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Des filles comme les autres. Au-delà du foulard
Levy Alma ; Lévy Lila ; Giraud Véronique ; Sintome
LA DECOUVERTE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782707142771
Alma, seize ans, et Lila, dix-huit ans, étaient lycéennes au lycée Henri-Wallon à Aubervilliers. Elles avaient choisi depuis quelques mois de porter un foulard destiné à protéger leurs cheveux, leurs oreilles et leur cou. Le 11 octobre 2003, le conseil de discipline de l'établissement prononçait leur exclusion définitive parce qu'elles avaient refusé d'ôter leur foulard. Brutalement interdites d'école publique, elles témoignent ici de leur expérience de jeunes filles françaises et musulmanes. Véronique Giraud et Yves Sintomer ont durant de longues semaines mené avec elles des entretiens sans complaisance, au cours desquels elles se sont expliquées sur le sens de leurs convictions et sur les raisons de leur choix. Comment ont-elles découvert l'islam ? Quelles sont leur vision et leur pratique de la religion musulmane ? Comment conçoivent-elles les rapports entre les hommes et les femmes ? Que représente pour elles la laïcité à l'école et, dans la vie publique ? Quel regard portent-elles sur la société française et ses valeurs ? A ces questions, les réponses apportées - aussi surprenantes ou troublantes soient-elles - aident à dépasser les simplifications et les préjugés qui dominent dans le débat public. Elles permettent de ne pas oublier que celles qui, comme Alma et Lila, ont choisi de porter le foulard sont d'abord des jeunes filles comme les autres. Un document exceptionnel, qui invite les citoyens à comprendre avant de juger.
Edmond Lévy, ancien élève de l?École normale supérieure et ancien membre de l?École française d?Athènes, a été professeur d?histoire grecque et doyen de la faculté des sciences historiques de Strasbourg. Il dirige la revue Ktéma.
Résumé : Vous êtes toujours en train de chercher un papier et un crayon au moment de vous mettre à jouer ? Fini les feuilles volantes, tous vos scores seront désormais inscrits dans ce petit carnet ! Que vous soyez adepte de la formule classique ou joueur invétéré en duplicate, ce carnet est fait pour vous !
Résumé : Ce livre rhapsodique réunit des essais sur l'histoire, la culture, la philosophie, la littérature, la langue des sciences modernes. Il s'agit, comme dans une éprouvette de chimiste, de provoquer des réactions entre ces diverses matières de pensée, en espérant voir se produire des combinaisons inédites et stimulantes. La science aujourd'hui est trop complexe quant à son travail propre, trop impliquée dans les rapports sociaux, trop liée aux formes idéologiques dominantes, pour n'être analysée qu'en termes épistémologiques, sociologiques ou historiques séparés. C'est de tous cotés à la fois qu'il s'agit de la comprendre - et, peut-être, de la transformer. De la confrontation entre une histoire de la science à venir, une analyse du réel selon la physique, une réflexion sur les rapports de Simone Weil ou de Bergson avec la science, une relecture moderne de Lucrèce, un apologue sur l'ignorance savante, une visite au chat de Schrödinger, une lettre à Marie Curie et une autre à Gustave Flaubert, un éloge des controverses, une lecture critique de la culture scientifique, un divertissement sur la chute des astronomes dans les puits, un scénario de science-friction, etc., on souhaite que se dégage une certaine effervesc(i)ence.
On a souvent reproche a la "musique contemporaine", tenue générique, d'avoir favorisé la spéculation intellectuelle au détriment de l'expérience sensible. Condamner les principes d'un mouvement diversifié qui a produit des oeuvres extraordinaires est cependant hâtif. D'une part, son esprit s'est inscrit dans l'élan structuraliste d'après-guerre qui attribuait une valeur primordiale à l'intelligence des structures sur leur perception. D'autre part, cette attitude compositionnelle ne fut que la continuation d'une pratique occidentale de la musique fondée, depuis Pythagore, sur le logos et l'abstraction. La fin des années 1960 contestera dans de nombreux domaines certains principes intrinsèques à la modernité occidentale. En musique, les innovations issues des musiques extra-occidentales, des musiques sur support et de la révolution cagienne feront émerger de nouvelles formes : free jazz, installations sonores, musiques minimalistes, mixtes ou spectrales, nouvelle simplicité, nouvelle complexité et autres musiques "postmodernes". Cependant, confondant déconstruction et antimodernité, cette postmodernité enfantera parfois, comme dans d'autres disciplines, ses propres démons : antiélitisme, hyper-relativité culturelle, musiques complaisantes, "multiculti" ou académiques. Cet ouvrage tente une déconstruction systématique des opérateurs de la modernité des musiques occidentales, plus particulièrement une réflexion sur les rapports entre écriture (au sens large d'organisation) et composition : quels sont les enjeux et les limites de la spéculation analytique ? Quelle relation existe entre structure sur le papier et forme perçue ? Qu'est-ce qu'une musique complexe ? Qu'appelle-t-on consonance en Occident ? Ce livre est destiné aux compositeurs, musiciens et mélomanes intéressés par les problèmes d'écriture musicale, mais aussi à ceux qui souhaitent comprendre en quoi la musique pose, avec son vocabulaire propre, des questions analogues à celles des autres disciplines de l'esprit.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.