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Culture commerciale et développement rural. L'exemple du coton au Nord-Cameroun depuis 1950
Levrat Régine ; Gruson Hervé
L'HARMATTAN
32,00 €
Épuisé
EAN :9782296113169
Introduite en 1950 au Nord-Cameroun par la Compagnie Française de Développement des Textiles (CFDT), la culture du coton a connu une progression remarquable jusqu'en 2004, où sa production a atteint 300 000 tonnes. Il y est devenu le moteur du développement, plus particulièrement depuis la création en 1974 de la Sodécoton, société nationale de développement, filiale de la CFDT, chargée de promouvoir en même temps le coton et le développement des régions encadrées. Pratiquée sous forme annuelle par plus de 300 000 petits paysans, cette culture s'intègre dans les systèmes agricoles traditionnels sans remettre en cause la priorité accordée aux produits vivriers. Elle a permis la modernisation des techniques, notamment la diffusion de l'attelage, et est la principale source de revenus monétaires des producteurs. Elle est à l'origine de la création de groupements villageois, début de vie associative et ouverture vers la démocratie. Son rôle dans l'activité régionale et même nationale est majeur. Il est à l'origine de la migration de centaines de milliers de paysans venus de régions surpeuplées de l'Extrême-Nord, vers des terres sous-peuplées des pays de la Bénoué qu'il a permis de mettre en valeur. II engendre de nombreuses activités : égrenage du coton, huileries, transports, commerce, finances... En revanche, l'industrie textile n'a jamais réussi à être vraiment concurrentielle et survit à peine devant l'invasion des produits chinois. L'essentiel de la production est exporté, ce qui la rend très dépendante du marché international. Depuis 2004, c'est la crise : la production s'effondre, tombant à 110 000 tonnes en 2007. Crise provoquée par la chute des cours de la fibre, aggravée par la faiblesse du dollar qui affecte tous les pays de la zone franc, remettant en cause la survie même de la filière et le gagne-pain des producteurs. Crise qui interroge sur la place, peut-être excessive, du coton dans l'économie régionale et sur sa compétitivité ; ainsi que sur la déréglementation du marché mondial, dominé par les plus gros producteurs, Etats-Unis en tête, qui par leur politique de subventions font baisser les cours.
Besson Samantha ; Cheneval Francis ; Levrat Nicola
L'invocation de valeurs pour l'Europe, ou des valeurs européennes, est devenue depuis quelques années un phénomène récurrent. Pourquoi ? Quelles sont les raisons de ces références, parfois désordonnées, dont se parent désormais régulièrement de multiples discours sur l'Europe ? Quelles sont ces valeurs ? Sont-elles communes aux sociétés européennes ou proprement européennes ? Enfin, pour autant que de telles valeurs puissent être identifiées, quel est ou devrait être leur rôle ? Doivent-elles être au fondement du projet européen (mais alors pourquoi maintenant seulement, alors que ce n'avait pas jusqu'à présent paru être nécessaire) ? Ou au fondement de politiques spécifiques ? Ou bien sont-elles des limites posées au développement du projet politique européen ? Ces multiples questions permettent de le constater : pour fréquentes et actuelles qu'elles soient, ces références aux valeurs européennes ne sont pas univoques et méritent d'être examinées avec soin. Bien que les valeurs européennes aient constitué l'une des nouveautés et même l'un des enjeux centraux des débats constitutionnels depuis 2001, le Traité établissant une Constitution pour l'Europe de 2004 et le Traité modificatif de Lisbonne de 2007 n'auront que peu contribué à leur éclaircissement. Fruit d'un séminaire résolument européen entre doctorants et professeurs de différentes Facultés romandes et de l'Université de Paris I, de l'Université Libre de Bruxelles, de l'Université Robert Schuman à Strasbourg, de l'Université Humboldt de Berlin et de l'Université d'Oxford, cet ouvrage présente la particularité d'être à la fois rédigé en anglais et en français. Il lance ainsi les bases d'un dialogue aujourd'hui nécessaire entre les différentes conceptions européenne(s) des valeurs dites européennes. Cet ouvrage prend le parti de l'interdisciplinarité en élargissant le débat strictement juridique à la science politique, à la philosophie morale et politique.
