage pour tous à l'interdiction du racolage, de l'exonération des djihadistes à la stigmatisation du populo, de la transparence à la surveillance, se moquer des inventions langagières et politiques des nouveaux modernes est devenu un devoir citoyen. Surtout qu'au prétexte de vouloir notre bien, ils mènent une guerre sans merci contre tout ce qui nous rattache au passé. Voici donc la chronique ironique et énervée de la bataille qui fait rage entre les fluides et les lourdauds, les saute-frontières et les pieds dans la glaise. Un essai décapant, dans un style chahuteur.
Une journaliste s'interroge sur l'exercice de son activité à l'heure où l'information se transforme en divertissement et la collectivité en opinion. Elle a tenté durant deux ans d'analyser et d'étudier cette mutation sur France Culture. Son émission supprimée, elle réunit son travail de réflexion dans cet ouvrage et dénonce le danger du médiatique qui peut transformer des mensonges en vérités.
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.