Un véritable tour de force savamment saupoudré d’humour, de sarcasme et d’autodérision ! Niveau contenu, on parle de quoi ? Eh bien ! comme notre chère Simone l’a théorisé pour les femmes, les hommes sont également biberonnés à une sociabilisation masculine complexe et multi-dimensionnelle… tout est affaire de construction sociale (et donc de déconstruction à venir). Il est précisé dans l’introduction que l’autrice est une femme trans, et son parcours rend son propos d’autant plus pertinent ! Une foule de sujets y sont très bien traités, passant par exemple d'un chapitre sur les « nouveaux pères » à un autre sur « les hommes entre eux ». Un must-read à mettre entre toutes les mains. Perrine
Pourquoi parler encore des mecs ? Quand tout se passe comme si les humains étaient hommes par défaut et femmes par exception, il semble qu'on n'en parle déjà que trop. A y regarder de plus près, cependant, on parle beaucoup d'hommes mais plus rarement des hommes. On parle d'individus en particulier, bien peu de la classe des hommes dans son ensemble. On parle des Grands Hommes, moins de tous ceux qui envoient des photos de leur pénis sur Internet. On parle plus des ministres que des violeurs (sauf quand il s'agit du même type). Alors, si nous retournons le regard féministe vers les hommes, que voyons-nous ? Soudain, on comprend comment les hommes sont construits et les histoires qu'on se raconte sur la " nature masculine " se révèlent mensongères. On voit que l'amour des hommes pour les femmes n'est pas un cadeau. On voit qu'en un sens les hommes préfèrent de toute façon les hommes, ce qui ne les empêche pas d'être homophobes. Je suis une femme blanche, trans et lesbienne et mon point de vue n'est pas moins neutre qu'un autre. Je vais recourir à des statistiques, des théories, des histoires, des dessins et des punchlines pour vous faire poser un nouveau regard sur vos pères, vos frères, vos compagnons, vos ex - et peut-être sur vous-même.
Yves Letourneur tient chronique du dernier épisode en date de cette tragédie sur la terre de la Palestine : "Gaza été 2014". En explorant tous les méandres de cet été meurtrier, ce recueil nous montre que le pire peut aussi faire poème en y trouvant les lueurs de son possible dépassement.
Résumé : " Que savons-nous ? " ou " Comment savons-nous ? ". Ces deux questions résument le problème auquel se heurtent les enseignants. Tous les programmes, les directives, les formations professionnelles... visent à apporter des réponses à la première question, celle qui se traduit dans l'affirmation de principe : ce que l'enfant doit apprendre. Or, ce que l'enfant comprend et apprend n'est pas fonction des progressions ou des didactiques mais essentiellement de la façon dont il apprend. Ce sont les réponses au " Comment l'enfant apprend " ? que les auteurs développent dans ce travail en interrogeant longuement Pierre Vayer en relation avec l'école élémentaire.
Au sommaire de ce numéro : Le Népad face à l'enjeu développementaliste d'un continent ; La compétitivité de l'environnement des affaires au Cameroun ; Le vote à distance des Camerounais ; Les grands projets de désalinisation des sols en Casamance ; L'unité africaine à l'épreuve ; Penser la parole politique en Afrique ; La palabre dans les sociétés africaines traditionnels ; Peut-on aujourd'hui ignorer l'Angola ?
Libérée, la sexualité des femmes d'aujourd'hui ? On serait tenté de croire que oui. Pourtant, plus de 50 % d'entre elles se disent insatisfaites, que ce soit à cause d'un manque de désir ou de difficultés à atteindre l'orgasme. Si tant de femmes ordinaires sont concernées, peut-être qu'elles n'ont rien d'anormal et que ce n'est pas à la pharmacie qu'il faut aller chercher la solution. Le remède dont elles ont besoin est plus certainement culturel, et passe par une réorientation de notre approche androcentrée du sexe et du plaisir.Tour à tour reportage, essai et recueil de réflexions à la première personne, cet ouvrage enquête sur les dernières découvertes scientifiques ayant trait à l'orgasme féminin. On y apprend ainsi qu'une chercheuse en psychologie clinique a recours à la méditation de pleine conscience pour traiter les troubles à caractère sexuel. On y découvre aussi diverses façons dont les femmes choisissent de redéfinir leur sexualité. Cette aventure aux confins de la jouissance nous emmène jusqu'au festival Burning Man, où l'orgasme féminin est donné à voir sur scène, ou encore dans le cabinet feutré d'une thérapeute qui propose de soigner les traumatismes liés au viol à l'aide de massages sensuels.Table des matières : RemerciementsPréface, par Maïa Mazaurette1. La peur du plaisirDans une culture obsédée par le sexe, tout le monde ne se sent pas nécessairement à l'aise.2. Une histoire de l'oubliComment des siècles d'ignorance vis-à-vis de l'anatomie féminine ravagent encore aujourd'hui la santé des femmes ? et comment l'une d'elles s'est rebiffée.3. Un point fixe dans un monde en mouvementQu'est-ce qu'un orgasme, après tout ? Tout dépend si vous posez la question à un scientifique, un poète ou un mystique.4. JouerTout ce que veulent les filles, c'est s'amuser. Elles ne font rien d'autre que s'amuser, et cela brouille les limites entre la thérapie, le porno, la santé, le mysticisme et la prostitution. Bienvenue dans ce monde à la fois sans gêne et sauvage, ce monde de l'underground sexuel féminin d'aujourd'hui.5. Le plaisir est-il nécessaire ?L'égalité sexuelle se limite-t-elle vraiment à l'égalité face à la jouissance ? Qu'est-ce qui se cache derrière ce droit au plaisir auquel nous aspirons ?Bibliographie.