A partir d'un thème limité - la culture du coton -, cette étude apporte un éclairage sur l'histoire pré-coloniale de l'Afrique Occidentale et Centrale, et sur la politique coloniale de la France dans cet ensemble. Alors que l'on a pensé pendant longtemps que le coton avait été introduit en Afrique par les Arabes, on apprend qu'il donnait lieu à un artisanat bien antérieur à l'islam, et que la plante possède un ou plusieurs berceaux sur ce continent, comme l'indique la convergence de diverses sources : archéologiques, orales, écrites, technologiques et botaniques. Les Français ont cherché à diffuser la culture du coton en Afrique Occidentale et Centrale dès le début de la colonisation, afin de ravitailler leur industrie textile alors en pleine expansion, et de limiter sa dépendance vis-à-vis des Etats-Unis. Cependant, la métropole n'a pas eu de politique cotonnière suivie jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, et les principales initiatives sont venues de l'Industrie textile dans les périodes de pénurie, ainsi que des administrateurs coloniaux. Les résultats furent décevants, sauf en Oubangui et au Tchad dans les années trente, où l'Administration fit appel à des sociétés à charte établies au Congo belge. On constate un certain décalage entre les points de vue des pouvoirs publics métropolitains, qui ne s'intéressèrent guère aux territoires d'Afrique tropicale jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, et dont les interventions dépendaient des intérêts de l'Industrie textile, et celui des administrateurs en place, plus soucieux d'apporter un revenu aux Colonies et plus proches des producteurs. La dramatique pénurie de fibre durant la Seconde Guerre mondiale amena un revirement de la politique française, et la création, grâce à l'expérience acquise, de deux organismes publics chargés l'un de la recherche, et l'autre de l'organisation de la culture du coton, qui assureront son succès ultérieurement.
Il est de bon ton de ne retenir de l'évolution de l'Afrique de la zone franc au cours de ces dernières décennies, que les aspects négatifs: incapacité des gouvernements africains, minés par la corruption, à mettre en oeuvre une dynamique de développement; incapacité des chefs d'État français, tributaires de réseaux issus de la colonisation et enclins à trop de tolérance... Et pourtant! L'exemple de la culture du coton, la "success story" de la Coopération française, nous dévoile un autre visage. Un succès qui a permis aux producteurs africains, et à de vastes régions de la zone soudano-sahélienne, particulièrement démunies, de s'ouvrir à l'économie monétaire, tout en sauvegardant leur équilibre alimentaire. Un succès qui a fait de cette zone le deuxième exportateur mondial de cette fibre. Ce succès est celui de la Compagnie Française pour le Développement des Fibres Textiles (CFDT), organisme public de développement créé par la France au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Courroie de transmission entre les petits producteurs, les sociétés nationales et les pouvoirs publics africains d'un côté, et la Coopération française de l'autre, celle-ci a démontré qu'une politique de collaboration a été possible et à porté des fruits. Ce succès est remis en cause aujourd'hui par la politique de libéralisme des instances financières et économiques internationales. La Banque mondiale et le Fonds monétaire international sont en train de briser les outils de cette politique, les sociétés cotonnières nationales, filiales de la Compagnie française. L'Organisation mondiale du Commerce s'est avérée incapable de limiter les subventions octroyées par les États du Nord, États-Unis en tête, qui ont entraîné l'effondrement du marché de la fibre par l'augmentation de la production qu'elles ont engendrée, situation aggravée par la sous-évaluation du dollar par rapport à l'euro. Excellente illustration d'un échec de la politique mondiale du tout-libéralisme, fondée sur la suprématie du marché. Biographie de l'auteur Régine Levrat, agrégée d'histoire-géographie, est maintenant à la retraite. Elle a enseigné la géographie à l'Université de Yaoundé (Cameroun) de 1968 à 1978, puis à Lyon 11, où elle assurait les cours sur l'Afrique tropicale. Elle est auteur d'une thèse de géographie historique sur "La culture cotonnière en Afrique soudanienne de la zone franc depuis les débuts de la colonisation: l'exemple du Cameroun", dont cet ouvrage présente la dernière partie.
Bravo, vous avez été sélectionné! Une entreprise, une organisation, une association ou un syndicat vous a sollicité pour animer les échanges d'une convention, d'une table ronde ou d'un colloque. Le moment est venu de vous préparer! Pour autant, l'exercice commence à vous paraître délicat. Il s'agira de prendre la parole en public, de faire respecter un horaire, d'organiser les interventions... vous n'avez pas été formé à cela. Ce guide est fait pour vous. Il vous accompagnera dans la préparation, mais aussi dans la mise en oeuvre et le suivi de votre intervention. Construit sur l'expérience de deux experts, l'un animateur, l'autre animateur-organisateur d'événements, il décrit les points à vérifier, avant et pendant l'événement, pour être efficace et opérationnel. Il vous aidera à endosser la fonction d'animateur, qui emprunte aux métiers de journaliste, de formateur et d'acteur. Il sera également précieux pour les responsables d'événements désireux de mieux connaître la fonction pour l'intégrer dans une opération.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.