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Pour en finir avec l'usine
Levaray Jean-Pierre
LIBERTAIRES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782919568703
J'ai fait mon temps à l'usine. Même pas parti dans un plan de restructuration, même pas eu le courage de démissionner. J'ai fait mes quarante-deux ans. Pas fier pour autant. On a tous cru que la boîte ne tiendrait pas des années et on annonce toujours sa fin prochaine. Et pourtant elle tourne toujours. Cahin-caha. Alors pour en finir avec elle, un état des lieux, des portraits de prolos, des luttes, des moments de déconne entre collègues pour tenir le coup. Pas de la nostalgie, juste des instantanés sur mes années, sur nos années d'usine. Inscrire tout cela noir sur blanc pour ne plus avoir à y revenir. "Je quitte 1'usine et ne me retourne pas. Pas par peur d'être transformé en statue de sel, mais parce que c'est devenu mon passé et que j'ai tant d'autres choses à faire".
2003 ! Une année quand même pas tout à fait ordinaire que cela. Avec une énorme mobilisation sociale au printemps. Pour défendre le système des retraites par répartition et s'opposer à la casse des services publics. Avec des manifs hardi tiens bon et des grèves comme s'il en pleuvait. Avec la défaite, au bout. Les poings serrés de rage. Le cœur submergé de révolte contre le gouvernement, le patronat, les directions syndicales... Mais une année comme toutes les autres, malgré tout ! Avec ce putain de quotidien. Au boulot ou ailleurs. Cette usure de tous les instants. Mais avec également quelques petits perce-neige têtus de résistances de tous ordres venant tarauder le grand manteau blanc de l'hiver salarial et jeter quelques traits de lumière dans la grande nuit de la marchandisation des choses de la vie. Jean-Pierre Levaray, ouvrier d'usine, nous conte tout cela via le journal qu'il a tenu cette année là. Toutes ces petites grandes choses et ces grandes petites choses qui émaillent chaque jour la vie du peuple travailleur. Et c'est peu dire que c'est poignant d'authenticité et de dignité. Car, sans cesse au carrefour de la révolte et de la résignation. A la frontière entre espérance et désespérance. Au cœur de la condition ouvrière tout simplement !
Résumé : Pendant dix ans (2005-2015), Jean-Pierre Levaray a animé la chronique "Je vous écris de l?usine" dans le mensuel CQFD. Il a raconté les heurs et malheurs de la classe ouvrière, les copains décédés, l?amiante, les accidents du travail et le procès AZF. Les luttes et les espoirs, les joies et les peines, les travers et la résignation, parfois. Ce recueil reprend l?intégralité de ses chroniques. Ode à l?écriture prolétarienne, à ceux qui vivent, à ceux qui luttent.
C'est bien au "chagrin" que vont encore les ouvriers, ces invisibles qui forment en France une classe fantôme plus que jamais méprisée par la sphère politico-médiatique, plus que jamais brimée par les puissances économiques et judiciaires. ceux, par exemple, qui triment pour la nocive industrie chimique dans des ateliers qui se délabrent sur des machines qui se détraquent, en attendant délocalisations et licenciements collectifs... Après Putain d'usine, Jean-Pierre Levaray nous invite à une nouvelle visite impromptue au coeur de l'une des mégamachines qui régentent et broient nos existences. Il nous écrit de l'usine où il gagne son pain depuis trente ans. Ces deux douzaines d'historiettes vécues exposent sans vains larmoiements l'angoisse et la douleur, le désarroi et la colère de salariés auxquels il ne restera bientôt que les yeux pour pleurer...
Résumé : En avril 1961, paraissait, aux Éditions de Minuit, " Les égorgeurs ". Ce livre, salué unanimement par la critique (Le Monde, le Canard Enchaîné, le Monde Libertaire...) fut saisi quelques jours après sa sortie. En ce temps là, il ne faisait pas bon dénoncer les soudards (engagés et appelés) de l'armée française qui torturaient, violaient, assassinaient, allégrement en Algérie ! En février 2006, soit après 45 ans de quasi silence, Benoist Rey retrouvait le chemin de l'écriture avec Les trous de mémoire. Avec toujours la même vigueur et le même sens de l'essentiel, il nous brossait un tableau à nul autre pareil de la vie politique et sociale en France de 1938 à 1972. L'emprise du Parti Communiste sur la classe ouvrière. Les horreurs qu'il sera amené à côtoyer en tant qu'appelé envoyé dans les commandos de choc, comme infirmier car ayant refusé de tirer. Le retour à Paris. La confrontation à la lâcheté de ceux qui savaient. Un engagement politique se construisant au fil de rencontres avec des Sartre, Simone de Beauvoir, Guy Debord, Félix Guattari, Michel Foucault... Mai 68. La reprise en main politique et syndicale de la révolte de la jeunesse... Avec Les trous de mémoire, suite, Benoist Rey poursuit son récit. Une arrivée toute de hasard en Ariège dans un hameau du bout du monde. La méfiance narquoise des " purs porcs " à l'encontre des " zippis " soixante-huitards. Même pas la moitié de trois sous et beaucoup d'huile de coude pour retaper des ruines. Y installer une auberge. Une salle de spectacle. Une imprimerie. Une piscine associative. Un voyage " pèlerinage " en Algérie, avec son fils. Retour en Ariège. Des rencontres innombrables. Avec des gens " ordinaires " tous plus truculents les uns que les autres. Avec des " personnalités " de toutes sortes, dont Olivenstein. L'accueil, en toute liberté, de toxicos qui durera plusieurs années jusqu'à un couteau sous la gorge. Cent mille et unes petites et grandes luttes de toutes sortes s'égrenant à la grande horloge de la vie... Dans ce livre, à travers l'histoire de sa vie, Benoist Rey nous raconte, en fait, l'histoire d'une génération qui n'a jamais renoncé à changer les choses et la vie. Mais, ce livre ne se résume pas à cela : écrit dans une langue simple, alerte, dense, dépouillée de toute fioriture et de tout artifice, c'est également un bonheur littéraire rare. De ceux qui restent dans la mémoire !
