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Dix yuans un kilo de concombres
Levi Celia
TRISTRAM
9,95 €
Épuisé
EAN :9782367190792
Shanghai aujourd'hui. Des laissés-pour-compte du " miracle économique chinois " tentent de survivre dans leurs logements insalubres, en attendant d'être expulsés par les promoteurs. Parmi eux, Xiao Fei, un homme épris de savoir et de tradition vivant dans la nostalgie de la grandeur passée de sa famille. Des Chinois lettrés qui avaient déjà tout perdu, une première fois, au moment de la Révolution Culturelle. Stoïque en apparence, mais chaque jour plus humilié par la situation des siens, Xiao Fei se réfugie dans des rêveries plus vaines les unes que les autres. Se remettre à la calligraphie. Devenir l'un de ces " dissidents " dont raffolent les médias occidentaux. Connaître l'amour avec sa jeune cousine américaine, une fille d'expatriés revenue à Shanghai pour y apprendre le chinois. Pendant ce temps, la destruction fait rage autour d'eux. Leur misère s'accroît. Bientôt la solidarité entre voisins et parents ne suffira plus. Tout cède. Et le pire est encore à venir. Lors de sa première parution en 2014, Dix yuans un kilo de concombres, troisième roman de Celia Levi, a été sélectionné pour le Prix du Roman des étudiants France Culture / Télérama.
Les Insoumises est un «roman par lettres», entre deux jeunes filles exaltées et idéalistes, Renée et Louise, qui apprendront à leurs dépens qu'il est impossible de rêver dans la société actuelle.Dans sa forme, Les Insoumises se présente comme un équivalent moderne du roman épistolaire de Balzac, Mémoires de deux jeunes mariées, même si l'histoire rappellerait plutôt le roman d'apprentissage du 19e siècle.La correspondance commence avec le départ de Renée pour l'Italie, où celle-ci compte entreprendre des études de cinéma et surtout «devenir plus Italienne que les Italiennes». Au même moment, Louise, restée à Paris, commence à se radicaliser politiquement.Les lettres échangées au cours des trois années suivantes apparaissent tour à tour comme le journal passionné des jeunes filles - écrit sous l'emprise de la rêverie pour Renée, rédigé dans le feu de l'action pour Louise - et comme la critique mutuelle, sans concessions, des impasses symétriques dans lesquelles chacune s'engage et finira par se fourvoyer dramatiquement.Loin d'atténuer la virulence du propos, le naturel et le classicisme apparents de l'écriture de Celia Levi jettent une lumière crue sur l'époque et le destin de ces deux héroïnes d'aujourd'hui.Celia Levi, qui vit à Paris, a vingt-six ans. Les Insoumises est son premier roman.
SÉLECTIONNÉ POUR LE "PRIX MÉDICIS", LE "PRIX DÉCEMBRE" ET LE "PRIX DU ROMAN DES ÉTUDIANTS FRANCE CULTURE - TÉLÉRAMA""J'ai beaucoup aimé La Tannerie de Celia Levi. C'est très fort, très bien écrit. Elle est une héritière directe de Flaubert." (Marie Darrieussecq - FRANCE INTER)"Une bombe que cette satire de nos établissements artistiques et culturels à la mode. Noir et jubilatoire." (Fabienne Pascaud - TÉLÉRAMA)"Aussi discrète qu'engagée, Celia Levi poursuit avec La Tannerie sa peinture critique des nouveaux visages de l'exploitation contemporaine." (Véronique Rossignol - LIVRES HEBDO)"Tout, dans ce roman qui se dévore comme les meilleures séries télé, converge pour photographier notre siècle. Celia Levi dit les espoirs, les fantasmes et la détresse de toute une génération face au monde qui vient." (Grégoire Leménager - L'OBS)"Celia Levi signe un roman dont l'impeccable classicisme et le calme apparent dissimulent une colère brûlante." (Raphaëlle Leyris - LE MONDE)"Un bijou politique. Le roman d'une génération. La nôtre." (Jean-Nicolas Schoeser - CULTUROPOING)Jeanne, ses études terminées, a quitté sa Bretagne natale pour vivre à Paris. Elle a trouvé un emploi temporaire d'" accueillante " à la Tannerie, une nouvelle institution culturelle, installée dans une usine désaffectée de Pantin.D'abord déboussolée par le gigantisme et l'activité trépidante du lieu, timide et ignorante des codes de la jeunesse parisienne, elle prend peu à peu de l'assurance et se lie à quelques-uns de ses collègues, comme la délurée Marianne ou le charismatique Julien, responsable du service accueil.Elle les accompagne dans leurs déambulations nocturnes, participe à des fêtes. Leur groupe se mêle au mouvement Nuit debout. Ils se retrouvent dans des manifestations, parfois violentes - mais sans véritablement s'impliquer, en spectateurs.Bientôt, deux ans ont passé. Dans l'effervescence de la Tannerie, en pleine expansion, chacun tente de se placer pour obtenir enfin un vrai contrat ou décrocher une promotion. Jeanne va devoir saisir sa chance.La Tannerie - tel un microcosme de notre société - forme un monde à part entière, avec ses techniciens, ses employés de bureau, ses artistes. Mais derrière la bienveillance affichée et le progressisme des intentions, la précarité et la violence dominent.Avec ce roman, qui frappe autant par la finesse de ses descriptions que par sa force critique, Celia Levi fait le portrait d'une époque et d'une génération en proie aux ambitions factices et à l'imposture des discours.
