Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Une reddition en Algérie 1845. La nuit en partage
Lévêque Jean
L'HARMATTAN
15,00 €
Épuisé
EAN :9782296079441
La reddition "sans coup férir" d'un lieutenant français face aux cavaliers d'Abd-El-Kader n'a aucune raison clairement identifiable. Il ne s'agit ici ni d'un mystère, ni d'un secret, mais d'une énigme qui interdit toute possibilité de déchiffrement. Une nuit, en 1845, un officier de l'armée française et l'Emir Abd-El-Kader décident de rompre ce pacte implicite qui régit les traditions guerrières: l'honneur commande l'affrontement. Or aucun coup de feu ne fut tiré, aucun mouvement offensif ne fut même amorcé, d'un côté comme de l'autre. Un silence et une immobilité qui suspendent les gestes attendus. Double apostasie: les ennemis, en cette étrange face-à-face, paraissent renier, au même moment, toutes leurs appartenances. J'ai seulement voulu retrouver ce moment qui, hors conventions, hors convictions, soulève l'énigme d'une reddition. Biographie de l'auteur Jean Lévêque est professeur de philosophie. Il a déjà publié plusieurs essais chez Osiris, ainsi que L'abécédaire de la philosophie chez Flammarion. Il a recherché plus particulièrement les relations qui peuvent exister entre l'ordre du récit et la formation des concepts. Sa connaissance de l'arabe lui a également permis de porter un autre regard sur les liens entre langue et politique.
Job sur son fumier ou en pleine dépression, c'est le drame de la souffrance. Lorsque Dieu se tait devant le malheur d'un innocent, le foi vacille et il devient facile de refuser ce Dieu incompréhensible et inhumain. Mais le livre de Job est un chemin de foi, car Dieu répond toujours, comme il a répondu à son Fils, dans la nuit de Pâques.
Seule la terre vieillira, quand nous vivrons ensemble. — Tu ne dis rien. — Ils sont beaux tes poèmes. — Je sais ce que tu penses… ce ne sont que des poèmes, tu les as écrits pour me séduire, pour me conquérir, me détruire et m'emporter avec toi. Mais nous voici revenus au seuil de l'histoire. Tu redeviens cette étrange silhouette que j'ai rencontrée un soir. Cette étrange silhouette, c'est la limite qu'on ne peut pas franchir et notre amour, c'est ce fascinant impossible. Nous nous sommes battus dans ce monde vécu de toutes nos contradictions. Ce que nous laissons, ce sont des traces qui n'intéresseront personne. Je vais mourir. Mourir c'est sortir des limites. Sois heureuse sans moi, c'est la dernière parole de tous les fusillés. Mais cette parole je ne pourrai jamais, non jamais la prononcer. Je te le dis, je te le dis mon amour, tu ne peux pas être heureuse sans moi, tu ne peux pas. Tout se tait, ce soir. Je pense à toi.
Dans la mesure où elle capte les résonances humaines d'un terroir, la sagesse est un produit spécifique qui ne peut ni s'exporter ni s'importer. Mais ce qui passionne les sages, en tout temps et sous tous les climats, c'est le comportement de l'homme et la mise en lumière des valeurs qui le font vibrer, choisir et agir. En ce domaine, les découvertes des sages, lorsqu'elles atteignent un certain degré de maturation et de formulation, peuvent partiellement se partager aux peuples voisins. Dans ce " Supplément ", Jean Lévêque, de l'Institut Catholique de Paris, nous fait découvrir et apprécier la sagesse égyptienne pour elle-même, selon ses propres lignes de force. Il valorise cependant, chemin faisant, les contacts qui, de fait, se sont produits avec la sagesse biblique.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.