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Entreprise, responsabilité et civilisation. Vers un nouveau cycle du développement durable
Levillain Kevin ; Segrestin Blanche ; Hatchuel Arm
ECOLE DES MINES
29,00 €
Épuisé
EAN :9782356716255
Face aux menaces qui pèsent sur l'histoire humaine, les transformations à conduire vont bien au-delà d'un changement d'économie ou de société. C'est une transformation de civilisation qu'il s'agit de conduire : une transformation qui implique l'ensemble des pratiques, des savoirs et des valeurs qui conditionnent le fonctionnement des sociétés humaines. Or, l'Etat, le marché ou la société civile ne peuvent pas en être les seuls acteurs. Dans les grands récits de la modernité, le rôle de l'entreprise a été en grande partie ignoré, réduit au rôle d'employeur ou à ses effets les plus destructeurs. Pourtant, depuis leur apparition à la fin du XIXe siècle, les entreprises ont développé une puissance d'action sans précédent, et imprégné nos civilisations. Les travaux réunis dans cet ouvrage prennent acte de cette puissance civilisationnelle de l'entreprise et de ses conséquences pour l'histoire mondiale. Ils examinent les formes de la responsabilisation de l'entreprise sans laquelle aucune transition souhaitable et globale n'est possible. Les fondements et les effets de la récente loi française (Pacte) sont en particulier discutés par les chercheurs et les dirigeants qui ont été pionniers sur ces questions. Mais concevoir l'entreprise comme une puissance responsable du bien commun suppose aussi de sortir des cadres économiques et juridiques classiques. L'ouvrage propose de penser désormais les interdépendances entre Etats, entreprises et autres acteurs collectifs (territoires, science, syndicats, etc.) dans la perspective d'un cadre civilisationnel résilient et d'un nouvel âge de la responsabilité.
Résumé : Rendue célèbre en 1951 par Mémoires d?Hadrien (prix Femina), puis par L?Oeuvre au Noir (1968), Marguerite Yourcenar (1903- 1987) a été aussitôt classée, pour le meilleur et le pire, parmi les grands écrivains français classiques : érudite, impersonnelle, maîtrisée jusqu?à l?excès dans le style et les passions, académique avant l?heure de son élection. En réalité, avec le recul du temps et grâce à la connaissance nouvelle de son oeuvre intime - Mémoires, Correspondances - ou de ses récits plus modestes Nouvelles, Essais -, une personnalité tout autre d?écrivain femme se révèle. Avec son ironie et ses attendrissements, son orgueil et son humilité, son pessimisme grandissant et son idéal de bonté, son homosexualité affichée et sa misogynie. Accueillir et identifier ces passions contradictoires en allant de l?oeuvre à la vie et réciproquement, tel est l?enjeu de cet essai. Il faut du temps pour approcher la "vérité" d?un écrivain comme Marguerite Yourcenar. Henriette Levillain, par cette carte d?identité, nous permet néanmoins de s?en approcher. D?aristocrate à écologiste, de frontalière à visionnaire, elle dresse dans un abécédaire biographique le portrait de cet auteur paradoxal. Henriette Levillain, professeur émérite à Paris-Sorbonne. Auteur de nombreux ouvrages et articles parmi lesquels Saint-John Perse, Fayard, 2013 (Grand Prix de la biographie littéraire de l?Académie française), Mémoires d?Hadrien de Marguerite Yourcenar (Foliothèque, 1993), Qu?est-ce que Le Baroque ?, Klincksieck, 2003.
Résumé : Les entreprises à mission, tout en restant des sociétés à but lucratif, définissent dans leurs statuts une finalité supplémentaire, sociale ou environnementale, qui se concrétise par un engagement juridique. Cette innovation juridique, apparue en Californie en 2010, se diffuse aujourd'hui au niveau international. Mais, quel est l'intérêt pour des entreprises de se soumettre à un engagement sur une finalité sociétale ? Cet engagement ne risque-t-il pas de réduire leur liberté d'action ? L'ouvrage présente les différentes formes que peut prendre la mission de ces entreprises originales. A partir de cas variés, il en tire un modèle dont il explore les propriétés distinctives qui permettent de renouveler les approches traditionnelles de Responsabilité Sociale de l'Entreprise. La mission favorise ainsi la conception de stratégies innovantes au service de l'intérêt collectif. Une partie du livre est aussi consacrée aux dispositifs de gouvernance adaptés à ce type d'organisations. Particulièrement documenté, le livre ouvre de nouvelles perspectives aux entreprises qui désirent développer leurs capacités d'innovation.
Résumé : "Poésie de la vitalité et du mouvement, la poésie de Saint-John Perse est aussi une poésie de l'ordre et de la contrainte. Comme en témoignent les titres des poèmes - Pluies, Neiges, Vents, Amers, Chronique -, cette alliance s'opère à l'intérieur d'une rêverie des éléments où ceux-ci ne sont pas, comme il est coutume, les objets d'une contemplation, mais les acteurs d'un certain rituel : celui par lequel le poète trouve l'accès d'une parole de type oraculaire. L'intérêt de cette analyse est d'articuler un type moderne de lecture de textes, la lecture thématique, à une vision du monde et de la littérature inspirée d'une poétique du sacré, nourrie donc aux sources d'une tradition (au sens actif du mot). Un appui constant est donc recherché dans les points de vue très divers de l'ethnologie, de l'archétypologie et de l'histoire des religions. L'organisation d'un modèle traditionnel permet ainsi de rendre compte de toute l'organisation d'Amers. Cet essai est une lecture d'un des plus grands poètes, qui vient de disparaître".