Résumé : Shanghai aujourd'hui. Des laissés-pour-compte du "miracle économique chinois" tentent de survivre dans leurs logements insalubres, en attendant d'être expulsés par les promoteurs. Parmi eux, Xiao Fei, un homme épris de savoir et de tradition vivant dans la nostalgie de la grandeur passée de sa famille. Des Chinois lettrés qui avaient déjà tout perdu, une première fois, au moment de la Révolution Culturelle. Stoïque en apparence, mais chaque jour plus humilié par la situation des siens, Xiao Fei se réfugie dans des rêveries plus vaines les unes que les autres. Se remettre à la calligraphie. Devenir l'un de ces "dissidents" dont raffolent les médias occidentaux. Connaître l'amour avec leur jeune cousine américaine, une fille d'expatriés revenue à Shanghai pour y apprendre le chinois. Pendant ce temps, la destruction fait rage autour d'eux. Leur misère s'accroît. Bientôt la solidarité entre voisins et parents ne suffira plus. Tout cède. Et le pire est encore à venir. Dix yuans un kilo de concombres offre une description impitoyable de la Chine contemporaine. Mais c'est aussi par la puissance et la justesse des portraits de Xiao Fei, de ses soeurs et des autres personnages que ce roman marquera durablement l'esprit du lecteur.
L'intermittence sera-t-elle le lot de chacun dans la société qui s'annonce? Peintre par vocation, mais figurant sur les plateaux de télévision par nécessité, le jeune héros de ce roman est "intermittent du spectacle". Quand il n'est pas à la recherche des contrats qui lui permettront d'obtenir te statut tant convoité, il mène une autre quête, dans les quartiers de Paris ou l'intimité de l'appartement qu'il partage avec sa fantasque amie Pauline: celle de la sensation juste et d'un accès poétique au monde. Hélas, les contretemps des tournages, ajoutés aux délirantes complications administratives de "l'intermittence", compromettent sans cesse le fragile équilibre. Et le parcours de ce combattant inexpérimenté serait du plus haut comique, s'il ne le conduisait à vivre un enfer chaque jour plus absurde, où il a peu à gagner et presque tout à perdre. Celia Levi décrit avec une subtilité de touche - et un luxe de nuances - le basculement de cette situation ordinaire dans une sorte de "fantastique du quotidien", où se perçoivent les échos de quelques grands mythes littéraires. Dans Intermittences, elle prête à l'écriture du Journal que tient son héros, une année durant, la simplicité et la pureté classique du style qui ont déjà émerveillé les lecteurs de son premier roman, Les Insoumises.
De William Burroughs à Jean-Jacques Schuhl, de Joy Division à David Cronenberg, nombreux sont les lecteurs pour qui La Foire aux atrocités a été une révélation. Commencé à la fin des années 1960, complété et achevé dans les années 90, ce roman-laboratoire traverse tous les livres de l'auteur de Crash, Empire du Soleil, La Bonté des femmes et Super-Cannes - et les contient tous. Les stéréotypes nourrissant notre quotidien - la violence, la technologie, la culture de la célébrité qui envahissent désormais sans discrimination les musées, les médias et la rue -sont mis à nu dans ce texte prophétique avec une intensité poétique qui sidérera le lecteur contemporain. Chaque paragraphe de chaque chapitre " expose " une facette de la catastrophe invisible qui disloque notre monde. Les notes, échos ou commentaires par lesquels J.G. Ballard a actualisé son propos initial, font de La Foire aux atrocités un livre aujourd'hui sans équivalent. Au moment où la réalité semble avoir rejoint la fiction imaginée naguère par Ballard, où son influence se fait sentir dans tous les domaines de la création, la réédition de l'état final de ce work in progress à lectures multiples devrait en toute logique placer ce "classique moderne" à la place que lui reconnaît la critique anglo-saxonne : celle du plus grand auteur anglais de la fin du 20c' siècle.
Le nouveau roman de l'auteure de La Fracture, événement de la rentrée littéraire 2019 et sélectionné pour les prix Femina et Médicis étranger.Andrew, solitaire depuis l'enfance en raison de sa très petite taille, est un créateur de poupées reconnu. Il correspond avec une femme, également amatrice de poupées, Bramber Winters, qui réside et travaille au sein d'un établissement psychiatrique dans les Cornouailles.À l'origine de leur correspondance - suite à une petite annonce de Bramber un an plus tôt - il y a la curiosité pour la personnalité et l'?uvre d'Ewa Chaplin, une Polonaise célèbre pour ses poupées et, à un degré moindre, pour sa production littéraire. " Ewa Chaplin n'avait pas peur de fabriquer des poupées qui n'étaient pas réconfortantes. Apparemment elle savait que les poupées sont des personnes, exactement comme nous. "Quand Andrew décide de rendre visite à Bramber, sans la prévenir, il ne lui a pas encore fait part de son handicap. Il pressent qu'elle-même ne lui a peut-être pas tout dit sur sa situation...
Le 16 juillet 1994 dans la région de Manchester, Julie Rouane, dix-sept ans, prétexte un rendez-vous avec une copine pour s'absenter du domicile familial... et disparaît pendant plus de vingt ans.Longtemps après l'abandon de l'enquête par la police, faute d'indices concrets - Raymond Rouane, persuadé que sa fille est toujours vivante, continue à explorer seul toutes les pistes possibles. En vain. La mère de Julie et sa s?ur cadette, Selena, tentent elles aussi de faire front, chacune à leur manière.Puis un soir, Julie refait surface à l'improviste. Alors qu'on avait soupçonné que l'adolescente ait pu être enlevée et assassinée - un homme de la région ayant avoué plusieurs meurtres de femmes -, l'histoire que Julie raconte à Selena est tout à fait différente. Mais est-il possible de la croire ?Après La Course (Prix Millepages 2017), Nina Allan s'impose avec ce nouveau roman comme une virtuose du mystère, des zones d'ombre et des failles intimes. La Fracture est le cinquième livre qu'elle publie aux éditions Tristram.