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Les rien-pensants
Lévy Elisabeth
CERF
22,00 €
Épuisé
EAN :9782204123259
Mais que se passe-t-il au pays de Descartes et de Voltaire ? Pourquoi, sous couvert de démocratie, la liberté d'expression s'amenuise-t-elle toujours plus ? A quelle étrange inversion assistons-nous quand ceux qui dénoncent l'islamisme et le néo-antisémitisme sont accusés d'attiser la haine ? Par quel retournement les féministes et autres héritiers de 1968 réclament-ils sans cesse plus de police des moeurs et de la pensée, et plus de sanctions ? Les Rien pensants se sont substitués aux Maîtres censeurs, pointe Elisabeth Lévy quinze ans après son grand livre manifeste. Partout ils veulent interdire qu'on voie ce qu'on voit. Mais de la béatification de Taubira à la diabolisation de Zemmour, de l'exaltation du mariage pour tous à l'interdiction du racolage, de l'exonération des djihadistes à la stigmatisation du populo, de la transparence à la surveillance, se moquer des inventions langagières et politiques des nouveaux modernes est devenu un devoir citoyen. Surtout qu'au prétexte de vouloir notre bien, ils mènent une guerre sans merci contre tout ce qui nous rattache au passé. Voici donc la chronique ironique et énervée de la bataille qui fait rage entre les fluides et les lourdauds, les saute-frontières et les pieds dans la glaise. Un essai décapant, dans un style chahuteur.
Le débat des idées a-t-il échoué au tribunal de la morale ?". La question est posée dès la première page. Élisabeth Lévy, journaliste à Marianne, chroniqueuse sur le plateau télévision de Culture et dépendances, cherche à mettre les mains dans le moteur de l'idéologie dominante pour démonter les mécanismes de la nouvelle censure. Très attentive aux débats idéologiques des vingt dernières années et aux querelles intellectuelles qu'ils génèrent, l'auteur constate amèrement que nous avons changé d'époque. Fini les maîtres penseurs, place aux maîtres censeurs. La joute démocratique n'intéresse plus, "plumes et paillettes interdisent aujourd'hui le débat démocratique". Le marketing littéraire et philosophique a été introduit en France par Sollers, BHL et consorts au point qu'on en voit un dialoguer dans la revue Infini avec Jean-Marie Messier et l'autre, rompu à l'exercice de l'émotion de l'engagé médiatique, un jour en Bosnie, le lendemain au Burundi. Reprenant le mot de Philippe Murray, Élisabeth Lévy affirme que "l'empire du Bien est advenu". Et c'est regrettable. Au nom d'un postulat moral de principe, on finit par tous penser pareil et s'empêcher ainsi de penser quoi que ce soit par soi-même. En France il n'est plus possible de débattre. Les vilains petits canards qui franchissent la ligne jaune de la morale seront dénoncés : dernièrement l'affaire de la pédophilie supposée de Cohn-Bendit ou des propos qualifiés immédiatement d'antisémites de Renaud Camus sont les parfaits exemples qu'une certaine forme d'ordre moral est de retour. Pour son essai Les Maîtres censeurs Élisabeth Lévy vient de recevoir le nouveau prix Jean-Edern Hallier qui récompense ici une ?uvre polémique éclairée, cherchant à ressusciter la dynamique du débat démocratique. --Denis Gombert
Brauman Rony ; Finkielkraut Alain ; Lévy Elisabeth
Depuis le début de la deuxième Intifada en septembre 2000, le conflit israélo-palestinien est devenu un « marqueur » idéologique en France. Les hostilités entre « pro-palestiniens » et « pro-israéliens » se mêlent aux empoignades sur islamophobie et judéophobie. Des camps se sont formés, dont Rony brauman et Alain Finkielkraut peuvent, à leurs corps défendants, apparaître comme les porte-étendards. Simultanément praticien et analyste lucide de l'humanitaire, ex-gauchiste nourri au lait antitotalitaire, « extrémiste de la démocratie », Brauman ne cache pas sa réserve à l'égard du projet sioniste lui-même. Quant à Finkielkraut, défenseur passionné de l'universalisme principiel qui a fait de lui un Français emblématique, il est aujourd'hui l'avocat malheureux de la singularité juive. Sur ce champ de bataille que sont les médias, les coups donnés ont fermé toute possibilité d'échanges d'arguments. On ne peut donc que se féliciter qu'ils aient accepté de dialoguer.
