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LA CONFECTION DES STATUTS DANS LES SOCIETES MEDITERRANEENNES DE LOCCIDENT XII X
LETT DIDIER
PUB SORBONNE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782859449964
Ce volume est le premier d'une série d'ouvrages portant sur "Statuts, écritures et pratiques sociales dans les sociétés de la Méditerranée occidentale à la fin du Moyen Age (XIIe-XVe siècle)", visant à étudier les statuts communaux dans une optique d'histoire sociale, non pas comme une source "normative" mais comme une source de la pratique, de leur matérialité et de leur forme d'écriture aux pratiques sociales en passant par les conditions de leur production et de conservation, leur inscription dans un paysage documentaire communal, leur structure et leur contenu. Cet ouvrage, plus spécifiquement, porte une réflexion sur la manière dont un statut est construit en s'intéressant aux "auteurs" de la norme, à la rhétorique et à l'écriture utilisées lors de sa confection dans le Midi de la France (Provence, Toulousain, Montpellier, Marseille) et dans l'Italie communale (Toscane, Marche d'Ancône) à la fois dans de grands organismes urbains (Sienne, Marseille, Toulouse, Montpellier) dans de plus modestes (Macerata, Cingoli) et dans de minuscules communautés rurales (Bédoin, Fiastra, Sefro) souvent longtemps délaissées par l'historiographique française et italienne. De nombreux individus ou groupes de personnes interviennent dans le processus d'élaboration des statuts, de celui ou de ceux qui décide(nt) à celui ou ceux qui met(tent) par écrit : statutarii, juris periti, doctores legum, notaires, notables de la communauté, etc. On cherche ici à mieux connaître leur formation, leur origine géographique, leur degré de participation à l'élaboration des corpus statutaires, leur rôle dans la validation, l'authentification, la conservation et la diffusion des statuts. Ces acteurs se différencient assez peu sur un plan sociologique car la très grande majorité d'entre eux appartient à la frange privilégiée de la population urbaine. En revanche, ils se distinguent par la place qu'ils occupent dans la chaîne de production du statut et leurs compétences. Cet ouvrage jette donc les bases pour élaborer une typologie et une sociologie des acteurs au sein du processus d'écriture des corpus statutaires. Ont collaboré à cet ouvrage : Francesca Bartolacci, Valeria Capelli, Pierre Chastang, Alessandro Dani, Florent Garnier, Andrea Giorgi, Maïté Lesné-Ferret, Didier Lett, François Otchakovsky-Laurens, Gabriel Poisson, Laure Verdon.
A Bologne, dans les registres de la justice pénale, entre 1343 et 1474, quatre-vingt-onze hommes sont accusés d'avoir abusé sexuellement de plus de cent trente enfants, garçons et filles. Ce livre analyse ces cas de pédocriminalité dans une optique de genre. Il dresse une sociologie des victimes puis des inculpés en s'attardant sur les sodomites, catégorie de pédocriminels en voie d'affirmation, s'intéresse ensuite à l'acte lui-même en intégrant l'extrême violence qui prend place avant le viol lui-même et les lourdes conséquences qui en découlent sur la victime, ses proches, la communauté, la morale, voire l'ensemble de la chrétienté, et enfin étudie les peines infligées aux coupables, de la difficile dénonciation du criminel à l'énonciation et à l'application de la sentence. En proposant une réflexion d'ensemble sur crimes, genre et châtiments, ce livre explore un sujet jamais traité auparavant par les médiévistes : le crime pédophile.
Résumé : De Mozart à Jean Gabin, en passant par Jules Verne, Franz Kafka ou encore François Truffaut... Découvrez les plus belles lettres de relations paternelles et filiales de personnages célèbres et anonymes. Didier Lett est agrégé d'Histoire et Professeur d'Histoire médiévale à l'Université Paris-Diderot (Paris VII). Il est spécialiste internationalement reconnu de l'histoire de l'enfance, de la famille, de la parenté et du genre. "Mots Intimes" est la nouvelle collection consacrée à l'art épistolaire et à l'amour des mots, publiée avec le concours du site deslettres.fr, et qui fait son entrée dans le catalogue des éditions Le Robert.
