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Jaurès. Esquisse biographique
Lévy-Bruhl Lucien ; Marcus Paul
MANUCIUS
10,00 €
Épuisé
EAN :9782845786707
Ce texte a été écrit pour l'Annuaire de l'Ecole Normale supérieure, c'est-à-dire pour les camarades d'école de Jaurès. On ne s'attendra donc pas à trouver ici une biographie complète. Son auteur Lucien Lévy-Bruhl, condisciple de " Normale" tente plutôt d'esquisser un portrait aux diverses périodes d'une vie bien remplie. Il a recherché des détails sur l'enfance et sur l'adolescence de Jaurès et essayé de suivre le développement de sa formation intellectuelle. Il le dépeint successivement dans sa "turne" de l'Ecole Normale, dans sa chaire d'Albi ou de Toulouse, à la Chambre, dans la salle de rédaction de son journal. Enfin, en analysant sa pensée philosophique et religieuse, il tente de remonter jusqu'à la source de son large fleuve d'idées et jusqu'aux principes directeurs de son action politique. L'ensemble est complété par une série de lettres de Jaurès à Charles Salomon, camarade de promotion à l'Ecole Normale, et son plus intime ami à cette époque. Précieux documents où la voix du jeune Jaurès se donne à entendre.
Résumé : Dire que la pensée des primitifs est peu conceptuelle équivaut, en fait, à dire qu'elle n'est pas attachée à l'inviolabilité des lois des phénomènes ni à la permanence et constance des formes des organismes, ou, en d'autres termes, n'est jamais gênée par ce que nous appellerions les miracles ou des ruptures de l'ordre de la nature.
Au début du XXe siècle, quand paraissent les premiers ouvrages d'anthropologie de Lucien Lévy-Bruhl, la perception occidentale des sociétés dites "primitives" est encore très largement dépendante des récits d'explorateurs européens. La colonisation, en même temps qu'elle impose à des sociétés jugées inférieures une domination politique et idéologique, fait émerger un attrait nouveau pour la connaissance de communautés que les Occidentaux se représentent comme une altérité radicale. Les faits observés par des Européens dans ces sociétés d'Amérique, d'Afrique ou d'Asie-Pacifique, Lucien Lévy-Bruhl propose de les comprendre par un principe qui les éclaire sans en réduire l'étrangeté : la "mentalité primitive". Là où la raison scientifique distingue les éléments pour établir entre eux une causalité mécanique, la mentalité primitive considère les choses naturelles comme des causes secondes par rapport à l'intervention d'une causalité première qui est celle des puissances invisibles, ancêtres ou sorciers. En cela, l'oeuvre de Lucien Lévy-Bruhl sur les "primitifs" ne décrit nullement un mode de pensée qui appartient au passé de l'humanité, et dont les "civilisés" se seraient progressivement éloignés, mais bien un "Nouveau Monde" que les habitudes de pensée de notre "Ancien Monde" ont rendu sinon inaccessible, du moins difficile d'accès. Au croisement de la philosophie et de l'anthropologie, les trois ouvrages ici rassemblés - La mentalité primitive, L'âme primitive, La mythologie primitive - permettent de saisir toute la complexité et l'évolution de cette oeuvre pionnière des sciences humaines.
Résumé : L'objet du présent ouvrage est d'étudier comment les hommes qu'on est convenu d'appeler primitifs se représentent leur propre individualité. Je me proposais d'y rechercher, à la lumière des résultats obtenus dans de précédents travaux, quelles notions ils possèdent de leur vie, de leur âme et de leur personne. L'examen des faits m'a amené à reconnaître qu'ils n'en ont pas, à proprement parler, de notions. C'est en présence de " prénotions " que je me suis trouvé. Pour parer à toute équivoque, je dois donc préciser immédiatement le sens de ce titre : L'Âme primitive. Il s'agit des représentations qui, dans les sociétés dites primitives, correspondent de plus ou moins loin à celles que le mot " âme " implique pour nous. LUCIEN LEVY-BRUHL
Voici enfin la réédition dans sa forme originale, près de cent ans après sa première publication, et plus de dix ans après la parution de sa version anglaise, de la précieuse correspondance entre John Stuart Mill et Auguste Comte, telle qu'elle avait été présentée par Lucien Lévy-Bruhl en 1899.
Résumé : Paris est la proie d'un immense chantage. Trois malfaiteurs fondent une redoutable association qui va faire trembler la capitale jusqu'aux moindres de ses tréfonds. Dans l'ombre, le placeur de domestiques Mascarot, le médecin homéopathe Hortebize et l'avocat Catenac recueillent méthodiquement les honteux petits secrets de la population parisienne. Au bout de vingt-cinq années d'efforts opiniâtres, ils disposent d'une mine de renseignements suffisamment fournie pour mettre enfin à exécution leur plan machiavélique. Autour de ces passions humaines si banales que sont l'amour, l'ambition et l'argent, les très nombreux personnages de l'intrigue tourbillonnent sans se rendre compte du piège tendu qui se referme inexorablement. Paris ne deviendra-t-il qu'un gigantesque marché aux esclaves ? Qui sera en mesure d'assembler toutes les pièces du puzzle afin de déjouer la formidable machination ? Monsieur Lecoq peut-être ?...