Agressions, profanations, insultes, procès, émotions collectives, déclarations solennelles... Que se passe-t-il, en France, pour que le débat sur l'antisémitisme doive être rouvert? Les Juifs sont-ils en danger? Sont-ils personae non gratae dans les banlieues françaises? Le "devoir de mémoire" envers la Shoah étouffe-t-il la voix de toutes les autres victimes de l'histoire? Peut-on critiquer la politique israélienne sans être traité d'antisémite? Pour aborder ces questions, il fallait des personnalités libérées des préjugés, des idées simples et des opinions toutes faites. Elisabeth Lévy et Robert Ménard lancent le débat. Ces deux personnalités anticonformistes dessinent le visage d'un racisme nouveau, construit sur de vieux fantasmes et un conflit israélopalestinien qui sert à tout et n'importe quoi. Critiques envers les organisations juives et une classe politique française manquant parfois de la plus élémentaire prudence, ils tentent de comprendre avant de juger. Malgré leurs divergences, ils estiment que l'antisémitisme se combat dans les esprits, et non devant les tribunaux. De ce dialogue débarrassé de toute idéologie surgissent des vérités utiles et originales.
Une journaliste s'interroge sur l'exercice de son activité à l'heure où l'information se transforme en divertissement et la collectivité en opinion. Elle a tenté durant deux ans d'analyser et d'étudier cette mutation sur France Culture. Son émission supprimée, elle réunit son travail de réflexion dans cet ouvrage et dénonce le danger du médiatique qui peut transformer des mensonges en vérités.
Résumé : Ce nouveau livre de Luuk van Middelaar fait suite au Passage à l'Europe publié précédemment dans la "Bibliothèque des Idées" en 2012. Son fil conducteur est la série de crises qui ont secoué la construction européenne depuis la grande crise financière de 2008 : la crise de l'euro, la crise ukrainienne, la crise des réfugiés, la crise du Brexit, et enfin la crise atlantique ouverte par l'élection de Donald Trump en 2016. Autant de chocs qui ont mis à l'épreuve les fondements de l'édifice et qui ont obligé les différents acteurs du processus européen à improviser pour maintenir la cohérence d'une union en proie à de puissantes forces contraires. Cest la leçon de politique incorporée dans ce travail d'équilibriste que Luuk van Middelaar s'efforce de dégager. Une nouvelle Union a pris forme dans les faits. Il faut aujourd'hui en saisir la nature pour assurer son avenir.
Résumé : La collection " Araborama ", créée par l'Institut du monde arabe et le Seuil, rassemble journalistes, intellectuels, écrivains, artistes et illustrateurs pour explorer ses réalités présentes, sa pluralité et son histoire. "D'où vient que le mot "arabe" sonne désuet ou étrangement déplacé ? Peut-on (encore) dire de quelqu'un qu'il est un Arabe ? Comme catégorisation d'un peuple, ce mot a été chargé d'antonymes, d'usages essentialistes et, bien sûr, racistes. Arabe, c'est un terme qui en français ne voyage pas seul. Vous me direz : Aucun mot ne voyage seul. Pourtant, si on pense aux expressions françaises qui contiennent le mot "arabe", à ses évocations littéraires, à ses résonances dans l'actualité, il devient difficile d'user de ce terme innocemment, de se l'approprier. Quant au monde arabe, notre conscience - bienvenue - de la complexité des espaces et de leurs histoires différenciées nous enjoint à le mettre au pluriel. Aujourd'hui, il y a des mondes arabes, que l'on peut séparer et caractériser, et que parfois tout sépare. Mais le monde arabe, au singulier, ne serait plus qu'une fiction que l'on laisserait à quelques nostalgiques. Nous avons souhaité explorer ici l'ensemble de ses transformations, de ses identifications changeantes, sous différents angles et au travers d'écritures et de formes variées. Le tableau qui en résulte est foisonnant et coloré. Il n'offre pas de réponses définitives, seulement des jalons pour la suite". Extraits de l'introduction de Leyla Dakhli.
Résumé : Une thèse communément admise voudrait que le développement économique spectaculaire de la Chine, et l'expansion d'une classe moyenne qu'il entraîne, devraient se traduire tôt ou tard par une libéralisation de son règne politique et une évolution plus ou moins douce ou plus ou moins violente vers la démocratie. Est-ce si sûr ? Jean-Pierre Cabestan montre la fragilité de cette thèse en regard du fonctionnement réel du système politique chinois et de ses rapports avec la société. Il expose les raisons qui rendent beaucoup plus probable le maintien d'un monopole autoritaire du Parti communiste, la principale étant le large consensus des élites autour de ce programme.
4e de couverture : «Quelle heure est-il ? Tôt le matin, l'Europe se met en route pour l'école. Elle rapporte ses devoirs à la maison : lutter contre les poussées en arrière par un élan vers une union plus étroite. Le devoir sera effectué par les meilleurs élèves, ceux du noyau fondateur. Que feront les autres ? Ils suivront, un peu à contrec?ur, par le chemin des écoliers.» Dans cet essai inédit, prolongé par quelques textes d'intervention précédemment parues dans la presse, Erri De Luca exprime son attachement à une Europe ouverte et humaniste. Revendiquant son devoir d'ingérence au nom de la mixité des cultures, il nous offre, par ses mises à feu, sa vision d'une communauté humaine au-delà des frontières - telle que la littérature sait l'incarner : «Le remède obligatoire et immunitaire reste la lecture des livres du monde. Je leur dois d'être porteur de citoyennetés variées et de fraternité européenne.»