C'est une problématique essentielle pour l'étude historique de nos sociétés qui est interrogée ici : quels étaient la place et le statut des femmes et des hommes au Moyen Age ? Quel rôle et quelle image les uns et les autres avaient-ils dans la vie quotidienne, au sein de la famille, du couple, mais aussi dans les institutions, les jeux de l'argent et du pouvoir ? Cet ouvrage offre une vision nouvelle de l'être féminin et masculin médiéval : par-delà la domination de l'homme alors que s'impose la loi salique, l'affirmation de la masculinité de l'activité intellectuelle et où s'affirme comme valeur première de l'aristocratie la virilité, il met également en lumière la réalité des genres et la façon dont se construisent les identités sexuées en fonction de l'âge et des catégories sociales.
Au cours de l'été 1325, une commission d'enquête est envoyée par le pape Jean XXII dans cinq villes de la Marche d'Ancône. Pendant trois mois, elle recueille les témoignages d'hommes et de femmes sur les qualités extraordinaires et les miracles qu'aurait accomplis un ermite de Saint-Augustin, Nicolas de Tolentino (mort en 1305), en vue de sa canonisation. 371 dépositions ont été consignées dans un long procès-verbal dont nous avons conservé deux manuscrits. Cette "trace de l'histoire" est au centre de ce livre. L'objet n'est pas le saint, ni la sainteté, ni le culte, ni les croyances, mais une société produite par une source et par un historien. Afin de saisir cette réalité dynamique et mouvante, est adoptée ici une démarche pragmatique qui tente de concilier approche macro-historique et micro-historique. Elargissant d'abord la focale pour ne rien perdre du contexte de production, l'auteur montre comment on obtient une bulle autorisant l'ouverture d'un procès de canonisation et comment on fabrique un saint. Puis, se dirigeant progressivement vers la source, il s'interroge pour savoir comment elle a été produite et de quoi elle est composée. Enfin, la focale resserrée sur la seule réalité dont on dispose, il étudie minutieusement cette "société du procès" à partir de témoignages oraux consignés par écrit, en montrant comment les rapports sociaux s'inscrivent dans un espace donné et en dévoilant les procédés par lesquels s'exprime la domination sociale. Biographie de l'auteur Didier Lett est maître de conférences habilité en histoire médiévale à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Résumé : La différence sexuelle de l'homme et de la femme est-elle un fait physiologique ou un effet des normes sociales ? En 1990, dans Trouble dans le genre, Judith Butler soutient que la catégorie de " sexe " ne décrit pas la différence naturelle de l'homme et de la femme mais la produit, par la répétition des normes du genre que nos discours et nos pratiques sociales véhiculent sans cesse. Pour déconstruire ces catégories naturalisantes d'homme et de femme, Butler inscrit sa critique du sexisme dans une critique globale de l'hétéro-sexisme, c'est-à dire de l'injonction sociale à l'hétérosexualité obligatoire. Trouble dans la matière part du contexte polémique de la réception de Butler en France, dans les cercles où l'on reproche aux études de genre de semer le trouble dans la lutte des classes. L'ouvrage entreprend de mettre en lumière la dimension matérialiste de la thèse butlerienne de la construction discursive du sexe, mais aussi d'interroger, en retour, la fécondité de son analyse du pouvoir des mots pour la critique sociale d'inspiration marxiste. L'exploration de la postérité inédite de Marx qui se dessine entre Althusser et Foucault, au prisme de l'épistémologie de Canguilhem, fait de la construction du " sexe " le point de départ d'une réflexion générale sur la production de la réalité sociale par les discours qui la ressaisissent. L'ouvrage envisage ainsi de penser la matérialité discursive de l'existence sociale, c'est-à-dire la manière dont le discours, esquissant les contours des sujets et des objets qu'il nomme, les constitue socialement comme tels. Il vise, à partir du problème de la construction discursive du sexe, à proposer des éléments pour une épistémologie matérialiste qui considère le pouvoir du discours de produire et de transformer la réalité sociale, et non simplement de la décrire ou de la refléter.
Dans cette étude, De l'esprit des lois est abordé sous l'angle théorique d'une science nouvelle ayant pour objet les institutions humaines, puis sous l'angle politique d'un recensement des moyens disponibles pour freiner le passage au despotisme.