Au début des années 1990, de jeunes féministes nord-américaines lançaient du fond de leurs tripes un cri de colère et de ralliement dans le milieu punk underground : " Revolution, Grrrl Style, Now ! " La culture riot grrrl ? littéralement, les " émeutières " ? était en train de naître. Des groupes comme Bikini Kill ou Bratmobile partaient à l'assaut de la production musicale, décidés à rendre " le punk plus féministe et le féminisme plus punk ". Leur offensive fut une secousse incroyablement positive pour toute une génération assommée par la culture mainstream. Car les riot grrrls ont été bien davantage qu'un simple courant musical : appliquant les principes du Do-It-Yourself, elles ont construit une véritable culture alternative, dont la force de frappe tient en une " proposition " que suivront des milliers de jeunes femmes : celle d'oser devenir qui elles sont et de résister corps et âme à la mort psychique dans une société capitaliste et patriarcale. Manon Labry retrace l'histoire de cette révolution politique et culturelle. Elle déploie une écriture punk bien frappée qui entremêle paroles de chansons, témoignages, réflexions personnelles, extraits de fanzines et illustrations pour faire la chronique d'une génération.
Le célèbre couple de sociologues de la bourgeoisie livre son autobiographie, des mémoires qui retracent près de six décennies d'une vie studieuse, amoureuse et engagée. L'un issu d'une famille ouvrière des Ardennes, l'autre fille d'un notable de Lozère, ils se rencontrent en 1965 à la bibliothèque de la faculté de Lille. Ils ne se quitteront plus. Etudes de sociologie, mariage précipité, séjour en coopération dans le Sahara marocain, rencontre avec Pierre Bourdieu, entrée au CNRS et puis, à la fin des années 1980, décision de prendre les nantis comme objet d'investigation, avec un premier livre écrit à quatre mains, Dans les beaux quartiers. On les suit dans leur découverte de cet autre monde social, du Jockey Club aux chasses à courre, en passant par l'Automobile Club de France et ses réceptions au champagne. On accède ainsi aux coulisses d'une recherche qui suppose souvent de déployer des trésors d'ingéniosité pour accéder aux enceintes feutrées de l'entre-soi où se côtoient les grandes familles. Ce récit agrémenté de nombreuses anecdotes peut se lire tout autant comme une introduction à leurs travaux que comme la traversée d'une époque par un duo singulier, témoin bicéphale des mutations de la société française et de ses élites sur un demi-siècle.
Depuis un siècle, des hommes font le choix de la vasectomie. Louée pour ses prétendues vertus rajeunissantes par des médecins, prônée comme réponse à la question sociale par des eugénistes et des néomalthusiens, adoptée comme méthode de contraception clandestine par des anarchistes, la stérilisation masculine fait parler d'elle en Europe dès les années 1920. Grâce à la simplicité de sa technique, elle est envisagée après la Seconde Guerre mondiale comme une solution face à la peur d'une explosion de la population mondiale. En France, elle demeure longtemps une pratique quasi exclusive des milieux liberty ires avant d'entrer enfin dans les cabinets médicaux. La contraception masculine, notamment la vasectomie, suscite un intérêt croissant. Elle interroge la relation des hommes à la virilité ainsi que le partage des responsabilités contraceptives. Mais au-delà des questions de genre, réintégrer la vasectomie dans l'histoire- et l'actualité de la contraception permet de décaler le regard sur les enjeux politiques de la procréation. Et de poser une question toute simple : alors les gars, quand est-ce que vous vous y mettez ?
Résumé : Ils sont tournés les uns vers les autres. Ils s'observent et s'écoutent. Ils s'échangent des idées, des armes, de l'argent ou des femmes. Dans cet univers clos réservé aux hommes, le pouvoir se relaie et se perpétue. Le boys club n'est pas une institution du passé. Il est bien vivant : Etat, Eglise, armée, université, fraternités, firmes... et la liste s'allonge. Des clubs privés londoniens à la Silicon Valley, Martine Delvaux met en lumière ces regroupements d'hommes qui ensemble se relaient le pouvoir et font en sorte de le conserver.
Jamais l'homme n'a été confronté à tant d'injonctions contradictoires : être viril et doux à la fois, prendre l'initiative de la séduction en restant respectueux, s'épanouir individuellement tout en sachant s'engager... Comment être un homme au xxie siècle ? Nous sommes toutes et tous constitués des polarités féminine et masculine. Comprendre cette réalité ouvre le champ à de multiples façons de vivre sa vie d'homme. Cela offre la clé vers un Masculin plus équilibré et conscient, qui n'est pas dans la confrontation avec le Féminin. Accueillir en soi ces deux polarités amène à une double réconciliation : d'abord avec soi-même, puis avec les autres. Fort de nombreux échanges et témoignages recueillis lors de sa pratique de thérapeute psychocorporel, mais aussi de son propre vécu, Didier de Buisseret nous invite à repenser l'approche du genre et de la sexualité, à retrouver l'équilibre originel Yin-Yang perdu par la stigmatisation de la société patriarcale.
Ces "boys club", ces meutes au sein desquelles les hommes doivent suivre le mouvement des leaders, quitte à cautionner les comportements sexistes et homophobes, au risque d'être viré du groupe ; ces amitiés où règne l'instinct de prédation ; ces relations qui ne laissent aucune place au partage de l'émotion ; bref : ces amitiés masculines toxiques, pour ses membres comme pour la société, l'auteur de ce livre les analyse et propose d'avoir le courage de s'en extraire, pour le bien de tout le monde. Un livre accessible et d'une importance capitale, truffé de références à la pop culture, qui fera écho en chaque homme s'étant déjà senti mal à l'aise au sein de son "groupe de potes".