Dès l"Antiquité, Héraclite d Éphèse fut une légende. On dit qu" il vit le jour à Éphèse, au VIe siècle avant notre ère, vers 544-41. Mais très vite, on donna le surnom d Obscur à celui dont les aphorismes mystérieux et inintelligibles pour le commun des mortels prenaient davantage l"allure d" une parole pythique que d"une pensée philosophique rationnelle et traditionnelle. Ce qu" il y a de sûr, c"est que les récits des éminents spécialistes d" hier et d"aujourd hui ne pourront jamais dissiper même le soupçon de sa véritable existence. Et pourtant, les quelques malheureux fragments qu" on lui attribue ici ou là brillaient d"un éclat si puissant qu" ils suffirent à ébranler entièrement le monde intellectuel grec et romain. C"est comme si des cendres du temple d Artémis, le tombeau de l" unique exemplaire de son oeuvre un traité intitulé De la Nature derrière un caractère réputé méprisant et mélancolique jaillissait encore une pensée cristalline, sublime, foudroyant et bouleversant ceux qui s aventuraient à l"embrasser et à la méditer. C" est sans aucun doute cette philosophie mystérieuse, réservée aux initiés, aux « éveillés » dira-t-il, qui marqua le plus la fameuse « misanthropie » d Héraclite. Sa doctrine est révolutionnaire. Tout en s"inscrivant dans la lignée des cosmologues de son temps, le philosophe annonce le passage décisif au problème de l" Être et du devenir, celui qui donnera naissance à l"ontologie classique de Parménide et de Platon, ainsi qu" à la métaphysique d"Aristote. Au XIXe siècle, ce sera même Hegel qui dira s" être inspiré de lui.Quatrième opus extrait de l"oeuvre de Theodor Gomperz Les Penseurs de la Grèce, après « Les Sophistes », « Les Médecins » et « Parménide et ses disciples », « Héraclite » se présente comme un guide clair et précis pour tout futur lecteur avide d" ouvrir les portes d"Artémis."
A l'heure du dérèglement climatique et de l'épuisement programmé des ressources naturelles, des mesures sont prises pour sauver la planète. Elles s'inscrivent dans la perspective d'un "développement durable". Mais, si urgentes et légitimes soient-elles, sont-elles a la hauteur de la catastrophe ? Autrement dit : l'écologie, interrogée ici, échappe-t-elle au règne de la technique, dont elle tente bien de minimiser les dégâts mais se garde d'interroger les présupposés, qu'à son insu elle partage ? Les forêts se réduisent-elles à des espaces verts, la nature à un simple environnement ? Cet ouvrage se propose de rouvrir ces questions en faisant droit au questionnement philosophique quant à la relation entre l'homme et la nature ? à la lumière notamment des analyses de Marx et de Heidegger.
Le 21 mai 1880, la veille de la parution des Croquis parisiens, le directeur du Gaulois, Arthur Meyer, présente à la une de son journal un "bataillon renouvelé de chroniqueurs, pris parmi les jeunes". Au programme: "Les Mystères de Paris, par M. Huysmans", auteur de quatre textes parus du 6 au 26 juin 1880. Ce "réaliste de la nouvelle école" propose l'exploration d'un Paris qu'il ne fait pas bon fréquenter lorsqu'on est un honnête bourgeois: les coups de poings s'échangent facilement, l'eau est "destinée non à être bue, mais à aider la fonte du sucre". "C'est dans l'un de ces endroits", annonce l'auteur, "que je mènerai le lecteur, s'il n'a point l'odorat trop sensible et le tympan trop faible". Cette série oubliée nous fait pénétrer dans l'atelier de confection des ouvrières comme dans celui de l'écrivain. "Robes et manteaux" a été distillé dans un roman: En ménage (1881). "Tabatières et riz-pain-sel" aurait pu connaître le même sort, mais l'oeuvre ne fut pas achevée, et le texte servit d'esquisse au "Bal de la Brasserie européenne" (ajouté à l'édition augmentée des Croquis parisiens en 1886). "Une goguette", modifié et repris dans plusieurs revues jusqu'en 1898, n'avait jamais été réédité dans ses premières versions. Et si "L'extralucide" et sa cocasse séance de magnétisme ont été abandonnés, la question des phénomènes inexplicables a fini par être prise au sérieux. Elle est au coeur des réflexions de Durtal, qui se demande, dans Là-bas (1891): "comment nier le mystère qui surgit, chez nous, à nos côtés, dans la rue, partout, quand on y songe?"