Contrairement aux discours enchantés célébrant la diversité culturelle et linguistique, les langues et cultures du monde sont en constante régression. Lors de la construction des Etats-Nations, les gouvernements ont généralement considéré la palette des langues comme un obstacle, voire une menace à l'unité politique de leur pays, les interdisant ou au mieux les confinant dans la sphère privée. Quant à la mondialisation des échanges économiques ou culturels, notamment via les médias et réseaux numériques, elle a considérablement favorisé l'usage de 2 ou 3 langues internationales. Ces processus ont largement contribué à la minorisation des langues et des peuples qui les pratiquent, avec la normalisation linguistique dans les secteurs de l'éducation, de l'administration, des médias, de la justice et du commerce, souvent aussi avec la relégation ou la spoliation territoriale. Pourtant, jamais la conscience que les langues du monde constituent un richesse culturelle essentielle n'a été aussi vive tant avec l'UNESCO ou l'OIT (Organisation Internationale du Travail), ou le Conseil de l'Europe qui ont produit une série de textes et directives touchant les droits linguistiques, culturels et territoriaux des groupes minorisés. L'ouvrage "Cultures de résistance, peuples et langues minorisés " entend interroger la façon dont les Etats traitent, au sein de leur territoire national, les langues et cultures minorisées, ainsi que les modes de résistance déployés par ces peuples pour défendre leurs droits, faire reconnaître leurs idiosyncrasies et accéder à la pleine citoyenneté. Trente chercheur.e.s issu.e.s d'une quinzaine de pays du monde et d'horizons disciplinaires différents éclairent le débat avec des réponses variées, oscillant entre prises de position politiques fortes illustrant un autre rapport au monde, récits de mobilisations et mouvements de protestation contre la domination ou les discriminations, panoramas historiques de luttes ou encore expérimentations éducatives, cinématographiques ou littéraires permettant de revitaliser langues et cultures.
La parution en 2001 du " Manifeste Agile " a consacré le déploiement des méthodes " agiles " dans le monde informatique. Mais exigeantes dans leur mise en oeuvre, ces méthodes recouvrent souvent dans les faits un ensemble de pratiques assez éloignées de leurs bases théoriques. Cet ouvrage est donc l'occasion de repréciser les fondements théoriques des méthodes agiles et de rendre compte des retours d'expérience en entreprise. II s'adresse à un public large. Les chercheurs y trouveront une revue de la littérature rassemblant les principaux travaux de recherche relatifs à ces méthodes. Les praticiens débutants y verront une présentation didactique des fondements de plusieurs méthodes agiles : Scrum, Extreme Programming et Développement Lean. Les praticiens confirmés pourront bénéficier de retours d'expériences inédits sur la mise en oeuvre des méthodes agiles dans des contextes d'entreprise spécifiques.
Que celui qui cherche des recettes, trucs et astuces pour devenir un bon leader passe son chemin. Pour James March, les problèmes auxquels le leader doit faire face sont les questions fondamentales de l'existence, et celles-ci sont mieux abordées dans les grandes œuvres de la littérature que dans les manuels de gestion. La lecture de Guerre et Paix et de Don Quichotte permet de développer une capacité d'appréciation critique qui complète les techniques apprises par ailleurs. March aborde les dilemmes moraux liés au pouvoir, les questions de l'équilibre entre la vie privée et les devoirs publics, entre l'habileté et l'innocence, entre la diversité et l'intégration, entre l'ambiguïté et la cohérence, entre l'expression de la sexualité et son contrôle. Il discute des moyens d'encourager l'exploration d'idées déviantes souvent mauvaises et presque toujours inefficaces à court terme, mais qui permettent à l'organisation de s'adapter à un environnement changeant et de surmonter les crises. Face à l'hostilité du monde et à l'insignifiance de leurs actions, les leaders que nous montre March ne sont pas mus par l'espoir de conséquences favorables et de récompenses mais par les plaisirs quotidiens de l'action qui leur permet de découvrir, d'affirmer et de faire partager une identité et une interprétation du monde enthousiasmantes.
Pellerin François ; Cahier Marie-Laure ; Grandjean
Comment travaillera-t-on dans l'usine du futur ? Quel sera le rôle des opérateurs de production ? Comment ceux-ci seront-ils formés pour maîtriser les nouvelles compétences requises ? Comment les usines adapteront-elles leur organisation ? A partir des témoignages d'une vingtaine de dirigeants et d'experts, cette note identife et analyse des pratiques inspirantes d'entreprises manufacturières de tailles variées en matière d'organisation du travail et de gestion des compétences. L'usine évolue vers une organisation apprenante, combinant développement de l'autonomie des opérateurs, rationalisation des processus (lean manufacturing) et intégration de technologies avancées. L'ouvrage propose un chemin de performance fondé sur l'humain. Il défend l'idée d'un "design du travail" qui prenne en compte l'opérateur comme client et acteur du processus de dé nition du travail, à l'heure où les technologies 4.0 pourraient au contraire réduire les marges de manoeuvre des travailleurs de l'usine. Cet ouvrage s'adresse aux dirigeants d'entreprises, aux directeurs industriels, DRH, ingénieurs de production, consultants, étudiants, acteurs publics désireux de comprendre et d'accompagner la montée en gamme des entreprises et soucieux du futur de l'industrie.