Depuis toujours, lEglise catholique prétend quelle est la gardienne de la morale et que Dieu lui a donné pour mission de combattre le mal sur terre. Pour ce quil en est de la morale, le rapport Sauvé sur la pédophilie dans lEglise vient de remettre à lheure des faits les pendules de cette prétention. Pour ce quil en est du mal, ce texte de Louis Dorlet, alias S. Vergine, paru en 1936 dans La Brochure mensuelle, est un rapport Sauvé avant lheure. Depuis toujours, en effet, lEglise, assoiffée de pouvoir, de richesse et de sang, quand elle ne maniait pas elle-même le sabre, déléguait aux pouvoirs et se partageait avec eux le marché de lexploitation et de loppression du peuple. Explosif !
Résumé : Le vécu et l'engagement des femmes qui s'expriment dans ce livre évitent les clichés car leur "féminisme" repose sur la conviction que la meilleure relation entre hommes et femmes ne peut se fonder que sur l'égalité et le respect mutuel. Il est en effet impossible pour ces femmes de dissocier les idées des pratiques qui donnent sens à leur vie dans une région élargie - le Moyen-Orient - qui s'avère d'une importance clé pour l'avenir proche. De leurs témoignages, il ressort que la domination que subissent les femmes dans le monde n'a pas son origine dans la ou les religions. Qu'il soit chrétien, juif musulman ou autre, le système de croyances religieuses cautionne cette domination et l'instrumentalise à des fins politiques. Certaines ambiguïtés doctrinales des textes "sacrés" permettent également d'avancer l'idée que les religions pourraient s'adapter aux changements des relations entre les sexes. Il suffit d'observer la géométrie variable de la domination masculine selon les conjonctures sociales et politiques pour comprendre que la religion ne fait que refléter des relations de pouvoir tout à la fois socio-économiques et sexuelles. Ce livre est une reconnaissance des femmes qui luttent dans des conditions qui dépassent largement en gravité celles des Européennes. Pourtant la lutte est la même et, malgré une liberté apparente en "Occident", on ne peut prétendre être en avance dans la marche vers l'égalité.
Raoul Vaneigem a été, de 1961 à 1970, une des figures de proue du mouvement situationniste. Auteur du monumental Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations publié chez Gallimard en 1967, c'était le maître à dire du tourbillon libertaire qui souffla sur la France lors d'un printemps trop bref. Nous ne voulons pas d'un monde où la garantie de ne pas mourir de faim s'échange contre le risque de mourir d'ennui, Faudra-t-il autant de sang pour attester que cent mille coups d'épingle tuent aussi sûrement que trois coups de massue, Où l'illusion d'un changement est dénoncée, le simple changement d'illusion devient insupportable, Ceux qui parlent de révolution et de lutte de classes sans se référer explicitement à la vie quotidienne, sans comprendre ce qu'il y a de subversif dans l'amour et de positif dans le refus des contraintes, ceux-là ont dans la bouche un cadavre, Le bon sens de la société de consommation a porté la vieille expression " voir les choses en face " à son aboutissement logique : ne voir en face de soi que des choses, L'espoir est la laisse de la soumission... toutes ces formules sont de lui. En 1970, pour n'avoir pas trouvé de réponse à la question Comment ce qu'il y avait de passionnant dans la conscience d'un projet commun a-t-il pu se transformer en un malaise d'être ensemble ? il décide de sauter le pas, Je préfère donc reprendre le pari que mon adhésion à VIS avait différé : me perdre absolument ou refaire absolument ma propre cohérence, et la refaire seul pour la refaire avec le plus grand nombre, et démissionne de l'Internationale Situationniste. La suite, cette brochure nous la raconte... et c'est peu dire que ça décoiffe !